Après les éoliennes, les hydroliennes !

samedi 10 janvier 2009

Au moins, on ne pourra plus leur reprocher de gâcher le paysage ! Les éoliennes profitent de la force des vents, et sur le même principe, les hydroliennes vont se servir des courants marins, plus constants que les vents, pour faire tourner des turbines qui pourront produire de l’électricité.
C’est en Bretagne que cette nouvelle forme d’énergie renouvelable sera expérimentée. Après une première centrale houlomotrice au Croisic, c’est près des Côtes d’Armor que sera installé le premier parc d’hydroliennes. L’avantage par rapport à l’énergie éolienne, c’est la prédictibilité de l’énergie produite. Les courants marins évoluent peu, et l’installation de parc peut ainsi être optimisée, rassurant producteurs et surtout investisseurs quant au rendement attendu.
EDF n’a pas attendu et s’est donc lancé sur un premier parc de 4 à 10 hydroliennes, et ce malgré les coûts d’installation supposés élevés : l’ingénieurie sous-marine est évidemment plus complexe que celle à l’air libre. Ce premier parc, dont les turbines feront 10m de diamètre, devrait produire de 2 à 4 mégawatts. Le coût estimé de l’opération est d’environ 25 millions d’euros.
La zone choisie, celle de Paimpol-Bréhat, connaît une grande intensité de courants marins, mais elle n’est pas seule, d’où l’émergence d’une « Initiative Partenariale pour l’émergence des énergies marines » à Brest. « Energies marines », moi, ça me fait rêver…

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« 5 millions d’emplois verts aux Etats-Unis », doit-on y croire ?

vendredi 9 janvier 2009

Barack Obama en avait fait un axe de son programme : les Etats-Unis et le gouvernement fédéral allait se mettre pour de bon au « green business ». A l’opposé du candidat républicain qui préconisait de forer à tout-va dans le Grand Nord pour y puiser les dernières gouttes de pétrole, le démocrate nouvellement élu a promis de faire la maximum pour changer la politique énergétique des Etats-Unis. Un changement dans lequel il souhaite investir 150 milliards de dollars.
Les principales mesures annoncées sont les suivantes :
« Le futur président s’est engagé à porter la part des énergies renouvelables à 10% du total des ressources d’ici la fin de son premier mandat, en 2012, et veut « économiser en 10 ans autant de pétrole qu’on en importe aujourd’hui du Moyen Orient et du Vénézuela. »
De plus :
« Il préfère encourager le développement de l’éolien, du solaire et du géothermique, en particulier grâce à l’extension pour cinq ans du « Production tax credit », un crédit d’impôt indexé sur l’inflation pendant les 10 premières années de fonctionnement d’un parc d’éoliennes. »
Enfin :
« Le Sénateur de l’Illinois s’est engagé à réduire la part du charbon dans l’électricité, dont 10% de la production devra provenir d’énergies renouvelables d’ici 2012 et 25% d’ici 2025. »
Ceci dit, vu la crise économique, cela ne sera peut-être pas la priorité des démocrates. De manière d’ailleurs assez étonnante, les élus démocrates ont ces derniers temps voulu soutenir coûte que coûte l’industrie automobile américaine, plus connue pour la production de pick-up énergivores que pour sa capacité à innover dans l’électrique, par exemple. A l’inverse, les républicains, très liés à l’industrie pétrolière, se sont prononcés contre le sauvetage des « Big Three », les trois principaux constructeurs automobiles de Detroit.
Alors que croire au final ? La crise et ses effets dévastateurs sur les emplois traditionnels va-t-elle contraindre Obama a délaisser pour un temps le green business ? Je suis assez sceptique, pour tout vous dire. Je vois mal comment les Etats-Unis lâcheraient une industrie qui a été la colonne vertébrale de son économie pendant si longtemps !

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Moscou en retard d’une technologie sur le traitement des déchetsMoscou en retard d’une technologie sur le traitement des déchets

jeudi 8 janvier 2009

Une nouvelle entendue sur Radio France International au sujet de la capitale russe qui croule sous les ordures ménagères. Moscou « produit » environ 5 millions de tonnes de déchets ménagers par an, soit 5 fois plus qu’à Paris pour une population moindre de 2-3 millions d’habitants.
Les raisons de ces problèmes ? Aucune politique pédagogique en faveur du tri sélectif, inexistant en Russie, et le manque d’infrastructure de retraitement ou de recyclage des déchets. Les russes incinèrent systématiquement leurs déchets, les marchés étant verrouillés par les oligarques locaux. Mais la population commence à s’inquiéter, comme le rapporte le correspondant local de Greenpeace. L’écologie et le concept de « technologies propres » finiront bien par percer dans un pays qui ne compte plus ses catastrophes écologiques : déboisement en Sibérie, accidents nucléaires, pollution des sols, assèchement des mers…
Le problème des ordures est tel que selon le préposé de la ville au déchets, Moscou pourrait connaître la même situation que Naples d’ici un an ou deux.
Avec l’argent du gaz et du pétrole, la Russie a pourtant les moyens de changer radicalement sa politique de gestion des déchets.
Quelqu’un se dévouera t-il pour aller leur porter la bonne parole ?

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Les start-up cleantech américaines au cœur de la crise économique

mercredi 7 janvier 2009

Les perspectives de croissance pour les « jeunes pousses » américaines spécialisées dans les technologies propres ne sont pas bonnes. Si l’intérêt porté à ces technologies ne devrait pas se démentir sur le long terme (prévision de la fin du pétrole, nécessité de préserver la planète, et intérêt économique évident), à court terme, la crise financière devenue économique devrait peser sur leur développement.
Aux Etats-Unis, d’après le journal The Economist, le financement de projets estampillés « CleanTech » a chuté de presque 25% au troisième trimestre, à 18 milliards de dollars tout de même. Et la tendance ne devrait pas s’inverser avant 2009. Les entreprises auront également plus de mal à trouver les financements adéquats en raison du resserrement du crédit.
Les grand énergéticiens américains, qui eux aussi « passent au vert », ralentissent voire annulent leur programmes. Quel dommage quand on sait l’influence qu’on ces grands acteurs sur l’ensemble du marché de l’énergie ! Enfin, ce n’est « que » partie remise pour de meilleurs jours. Ces coupes dans les programmes concernent l’ensemble des énergies nouvelles : l’éolien en Floride, le solaire en Caroline du Nord, et le plus grand producteur américain d’ethanol, VeraSun Energy, s’est placé sous la protection du célèbre « chapitre 11 », celui des mises en faillites. Plus près de chez nous le crise se fait sentir également, avec une baisse des prix des permis-carbones, de 30€ en juillet à 20€ en décembre.
Cela dit, il faut rester optimiste ! Les problématiques liées au développement durable et aux énergies renouvelables ou propres passeront la crise, il s’agit donc plutôt d’une pause que d’un arrêt des programmes. La planète a besoin d’énergie, et les hydrocarbures ne pourront pas soutenir notre demande croissante avec des ressources en baisse, ou de plus en plus compliquées à extraire.
Cependant, certains chiffres rassurent : Energies Nouvelles, filiale d’EDF, a réussi à lever plus de 700 millions de dollars, et les carnets de commande des fournisseurs de turbines d’éoliennes ou de panneaux solaires sont assez plein pour maintenir l’activité malgré la crise.
Enfin vivement qu’on en voit le bout et que l’on puisse non seulement maintenir l’activité, mais la développer, avec à la clé des « emplois verts ».

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« Fer le propre, ça ne coûte pas grand chose ! »

mardi 6 janvier 2009

En voilà une très bonne idée ! Pour un peu, ce serait presque la pierre philosophale des cleantech, ou comment faire du propre à partir du sale. C’est un article de The Economist qui nous raconte comment une équipe de recherche sino-américaine a réussi à utiliser la ferraille, celle qui finit dans les décharges ou dans la nature et dont on ne sait jamais quoi faire, pour dépolluer l’eau usée émanant des industries les plus lourdes (pharmacie, pétrochimie, textile).
C’est un enjeu majeur pour nos sociétés qui consomment de l’eau en quantité, à titre d’exemple, il faut environ un litre d’eau pour produire une calorie d’aliment, et chaque américain consomme en moyenne 600 litres d’eau par jour.
La technique imaginée par Wei-Xian Zhang, de l’Université Lehigh en Pennsylvanie, et Luming Ma de la Tongji University à Shanghai, est simple à comprendre en plus d’être « propre ». On utilisait déjà de la poudre de fer pour retraiter les eaux industrielles. Mais personne n’avait songé à utiliser de la ferraille en quantité pour procéder à la dépollution de ces eaux. Au lieu de faire circuler l’eau usée dans une série de réservoirs contenant des agents chimiques dépolluants, l’idée est de faire passer les eaux usées à travers la ferraille. Les agents chimiques des eaux usées sont alors attirés par le fer, échangent des électrons qui rendent ces mêmes agents dégradables (le fer s’oxyde à ce moment-là), donc nettoyables plus facilement.
L’avantage de cette technique réside évidemment dans son coût : la ferraille ne coûte presque rien, et on la trouve en quantité dans les pays en développement. En Chine par exemple, le kilo de ferraille coûte 0,2 dollars, contre plus de 100 dollars pour un kilo de nano-particules de fer. Le calcul est vite fait ! La ferraille peut être utilisée 2 ans avant de perdre ses qualités, mais peut également être amélioré par un traitement au chlorure de cuivre, qui rend le prix du fer à peine plus cher de 0,05 dollars par kilo.
Les résultats sont épatants, avec un taux de dégradation du nitrogène de 13 à 85%, de 44% à 64% pour le phosphore et de 52% à 80% pour les colorants et teintures. Une première unité de retraitement expérimentale traite déjà 60 000 mètres cubes d’eau à Shanghaï, une ville où les industries polluantes sont légion. Plusieurs municipalités chinoises ont donc invité les Dr. Wang et Ma à venir concevoir d’autres unités de ce type.
Une très belle idée, particulièrement pour les pays en développement, peut-être pourrait-on également y songer en Europe ?

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Espagne : le culte du Soleil

lundi 5 janvier 2009

Une vidéo impressionnante sur une réalisation totémique et quasi-mystique pour capter l’énergie solaire !

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Une idée en l’air : capter les vents d’altitudes

vendredi 2 janvier 2009



Les chiffres sont formels : la puissance totale des vents sur Terre représente près de 200 fois notre consommation totale d’énergie. Ça y est, on peut se reprendre à rêver d’une planète recouverte de cerfs-volants géants captant l’énergie des vents. Magenn a en effet développé le système MARS (magenn air rotor system), qui est une turbine flottant à 1000 pieds, et se tournant pour faire face au vent. Quelques images pour vous convaincre s’il le fallait du côté absolument merveilleux des technologies propres...

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