L’Etat suit ses investissements “durables”

mercredi 10 septembre 2008

Cette année, pour la première fois, la Caisse des Dépôts intègre dans son rapport d’activités 2007 ses actions en matière de développement durable. Une démarche qui montre l’engagement grandissant de l’investisseur public dans ce domaine.

Pour la première fois cette année, le rapport d’activités de la Caisse des dépôts intègre la présentation des actions et objectifs du groupe en matière de développement durable. En effet, dans le cadre du plan stratégique "Elan 2020" lancé fin 2007, la Caisse s’est fixé quatre priorités, parmi lesquelles figure la protection de l’environnement. Le groupe oriente notamment ses recherches sur l’économie du carbone. Il a, par exemple, créé la « mission climat », composée d’une équipe d’experts, dont l’objectif est de faire émerger de nouveaux outils de lutte contre le changement climatique. Autre tâche, et non des moindres, assurée par la Caisse : la tenue du registre français des quotas de CO2 pour le compte de l’Etat. Et ce n’est pas tout, l’investisseur participe également au développement d’un marché de crédits carbone avec le lancement de « BlueNext », une bourse internationale de l’environnement et avec la création du « Fonds carbone européen », dédié au financement de projets favorables au transfert de technologies propres.


Le rapport souligne enfin l’implication de la Caisse dans le développement des énergies renouvelables. « Après 2 années d’incubation et d’exploration des filières d’énergies renouvelables, 2007 aura été l’année des premières opérations significatives et du positionnement comme investisseur actif dans le secteur ». En 2007, la Caisse a investi 29 millions d’euros dans la structuration de ces filières contre 13 millions en 2006. Elle ambitionne désormais de détenir 5% de la production française d’énergies renouvelables d’ici 2010 et 10% d’ici 2020.

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Le Canada lance politique de la biofibre forestière pour l'innovation et les énergies propres

lundi 8 septembre 2008

La biofibre forestière provient de la cime et des branches des arbres, dont le bois n'est pas commercialisable actuellement comme produits forestiers classiques, et d'arbres récupérés après avoir été endommagés par un incendie ou le vent.
Le gouvernement de l'Ontario s'est doté d'une nouvelle politique pour guider l'attribution et l'utilisation de cette ressource auparavant inutilisé.
La politique ontarienne de la biofibre forestière devrait soutenir la création et l'utilisation de technologies propres. Elle pourrait aussi aider à réduire l'attachement aux combustibles fossiles, alléger les dépenses énergétiques, grâce à la cogénération et à d'autres projets de nature bioénergétique, et fournir une source de matériaux renouvelables pour la fabrication de bioproduits.

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Précisions sur le plan de relance de l'électricité

samedi 6 septembre 2008

J'en parlais le 1er septembre, le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo a annoncé fin juillet un « plan de relance » du parc hydraulique français visant à augmenter celui-ci de 10% d’ici 2020. « Ce plan est la première étape de l’exercice de programmation énergétique pour 2020 découlant des conclusions du Grenelle Environnement. Il sera présenté (...) devant le Parlement avant la fin de cette année ».

La première grande mesure annoncée concerne le « renouvellement des concessions des 399 barrages les plus importants ». Le décret autorisant la mise en concurrence des concessions est signé. Mais Jean-Louis Borloo a aussi annoncé deux autres mesures : un « soutien massif de l'Etat aux investissements effectués dans les barrages » et « l'amélioration de la qualité des eaux, des fleuves et des rivières ».

On ne peut que se féliciter de la relance de la production d’énergie par hydroélectricité, car celle-ci comporte beaucoup d’avantages. Elle émet peu de CO2, sauf dans certains cas particuliers (les zones tropicales). C’est une production qui n’impacte pas la qualité de l’air (pas d’émission de SOx ou de NOx). Elle permet de stocker l’énergie et donc est bien complémentaire des énergies intermittentes comme l’éolien : alors que l’on ne peut décider le vent à souffler, on maîtrise davantage l’eau du barrage Il y a beaucoup d’autres avantages : longévité des constructions, efficacité de la production énergétique (environ 90% de l’énergie de l’eau est convertie en électricité), etc.

Comme toujours avec les technologies, même les plus propres, il y a des zones de risque ou des limites qu’il faut maîtriser : dans un communiqué, France Nature Environnement « juge les objectifs irréalistes » et dénonce une possible altération « à long terme » du « bon état écologique des milieux naturels aquatiques ». Je suis un peu moins sceptique : nous n’avons pas en France des ouvrages pharaoniques comme le barrage des Trois Gorges ! Bref, nous sommes quand même assez peu dans le cadre de nouveaux risques environnementaux : il s’agit d’ouvrages déjà existant. On peut cependant s’étonner du fait que toutes les initiatives en faveur d’un développement plus durable soient systématiquement contrées par la mise en avant des risques qu’elles comportent.

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Calculez la rentabilité de vos panneaux solaires !

mercredi 3 septembre 2008

On connaît tous la principale limite actuelle du solaire : son coût, à la fois en ce qui concerne l’économie réalisée en CO2 et mais aussi en termes d’investissement.

Cela ne durera pas, car les chercheurs avancent sur le sujet : utilisation de moins de silicium pour un coût inférieur ; utilisation de toits en acier ; imitation de la façon dont les plantes stockent l’énergie, etc. Il n’y a pas un mois sans qu’une avancée soit faite dans le domaine !

En attendant, rien ne nous empêche d’investir quand même. Pour ceux qui hésitent pour des raisons financières, le site internet energie-renouvelable.tv vient de mettre en ligne un « nouvel outil de calcul de rentabilité de panneaux solaires photovoltaïques ». Cet outil permet de calculer le délai de retour sur investissements de l’installation.


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Le nouvel âge d’or de la géothermie ?

mardi 2 septembre 2008

Selon le cabinet d’études Xerfi le marché de la géothermie et de l’aérothermie connaît actuellement un « nouvel âge d’or. » Deux projets ont été lancés début 2008 : « celui d’Aéroport de Paris pour chauffer les terminaux d’Orly (11 M€) et celui de Sucy-en-Brie qui permettra d’alimenter 550 logements. »
Moins connue que la geothermie, l'aérothermie permet d’exploiter les calories présentes dans l’air pour chauffer ou rafraîchir son habitation. Pour chauffer l’habitation, le système va puiser les calories dans l’air extérieur en faisant circuler un fluide frigorigène qui, en changeant d’état (gazeux ou liquide) va absorber puis restituer ces calories dans l’habitation.


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Quelques nouvelles des biocarburants

lundi 1 septembre 2008

On connaissait le carburant 100% bio, voici qu'on s'achemine vers un colza 100% essence : l’institut technique Césium met en place un outil, Bileo colza, qui permet à chaque agriculteur de connaître le rendement énergétique de ses parcelles de colza destinées à la production de biodiesel. Le logiciel calcule l’énergie renouvelable produite sur chaque parcelle et la compare à l’énergie fossile mobilisée pour la produire. Il calcule également les coûts énergétiques des étapes de culture.

Mais les cultures d'oléagineux ne sont plus la seule ressource pour les biocarburants : les « algues filamenteuses qui se regroupent en amas flottants à la surface des étangs » pourraient, selon des études réalisées au Canada, produire du biocarburant en grande quantité. L’avantage est que ces algues n’auraient « besoin que de carbone, de soleil et d'eau. » Le pas ultime sera toutefois franchi lorsqu'on arrivera à produire de l'énergie à partir de nos déchets ; or la société Lorrainergies annonce qu’elle commercialisera bientôt les huiles de friture usagées, collectées auprès d'une centaine de restaurants et de cantines de Metz et de Nancy. L’huile sera, une fois filtrée, commercialisée à l'étranger pour partir en Suisse, en Belgique et au Royaume-Uni et y être transformée en carburant automobile. Les créateurs de Lorrainergies se sont fixés comme objectif 50.000 litres par mois d'ici trois ans.


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Annonce d'une relance de la production hydroélectrique

Cet été, à l’occasion du 60ème anniversaire du barrage de Génissiat, premier barrage hydroélectrique construit en France, Jean-Louis Borloo a présenté « un grand plan de relance de la production hydroélectrique française ».
Le ministre a en effet annoncé avoir signé le décret organisant la mise en concurrence des concessions hydroélectriques. Dans le cadre des normes définies par le 'Grenelle de l'environnement', "nous devons passer à 23% d'énergie renouvelable", a rappelé le ministre de l'Ecologie. Jean-Louis Borloo a précisé les priorités inhérentes au développement de la filière. "C'est la fin de l'automaticité des concessions et la sécurité des installations est inscrite dans ce décret comme une exigence première et systémique qui s'applique indifféremment à tous les pétitionnaires", a-t-il expliqué. Ces concessions ne seront pas attribuées en fonction du plus bas prix "mais au mieux disant environnemental avec en outre une amélioration de 10% des performances énergétiques."

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