Un prototype d'hydrolienne à Ouessant

vendredi 27 novembre 2009

Après avoir testé son premier prototype d'hydrolienne dans l'estuaire de l'Odet, la société quimpéroise Sabella pourrait construire un nouveau prototype de dix mètres de diamètre. Il pourrait être testé au large d'Ouessant (29) ou de Bréhat (22).


La seconde phase du projet prévoit l'implantation d'une ferme de démonstration de quatre hydroliennes. Sabella, associée à Veolia Environnement, Bureau Veritas, Ifremer et Direct Energie, a répondu à un appel à projets de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) pour concourir au fonds «démonstrateurs énergies renouvelables».

Pour rappel, une hydrolienne est une turbine sous-marine qui utilise l'énergie cinétique des courants marins, comme une éolienne utilise l'énergie cinétique de l'air.

La turbine de l'hydrolienne permet la transformation de l'énergie hydraulique en énergie mécanique, qui est alors transformée en énergie électrique par un alternateur.



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Vidéo : le financement des technologies propres au Canada

jeudi 26 novembre 2009

Comment passer la crise ? Plusieurs acteurs majeurs des technologies propres au Canada évoquent plusieurs pistes pour améliorer le financement de la recherche dans ce secteur majeur et crucial pour le XXIe siècle.



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Un véhicule solaire… spatial !

mercredi 25 novembre 2009


Le solaire a conquis des pans entiers de l’industrie, avec l’automobile (voir ce bolide capable d'atteindre 150km/h pendant une semaine non-stop en autonomie), l’agriculture (pour l’irrigation ou la couverture des toits des fermes), le bâtiment, évidemment… ne manquait donc plus qu’à cette énergie propre un petit tour dans l’espace, et c’est la Planetary Society qui pense en être capable d’ici 2010 (EcoGeek).


LE LightSail-1 serait équipé de « voiles » solaires en forme de triangle capable de l’alimenter en énergie. L’objectif est que ce type de vaisseau puisse effectuer de très longues distances dans l’espace en partant très doucement, pour atteindre lentement de grandes vitesses sans avoir besoin de carburant. Le directeur de l’entreprise pense ainsi pourvoir atteindre des vitesses de 160 000km/h. L’intérêt ? Pouvoir quitter le système solaire en 5 ans, contre 25 aujourd’hui !

LightSail-1 doit partir prochainement, en 2010, arrimé à une fusée lanceuse (pas encore déterminée), pour être mise en orbite à environ 800km de la Terre. La propulsion solaire serait alors testée avant d’entamer un périple plus long. En attendant et si tout se passe bien, LightSail-2 et 3 seront fabriquées. Le lancement de 2010 coûtera environ 1,5 millions d’euros, financés sur fonds privés.


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Faire de l’électricité à partir de bouse de vache

mardi 24 novembre 2009


Nous vous avions parlé récemment des 10 sources d’énergie renouvelable les plus insolites, on y trouvait notamment la graisse tirée des liposuccions ou encore les déchets toxiques. On peut désormais ajouter à ce palmarès la bouse de vache, dont les néerlandais viennent de faire la matière première d’une central électrique (Cleantechnica).


La centrale est évidemment placée dans une zone rurale d’élevage, pour ne pas avoir à transporter la bouse sur plusieurs centaines de kilomètres. A proximité, donc, un établissement agro-alimentaire géant dont une partie est consacrée aux produits laitiers. La bouse de ces caches, convertie en biogaz, pourra fournir le chauffage d’environ 1 100 foyers dans la régions, soit près de 4 000 personnes. La « mixture » sera faite de bouse et d’herbe.

C’est en tout cas une bonne nouvelle pour le secteur agricole qui trouve là un débouché intéressant et écologiquement propre : des fermiers américains avaient déjà loué leurs parcelles pour les éoliennes, ce qui contribue à rendre plus verte un secteur traditionnellement polluant.


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Une major indienne parie sur les biocarburants aux algues

lundi 23 novembre 2009


Et de cinq, annonce fièrement TreeHugger. L’Indian Oil Corporation est ainsi la 5e « major » du pétrole a se lancer dans l’exploitation du biocarburant algual (on en avait parlé à plusieurs reprises, notamment sur son prix en 2008 – 6€ le litre). L’entreprise indienne a signé un partenariat avec l’américain PetroAlgae pour mettre en œuvre une production industrielle de biocarburant.

La production se fera en Inde, et PetroAlgae doit aider l’Indian Oil à mettre sur pied dans un premier temps une usine pilote pour confirmer la viabilité de ce projet. L’avantage de ce biocarburant est qu’il est un parfait remplaçant des hydrocarbures traditionnels, c’est à dire qu’il ne nécessite pas de modification pour son stockage, son transport et sa combustion. On appelle ça un « drop-in ».


Les autres majors sur ce segment des biocarburants sont ExxonMobil, Shell, BP et Chevron, c’est à dire les plus grosses entreprises pétrolifères existantes. Un signe qui ne trompe pas !



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Les Etats-Unis consomment, enfin, moins d’eau

jeudi 19 novembre 2009

La problématique de l’eau est toujours d’actualité ! Cet « or bleu » dont nous avions parlé extensivement lors du 5e Forum mondial de l’eau à Istanbul, en mars 2009, revêt plusieurs facettes : source de risque en raison de la montée des eaux (New York engloutie ?), ressource à économiser grâce aux innovations technologiques, voire même matière à investissement si l’on en croit les chiffres de certains cabinets (pour chaque dollar investi dans les technologies de l’eau, c’est entre 3 et 34 dollars de retour !).

Nous avions également traité de l’empreinte eau, un concept intéressant qui permet de comparer l’utilisation d’eau de différents pays et/ou industries… et les américains étaient parmi les mauvais élèves des gaspilleurs d’eau.




Un rapport du Geological Survey précise cependant que les Etats-Unis consomment moins d’eau qu’il y a 30 ans, et ce malgré une croissance de la population de près de 30% sur la même période (Cleantechies). En 2 000 les Américains ont consommé près de 1 550 milliards de litres d’eau par jour (dont 49% pour la production d’électricité, 31% pour l’agriculture et 11% pour la consommation individuelle).


Cette consommation moindre résulte de l’utilisation de systèmes d’irrigation plus efficaces, et de l’arrivée de nouvelles technologies pour produire de l’électricité (solaire, éolien). Quelques précisions supplémentaires : les Etats les plus gourmands en eau sont, en bonne logique, les plus agricoles ou industrialisés comme la Californie, le Texas et l’Illinois. Le rapport complet est disponible à cette adresse.


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Transformez donc ces déserts en forêts !

mercredi 18 novembre 2009

Dans la série des projets fous, on avait déjà la mise en orbite de miroirs géants en guise de panneaux solaires ou la sulfurisation des nuages pour ralentir le réchauffement climatique. Cette fois-ci, c’est les déserts qui sont promis à une nouvelle expérience de géo-ingénieurie, cette technique qui utilise tout simplement la planète comme outil de changement du climat. C’est une étude conjointe de la NASA et de l’école de médecine Mount Sinai de New York qui veut convertir les sables du sahara en une forêt verdoyante (Guardian).


Leur article, paru dans le Journal of Climate Change, conclut que cette idée est probablement la « meilleur approche à court-terme capable de mettre sous contrôle comlet les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique qui en résulte ». Rien que ça ! En plantant des végétaux à croissance rapide, comme l’eucalyptus, irrigués grâce à un système de canaux d’eau de mer préalablement déssalinisée, c’est tout un écosystème qui serait recréé. Rapidement, cette verdure génèrerait ses propres nuages et pluies tout en absorbant le Co2 de la planète. Le prix ? Moins cher que l’ensemble des programmes prévus de capture et stockage du Co2 actuellement.
« Le coût est énorme, mais la portée du problème à traiter l’est aussi » assure l’un des directeurs de ce programme, le biologiste Leonard Ornstein. Le coût estimé à presque 2 billions de dollars (soit 2 000 milliards) par an paraît énorme, écrasant, même, mais c’est sans compter une comparaison avec le coût des technologies de capture et de stockage du Co2, qui sont selon Ornstein de 800 milliards par an… pour seulement 20% du Co2 de la planète.

Le plan de reboisement du Sahara comporte aussi des effets secondaires intéressants, comme la mise à disposition d’une nouvelle source de bois (qui éviterait donc la déforestation de l’Amazonie, par exemple), ainsi que de biocarburant, avec le bois mort, une technique dont nous avions parlé il y a peu.


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