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L’ADEME sélectionne le projet d’EDF et d’Alstom de démonstrateur de recherche de captage de CO2 sur la centrale thermique du Havre

mardi 8 juin 2010

Le groupe EDF est engagé, en partenariat avec Alstom et avec la participation de Veolia Environnement, dans la réalisation d’un démonstrateur de recherche de captage de CO2 sur l’unité n°4 de la centrale de production d’électricité au charbon EDF du Havre (Haute- Normandie).

La technologie, proposée par Alstom et retenue par EDF, est celle du « captage postcombustion aux amines ». Elle sera testée sur le CO2 présent dans les fumées issues de la combustion du charbon de la centrale thermique du Havre. Les amines constituent la base du réactif utilisé pour extraire le CO2 des fumées. Des technologies « par lavage aux amines » sont couramment utilisées dans le secteur de la purification du gaz naturel. La technologie qui sera testée au Havre a été spécialement développée par The Dow Chemical Company, en partenariat avec Alstom, pour une nouvelle application dans le secteur de la production d’électricité.


Ce démonstrateur de recherche aura pour objectif de réduire la consommation d’énergie et d’amines de l’installation. Il permettra aussi de vérifier les performances de cette technologie en milieu industriel et d’analyser sa flexibilité en exploitation. Veolia Environnement interviendra sur le traitement des effluents du démonstrateur et sur la valorisation du CO2 recueilli, apportant ainsi son expertise environnementale. Ce projet se déroulera sur la période 2010-2013 en trois phases : étude, construction et exploitation. D’un montant de 22 millions d’euros, il a obtenu un financement de 25 % du Fonds Démonstrateur coordonné par l’ADEME.

Le démonstrateur de recherche du Havre constitue une étape indispensable pour le développement de solutions industrielles performantes pour le captage et le stockage du CO2.

Source : http://www.universalpressagency.com


TechnoPropres

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Une importante centrale solaire en projet en Lorraine

mardi 30 mars 2010



Une centrale solaire qui sera "la plus grosse en France, voire dans le monde", doit être construite à Toul-Rosières (Meurthe-et-Moselle) pour une mise en service à partir de 2012, a-t-on appris mardi auprès d'un porte-parole de EDF - Energies nouvelles (EDF-EN).
"L'investissement sera d'environ 430 millions d'euros pour un parc de 415 hectares", a précisé à l'AFP Jean-Marc Dall'Aglio, chargé de mission auprès du président d'EDF-EN. Le site, une ancienne base aérienne de l'Otan désaffectée depuis 2004, deviendra un champ de panneaux voltaïques au terme d'un chantier qui devrait employer près de 150 personnes, a indiqué EDF-EN.

La mise en service devrait être effective en deux temps, en 2012 puis 2013, sous réserve de l'obtention d'autorisations administratives, et notamment du permis de construire, a expliqué le porte-parole. "Il y a deux zones sur l'ancienne base, l'une avec peu de bâtiments et l'autre avec une centaine de constructions que nous devrons désamianter", a-t-il poursuivi.




A terme, l'énergie produite qui sera de 143 mégawatts, soit l'équivalent de la consommation d'une ville de 62.000 habitants, sera revendue à EDF. La centrale solaire devrait employer une quinzaine de personnes. "Avec les nouveaux tarifs définis par le gouvernement, le manque d'ensoleillement en Meurthe-et-Moselle ne devrait pas poser de souci important, puisque le département bénéficie d'un bonus de 18% par rapport au département de base", a souligné le porte-parole de EDF-EN.

L'entreprise, qui qualifie le projet comme "l'un des plus importants, dans le solaire, depuis dix ans", observe que "les sites ne sont pas si nombreux que cela". "Nous cherchons tout le temps, partout. À Toul-Rosières, l'avantage, c'est que le site est disponible immédiatement", a expliqué Jean-Marc Dall'Aglio.

EDF-EN louera le terrain à l'Etat, propriétaire, dans le cadre d'un bail emphytéotique de 22 ans, pour un loyer annuel d'environ un million d'euros. "Les retombées pour les collectivités locales doivent être d'environ 1,3 million d'euros par an", a affirmé le porte-parole.

Source :AFP


TechnoPropres

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Le Maroc mise sur le stockage d'énergie sous forme d'eau pour produire son électricité

lundi 18 janvier 2010



A 200 kilomètres à l'est de Casablanca, au pied de l'Atlas, juste au-dessus de la bourgade d'Afourer, un dispositif hydraulique digne des Shadoks strie la montagne d'un filet clair. Deux réservoirs d'eau de 1,3 million de m3 sont reliés par un "pipeline". Entre les deux bassins, deux unités de production hydroélectrique forment le coeur du système. A certains moments, l'eau descend ; à d'autres, elle monte.

Baptisé station de turbinage et pompage (STEP), ce système permet au Maroc de lisser les variations de production de l'éolien et du solaire et de répondre rapidement aux éventuelles pointes de consommation.

Moins médiatisée que l'éolien et le solaire, l'énergie hydroélectrique se trouve pourtant une place de choix dans le développement des énergies renouvelables. Avec des dispositifs qui se démarquent des barrages classiques. Une STEP fonctionne autour d'un aller-retour. Lorsque le réseau a besoin d'électricité, l'eau est libérée du réservoir haut et dévale dans les tuyaux pour alimenter les turbines des unités de production électrique.


La STEP d'Afourer peut ainsi produire 460 mégawatts (MW), soit l'équivalent d'une centrale à charbon. L'eau déversée dans le bassin inférieur est repompée vers le lac supérieur lorsque le besoin d'électricité, et son prix, sont moindres. En général, la nuit. Au total, le rendement d'une STEP - entre l'énergie produite et celle qui est consommée - est de l'ordre de 70 % à 80 %.

La STEP d'Afourer, commandée au français Alstom, a été mise en place fin 2004. Abdellah Moati, le directeur de la production de l'Office national de l'électricité (ONE), souligne la gestion délicate de la demande en électricité de son pays et le nécessaire stockage d'énergie. "Les centrales thermiques classiques, au charbon, qui fournissent une très grande part de l'électricité du pays, fonctionnent de manière optimale lorsqu'elles sont à plein rendement, note-t-il. Le surplus de leur énergie peut être stocké et restitué par la STEP. Par ailleurs, en cas de pointe de la consommation, l'accroissement de la production d'électricité par des centrales à turbines à gaz représentant un coût élevé, il est plus rentable d'utiliser la STEP.."

L'équation économique de la STEP d'Afourer est améliorée par le fait que le pompage de l'eau vers le lac supérieur, pendant la nuit, se fait avec de l'électricité importée à coût très compétitif d'Espagne.

Mais l'objectif de l'ONE est aussi la composition avec la STEP d'un portefeuille d'énergies équilibré. Le Maroc affiche l'objectif de produire en 2020 près de 20 % de son électricité grâce aux énergies renouvelables, explique Saïd Mouline, directeur général du Centre développement des énergies renouvelables. Or "l'association de la STEP et des énergies renouvelables offre plus de stabilité dans l'alimentation du réseau", note Adbdellah Saphar, qui supervise pour l'ONE l'exploitation des énergies renouvelables dans le sud du Maroc.

Les STEP peuvent être déclenchées très rapidement, en quelques minutes. Et contrairement à l'hydroélectricité classique, où l'eau n'est pas récupérée, elles sont relativement protégées des risques de sécheresse, même si l'apparition de boues, due à l'assèchement des cours d'eau qui approvisionnent le bassin, peut parfois poser un problème.

"Il y a un regain d'intérêt pour toutes les formes de stockage d'énergie et la STEP répond bien à ce besoin de stockage massif", analyse Cédric Philibert, expert au sein du département des énergies renouvelables de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). L'eau offre un stockage d'énergie plus facile et plus long que les sels fondus ou l'hydrogène. Selon les estimations de l'AIE, près de 100 GW de STEP sont installées ou en cours de création dans le monde, et il existerait un potentiel pour multiplier par dix cette capacité.

La France figure parmi les pays déjà conquis : dans l'Isère par exemple, EDF a associé une STEP au barrage de Grand'Maison. De l'autre côté de l'Atlantique, Steven Chu, le secrétaire à l'énergie de l'administration Obama, aime lui aussi souligner le rôle essentiel que peuvent jouer les systèmes de pompage-turbinage pour le stockage de l'énergie.

Des projets à plus long terme envisagent la création de systèmes reliant des bassins de pompage terrestres, ou des atolls artificiels surélevés, et la mer. Au Maroc, convaincu des avantages de la STEP, l'ONE se prépare à en construire une deuxième près d'Agadir et une troisième au nord du pays.

Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/02/le-maroc-mise-sur-le-stockage-d-energie-sous-forme-d-eau-pour-produire-son-electricite_1286705_3244.html


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EDF reconnait l'impact environnemental de ses barrages

jeudi 4 juin 2009

EDF a décidé de mettre un terme à dix ans de procédures engagées à son encontre, par la Fédération de la pêche en Corrèze, en reconnaissant l'impact de ces barrages sur la Dordogne sur la vie des poissons résidents (enviro2b).

Selon l'information révélée par Les Echos, EDF a décidé de verser 180.000 euros à deux associations pour la réalisation de travaux nécessaires à la reproduction des poissons sur la Dordogne, en aval du barrage hydroélectrique du sablier à Argentat en Corrèze. Cette décision met donc un terme au conflit qui opposait depuis une dizaine d'années l'électricien français et la Fédération de la pêche en Corrèze.

Ainsi, grâce à la conclusion de cette transaction, le parquet de Tulleva va désormais clore l'information judiciaire ouverte suite à la découverte de nombreuses frayères asséchées. EDF reconnait en effet l'impact environnemental des barrages de la Dordogne sur la reproduction des espèces résidentes.

"L'effet chasse d'eau des barrages piégeait les poissons mais aussi la faune. Des PV et des constatations avaient été faits. Désormais, nous allons utiliser cet argent pour recreuser certains bras, ce que nous avions déjà anticipé", a indiqué le président de la Fédération de pêche de la Corrèze, Jean-Claude Priolet.

L'accord engage également EDF "à limiter les débits maximum et minimum pour ne pas dénoyer des zones sensibles", ajoute Roland Decoux, le directeur Eau Environnement d'EDF dans les colonnes du quotidien.

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So Watt : que la lumière soit (visible) !

dimanche 11 janvier 2009

Une très belle exposition que nous vous recommandons, celle de la Fondation EDF consacrée au design dans l’électricité. L’exposition « So Watt », présentée à l’automne 2007 à l’espace Electra à Paris, poursuit son tour de France, et s’arrête en ce moment à St-Etienne dans le cadre de la Biennale du design.

J’avais visité l’exposition parisienne un peu par hasard, intrigué par le titre donné à l’événement et à l’idée que l’on pouvait injecter du « design » dans l’électricité. Une très bonne surprise et un grand moment d’instruction en vérité ! Les designers invités présentent une série assez consistante d’objets, d’appareils et de concepts destinés à « montrer » l’électricité. Partant du concept que la Fée Electricité est omniprésente et sa consommation presque inconsciente, les créateurs ont tenté, avec succès je dois dire, d’inventer des objets capables de matérialiser la consommation d’électricité, principalement dans la sphère de l’habitat.

On retrouve pêle-mêle des interrupteurs qui vous sifflent quand vous quittez la pièce sans les éteindre, des carreaux de douches thermo-encrés qui changent de couleur quand vous avez dépassé vos 10 minutes de douches, ou encore des appareils de mesures précis qui peuvent vous envoyer vos consommations par Internet et vous établir des rapports détaillés sur vos consommations et les moyens de les réduires.

Et puis tous les objets en présence sont réellement « beaux », tous ne sont pas en vente bien évidemment, il s’agit principalement de prototypes, mais que de bonnes idées, vraiment, pour nous faire prendre conscience des flux qui traversent nos maisons et appartements. Vraiment, il faut y foncer.

C’est du 15 novembre au 20 avril 2009, au Musée d’art et d’Industrie, 2 place Louis Comte, à St-Etienne. Ouvert de 10h à 18h, fermé le mardi.


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Après les éoliennes, les hydroliennes !

samedi 10 janvier 2009

Au moins, on ne pourra plus leur reprocher de gâcher le paysage ! Les éoliennes profitent de la force des vents, et sur le même principe, les hydroliennes vont se servir des courants marins, plus constants que les vents, pour faire tourner des turbines qui pourront produire de l’électricité.
C’est en Bretagne que cette nouvelle forme d’énergie renouvelable sera expérimentée. Après une première centrale houlomotrice au Croisic, c’est près des Côtes d’Armor que sera installé le premier parc d’hydroliennes. L’avantage par rapport à l’énergie éolienne, c’est la prédictibilité de l’énergie produite. Les courants marins évoluent peu, et l’installation de parc peut ainsi être optimisée, rassurant producteurs et surtout investisseurs quant au rendement attendu.
EDF n’a pas attendu et s’est donc lancé sur un premier parc de 4 à 10 hydroliennes, et ce malgré les coûts d’installation supposés élevés : l’ingénieurie sous-marine est évidemment plus complexe que celle à l’air libre. Ce premier parc, dont les turbines feront 10m de diamètre, devrait produire de 2 à 4 mégawatts. Le coût estimé de l’opération est d’environ 25 millions d’euros.
La zone choisie, celle de Paimpol-Bréhat, connaît une grande intensité de courants marins, mais elle n’est pas seule, d’où l’émergence d’une « Initiative Partenariale pour l’émergence des énergies marines » à Brest. « Energies marines », moi, ça me fait rêver…

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Suivre le soleil pour mieux capter son énergie

samedi 8 novembre 2008


L’association anti-nucléaire, Percy sous tension, consacre un article à la première centrale solaire française (installée à Martillac en Gironde) dotée de "suiveurs" permettant aux panneaux photovoltaïques d'accompagner la course du soleil, augmentant le rendement de production l'ordre de « 20 à 40% ».

Cette centrale électrique solaire, active depuis le 22 septembre, est la propriété d'EDF Énergies nouvelles, filiale d'EDF spécialisée dans la production d'énergie électrique d'origine renouvelable. Elle constitue un "site pilote" pour permettre de "tester cette technologie innovante et capitaliser de l'expérience", explique pour le Point Marc Frager, directeur France chez EDF Énergies nouvelles. Ce dernier souligne aussi la nécessité d'un "cadre réglementaire clair et durable pour pouvoir lancer une grande filière de l’industrie photovoltaïque en France. Les industriels ont besoin de savoir quelles vont être les règles du jeu sur plusieurs années pour pouvoir investir des centaines de millions d'euros dans cette technologie d'avenir", ajoute-t-il.
Le site de Martillac sert de modèle à une centrale plus ambitieuse qui va être construite courant 2009 dans les Landes dans la communauté de communes du Gabard.

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