Obama, candidat des cleantech ?

vendredi 19 septembre 2008

Devenu le candidat démocrate officiel à la présidentielle américaine, Barack Obama a deux mois pour convaincre. Malgré d'ambitieux projets en matière d'économie, de politique étrangère, de santé et d'éducation, il risque d'être confronté à la dure réalité, notamment financière.
Le prochain locataire de la Maison Blanche héritera d'un déficit budgétaire de 500 milliards de dollars (340 milliards d'euros), qui va sérieusement entraver les nouveaux programmes de dépenses, mais il devra aussi faire face aux derniers soubresauts de la guerre en Irak et aux défis grandissants dans le domaine de l'énergie et de la santé.
Cependant, dans le domaine énergétique, Obama s'est engagé à investir 15 milliards de dollars (10 milliards d'euros) par an pendant une décennie pour développer les énergies renouvelables, les technologies propres et les voitures électriques. "En dix ans, nous mettrons fin à notre dépendance énergétique du Moyen-Orient ».

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Une introduction très pédagogique aux questions de l'énergie

jeudi 18 septembre 2008

Econologie.com diffuse « un excellent épisode du « Dessous des cartes » [émission d’Arte] pour remettre les points sur les i : perspectives énergétiques mondiales à l'horizon 2030 ». Le reportage est basé « sur des rapports de l'OCDE, de la Banque Mondiale, de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), et du DOE (Département Américain de l'énergie). » A retenir : les énergies renouvelables ne devraient pas changer la donne énergétique actuelle, les énergies fossiles ne devraient pas cesser de progresser. On y associera avec fruit la lecture du blog Aventure qui publie un article sur le potentiel de l’océan pour produire de l’énergie. Y sont répertoriées les différentes approchent permettant d’exploiter les énergies marines telles que l’énergie marémotrice, osmotique et thermique, et les courants marins.

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IKEA se met au cleantech

mercredi 17 septembre 2008

Le géant suèdois du meuble, Ikea, compte investir 50 millions d'euros pour enrichir son catalogue de produits écologiques, dont des panneaux solaires.
Ikea prévoit d'investir dans une dizaine d'entreprises d'ici à 5 ans. Celles-ci devront proposer des produits selon les normes Ikea : "A des prix vraiment bas, et ils doivent être de très bonne qualité. C'est la seule chose que nous demandons", explique Johann Stenebo, directeur d'Ikea Greentech au magazine Cleantech.
Ils concerneront 5 domaines : Panneaux solaires, sources alternatives de lumière, matériaux propres, efficacité énergétique, purification et économie d'eau.
Ikea est actuellement en discussion avec plusieurs entreprises susceptibles de répondre à ses exigences avant 5 ans.
Ikea vend déjà des maisons préfabriquées, et pourrait bien y intégrer directement ces nouveaux produits.

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Greenpeace s’intéresse aux efforts de Pékin pour améliorer l’environnement

mardi 16 septembre 2008

Pékin a fait des progrès significatifs dans l'amélioration de l'environnement par le biais de ses préparations pour les JO 2008, mais plus de mesures permanentes sont encore nécessaires pour assurer des améliorations à long terme, a annoncé fin juillet un responsable de Greenpeace.
"Nous sommes contents de voir que Beijing a amélioré ses infrastructures lors de ses préparatifs pour les JO", a indiqué le responsable en Chine de Greenpeace, Lo Sze Ping, lors d'une conférence de presse.
Greenpeace a fait savoir dans un rapport que Beijing avait pris des mesures pour améliorer l'environnement, telles que l'édification de cinq nouvelles lignes de métro, la modernisation des systèmes de chauffage domestique, l'amélioration du traitement de l'eau et la réduction de sa dépendance sur les combustibles fossiles et l'élévation de ses normes d'émission pour les nouveaux véhicules au niveau d'EURO IV, une des normes les plus strictes au monde.
"Tout cela a montré qu'il était possible d'obtenir des améliorations radicales avec suffisamment de détermination", a indiqué M. Lo Sze Ping.
Mais l’organisation a également indiqué que Beijing avait manqué l'opportunité des JO pour appliquer plus d'initiatives ambitieuses à travers la métropole.
Les mesures temporaires telles que la restriction sur la circulation des automobiles ou la fermeture d'usines n'aideront pas à améliorer la qualité d'air sur le long terme, a indiqué M. Lo Sze Ping, avertissant que les réglements laxistes sur la propriété automobile à Beijing continueraient de poser de grands défi pour l'environnement à l'issue des Jeux.
Parallèlement, les technologies propres utilisées dans les stades olympiques ne se sont pas étendues dans d'autres régions, selon le rapport.

Mais Beijing continuera à faire face aux défis environnementaux après les Jeux olympiques de Beijing et adoptera des mesures plus strictes pour lutter contre la pollution, a déclaré samedi un officiel chargé de la protection de l'environnement.
Du Shaozhong, directeur adjoint du Bureau municipal de la Protection de l'Environnement de Beijing, a déclaré lors d'une conférence de presse que les mesures temporaires visant à lutter contre la pollution devraient devenir permanentes après les JO.
La pollution était la principale inquiétude avant les JO. Afin d'améliorer la qualité de l'air, la capitale chinoise a mis en place plusieurs mesures temporaires. Elle a retiré des routes ses 3,3 millions de véhicules selon leurs plaques d'immatriculation, fermé des usines polluantes dans la ville et dans les provinces voisines, suspendu la plupart des projets de construction urbaine, et interdit les véhicules qui ne répondent pas aux normes en matière d'émissions.
Cependant, "notre bonheur et notre soulagement sont limités", a-t-il dit, ajoutant: "Bien que les JO se terminent bientôt, les problèmes environnementaux sont loin d'être résolus".
Les autorités municipales demanderont aux entreprises hautement polluantes de résoudre leurs problèmes de pollution avant de reprendre leurs opérations après les JO, selon Du.
"Si elles ne peuvent pas résoudre leurs problèmes de pollution, elles devront arrêter ou limiter leur production", a-t-il ajouté.

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Cleantech à la ferme

lundi 15 septembre 2008

Les éditions France Agricole diffusent un DVD intitulé : « 8 expériences de production de bioénergie à la ferme ». Grâce à huit témoignages d’agriculteurs ce dernier rend compte « de la diversité des solutions et fournit des informations pour mener à bien un projet de production de bioénergie à la ferme ».

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Le Japon mise sur les technologies propres pour doper ses exportations

samedi 13 septembre 2008

Fujio Mitarai est devenu le meilleur allié japonais d'Al Gore. Le président du Keidanren, syndicat patronal des entreprises japonaises, accole désormais l'objectif écologique aux visées industrielles de l'Archipel. A la veille du sommet du G8 de Toyako, dans l'île préservée d'Hokkaido, ce proche du premier ministre Yasuo Fukuda s'est même fendu d'une tribune dans Time intitulée «Comment refroidir la planète». Avec ce sous-titre: «Le Japon a la technologie et la volonté de diminuer ses émissions polluantes. Le monde doit en prendre note.»

Révolution? «Non, réalisme et opportunisme», reconnaît Masami Hasegawa, le monsieur environnement du Keidanren. Car l'équation est simple. Redevenue atone ou presque, avec 1% de croissance envisagée pour 2008 - contre 2,1% en 2007 -, l'économie nipponne, dont le marché intérieur est saturé et structurellement déprimé, doit doper ses exportations. Or l'une de ses forces, en ces temps de lutte contre le réchauffement climatique, est son avance en matière de technologies plus respectueuses de l'environnement.

Un grand virage, réduire le gaz carbonique

Les voitures hybrides japonaises sont parmi les plus performantes, grâce aux efforts conjoints des deux géants Toyota et Honda. La sidérurgie a elle aussi pris le grand virage vert: le conglomérat Nippon Steel, premier producteur d'acier japonais, a développé une technologie pionnière de nettoyage du charbon. Et des études, citées par Fujio Mitarai dans Time, montrent que si la production d'acier mondiale respectait les standards japonais, la réduction consécutive d'émissions de CO2 équivaudrait à la pollution atmosphérique annuelle générée par l'Archipel.

Le reste est affaire de statistiques. L'Asie orientale et l'Inde, poumons de la mondialisation, comptent parmi les régions les plus polluées du globe. D'où la vision d'un Japon essaimeur de technologies «vertes» à travers la région. Quitte à amorcer la pompe par des crédits publics.

Depuis 1999, les autorités de Tokyo ont accordé près de 7 milliards de dollars de prêts à la Chine pour financer des projets industriels «propres». Plusieurs déchetteries de métropoles chinoises sont gérées par des entreprises japonaises de recyclage. Le développement de la capacité nucléaire chinoise - qui sera multipliée par six d'ici à 2020 - voit aussi le Japon y prendre une large part. Le groupe Toshiba a signé pour quatre réacteurs de dernière génération sur le continent. A trois milliards de dollars l'unité.

Aider l'Asie

«Nous pouvons aider l'Asie à opter pour une économie faible en carbone», affirme Ichiro Kamoshita, le ministre nippon de l'Environnement. Soit un objectif politique majeur pour la deuxième puissance économique du monde, dont les relations avec l'Asie-Pacifique restent minées par le poids du passé.

Pays hôte du Protocole de Kyoto dont le remplacement, après son expiration en 2012, a fait l'objet d'âpres débats au dernier G8, le pays du Soleil-Levant mise aussi sur l'effet vitrine. Actuellement, le Japon est en tête des pays industrialisés pour ses efforts de réduction d'émissions, même s'il reste en retard sur les objectifs de Kyoto. Pour les respecter, l'archipel devra émettre en 2012 6% de carbone en moins qu'en 1990. Or il en émet aujourd'hui 7% de plus.

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La fondation Google investit 10 milliards de dollars dans la géothermie

vendredi 12 septembre 2008

Google.org, la Fondation philantropique de Google crée en janvier 2008, va investir plus de 10 millions de dollars dans la géothermie.
La finalité du projet d'investissement de Google.org est de trouver une énergie renouvelable "moins chère que le charbon".
Au-delà de la géothermie traditionnelle, la fondation Google veut investir dans un système géothermique stimulé (EGS) dont le principe est la reproduction du principe des sources d'eau chaude naturelles. Les roches des sous-sols sont transpercées afin d'y injecter de l'eau, pour provoquer la formation de nappes aquifères en profondeur. L'eau de ces nappes est alors extraite pour le chauffage, ou pour la transformer en électricité via une turbine.
Le projet baptisé "Renewable Energy Cheaper than Coal initiative" (énergie renouvelable moins cher que le charbon), financera deux entreprises et une université : 6,25 millions de dollars pour AltaRock Energy, 4 millions de dollars pour Potter Drilling, et 500 000 dollars au Southern Methodist University Geothermal Lab, qui travailleront au développement des technologies, à l'amélioration des performances de la géothermie, et à la réduction des coûts de forages.
Selon un rapport du Massachussetts Institute of Technology (MIT), la chaleur contenue dans le sous-sol des Etats-Unis, compris entre 3 et 10 kilomètres de profondeur, pourrait couvrir chaque année 2500 fois les besoins en énergie du pays.
Une perspective majeure, sachant que les centrales à charbon sont fortement émettrices de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

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