Chimique et propre. Oui, oui, vous avez bien lu

mardi 30 décembre 2008

Je me rappelle avoir lu à l’un des fils de mes amis un petit livre de découverte des sciences, il y a peu. De chimie, plus précisément, où l’introduction donnait clairement le ton « il faut démystifier le mot chimique » ! Car la facile tentation du « chimique donc artificiel donc dangereux » vs. « naturel et sain » représente mal ce qu’est vraiment la chimie, et certains font plus d’efforts que d’autres, notamment en mettant la chimie au service des technologies propres, comme c’est le cas en région lyonnaise.

C’est en allant récupérer quelques informations à Pollutec que j’ai lu un dossier intéressant sur Axelera, un pôle de compétitivité local dédié à la chimie de l’environnement. Comme le souligne assez justement son président Bruno Allenet « Il existe une vingtaine de clusters sur la chimie OU l’environnement dans le monde, mais un seul sur le thème de la chimie ET de l’environnement ». Le sien, évidemment.

Sans vouloir faire de la publicité au pôle, quoique ce serait mérité, l’idée de remarier ce qui a longtemps semblé antithétique, et qui reste aujourd’hui incompris par le grand public (demandez autour de vous ce qu’évoque le mot « chimie » et « environnement », de mon côté ça a donné « pollution, gaz, danger, complexe » et « vert, nature, société, développement durable »).

Concrêtement, comme la chimie peut-elle aider l’environnement ? En étudiant par exemple le cycle de vie des produits et en aidant à fabriquer des plastiques pour l’industrie automobile qui soit recyclables plus facilement. Evidemment, on pourra me dire qu’il s’agit là d’un bien maigre pas en faveur du développement durable. Mais le monde de la production tel qu’il est ne changera pas du tout au tout en un jour, et ce genre d’idée va à mon avis dans le bon sens. Autres trouvailles du pôle : des peintures issues du sucre, des PVC en farine de bois et des solvants fabriqués à partir de paille. L’industrie chimique n’est donc pas si loin de la nature que ça !

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Un Prix Nobel multicartes au Département américain de l’Energie

samedi 27 décembre 2008


Ira ? ira pas ? Plutôt solaire, éolien, nucléaire ? Bien malin qui pourra dire ce que cache le choix d’Obama pour diriger le Département de l’Energie (le ministère, en sorte). C’est donc Steven Chu qui aura la lourde mais ô combien stimulante tâche de devoir sortir le pays de sa dépendance maladive à l’or noir, de promouvoir le green business et les cleantechs, et de décider d’une politique énergétique que l’on souhaite évidemment plus heureuse que celle des mandats précédents, qui n’ont pas véritablement fait d’efforts pour modifier les comportements américains face à l’énergie.

Qui est Steven Chu ? Un Prix Nobel, je disais, de physique, et qui dirige aujourd’hui le prestigieux Lawrence Berkeley National Laboratory, dont les activités vont de l’atome au vivant en passant par les énergies renouvelables. Gageons qu’il saura prendre les bonnes décisions, mais il aura probablement fort à faire face aux « techno-sales » que sont les pétroliers anglo-saxons, toujours très puissants malgré la chute des cours du brut, et aux « Big Three », les constructeurs automobiles américains, qui ont pâti de manière assez scandaleuse à se mettre au vert. Pas étonnant que Toyota, très en pointe sur l’hybride, lui ai grignoté le marché !

On lui souhaite bon courage, car il aura du pain sur la planche, et comme le dit leblogenergie, rêvons qu’un jour au niveau européen une telle pointure puisse décider de l’avenir de nos énergies…


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Quelles ampoules choisir ? Réponse ici

mercredi 24 décembre 2008


Une vidéo très convaincante d’ecogeek qui compare les différents type d’ampoules électriques, ampoules à incandescence, tubes fluorescents, ampoules fluocompactes, lampes à diode électroluminescente (DEL) LED, lampes halogènes, lampes au sodium…

Sachez tout de même que votre choix sera bientôt réduit avec la décision récente de l’Union Européenne d’interdire progressivement la vente des ampoules traditionnelles (dites à incandescence), jusqu’à leur abandon complet au plus tard le 1er septembre 2012. Objectif : 15 millions de tonnes de Co2 en moins et 25 à 50 euros de facture d’éléctricité chaque année.

Enfin il reste toujours plusieurs options pour les ampoules dites de basse consommation (tableau converti depuis ecogeek, d’où les prix en dollars, mais cela ne change pas grand chose).


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Du café dans les réservoirs

samedi 20 décembre 2008

Une équipe de recherche du Nevada a fait un calcul intéressant que je vous retranscris brièvement mais efficacement (source Treehugger):

  1. Les grains de cafés contiennent autant d’huile au poids (de 11 à 20%) que les matières utilisées habituellement pour la fabrication des biocarburants (soja, graine de palme, graine de colza)

  2. La production annuelle de café atteint plus de 7 millions de tonnes par an

  3. En retraitant les déchets du café, on pourrait donc récupérer environ 1,3 milliards de litre d’huile, soit près de 8 millions de barils de pétrole en équivalent carburant.

  4. Et en plus, le biocarburant issu du café… sent bon le café !


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Bilan de la semaine des énergies renouvelables

mercredi 17 décembre 2008

Suite à la Semaine des Energies Renouvelables organisée par l’Ademe du 17 au 22 novembre 2008 au CNIT de Paris-La Défense, l’agence « fait le point ».

L’Ademe soutient clairement l’éolien, considérée comme « une énergie propre » ne générant ni déchet, ni GES, ni polluants. L’Ademe recommande la mise en place d’un observatoire des coûts et émissions et CO2 évitées et préconise un ajustement régulier du tarif de rachat de la production d’électricité éolienne. Certains internautes considèrent le soutient de l’Ademe au « lobby pro éolien » comme un « scandale ».
L’Ademe encourage un positionnement de la France dans le secteur photovoltaïque, considéré comme « technologie du futur » et « l’une des plus prometteuses ». Les efforts de recherche seraient décisifs pour rendre la filière mâture après 2020. Même si pour l’Ademe, « le solaire photovoltaïque est encore une technologie trop coûteuse en France. »
L’Ademe soutient le développement de la filière solaire thermique et promeut « des références utilisables par tous », démarche qui devrait progresser vers « une certification reconnue à l’échelle européenne ». L’agence compte soutenir le développement de la chaleur solaire dans le collectif avec la gestion du fond chaleur qui lui a été confiée.
Pour l’Ademe, le bois énergie est l’une des filières les plus prometteuses en matière de production de chaleur. Parmi ses avantages, le bois est « une ressource énergétique qui se renouvelle environ un million de fois plus vite que les énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole. »
L’Ademe considère que les pompes à chaleur peuvent constituer un outil de maîtrise de la demande d'électricité, à condition de répondre aux exigences de qualité c'est-à-dire de limiter leur consommation en électricité.
L’Ademe soutient la Géothermie comme source d’énergie prometteuse. En matière de production de chaleur par géothermie, les recommandations de l’ADEME sont de trois ordres : « inventorier, informer, certifier. »

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Le plan Borloo pour les énergies renouvelables mise sur le solaire

mardi 16 décembre 2008

Jean-Louis Borloo est lucide sur le retard de la France alors que « la bataille mondiale des filières professionnelles pour les énergies renouvelables est évidemment lancée ». Aussi, il veut croire à son plan, « du green business dans toute sa réalité technique et financière », reconnaissant toutefois que le principal défi sera celui de « la simplification administrative, réglementaire ».

Borloo a d’une part confirmé l’objectif de multiplier par dix le parc éolien, pour atteindre 25 GW de puissance installée en 2020 contre 2.500 MW en 2007, même si la nouvelle réglementation (ICPE) dont les contours restent à définir va retarder la filière.
Surtout, le ministre compte appuyer à fond sur l’énergie solaire : « Le gros, c’est le solaire. En termes industriels, et d’effondrement des coûts industriels, c’est probablement là qu’on a la capacité la plus importante », a expliqué le ministre de l’Ecologie.
Ainsi, si une partie des 50 mesures annoncées étaient déjà connues - car contenues dans le Projet de Loi de finances 2009 ou la loi Borloo 1- le ministre a sorti un véritable plan solaire, avec des mesures qu’il ne faudra pas tarder à traduire en décrets et arrêtés !
Parmi les mesures générales, on retiendra que :
· Le permis de construire ne pourra plus s’opposer à l’installation de systèmes de solaires sur les bâtiments, sauf dans les zones protégées ou sauvegardées. Enfin, les documents d’urbanisme qui proscrivent le solaire vont devenir hors la loi…
· L’intégration d’équipements de production d’EnR dans la construction d’un bâtiment, pourra ouvrir une bonification du droit à construire : augmentation de 30% (au lieu de 20%) du COS. La densité d’occupation des sols pourra être bonifiée en fonction de l’efficacité. Avec une telle mesure, compte tenu du prix du foncier, les promoteurs immobiliers devraient se transformer en promoteur de l’efficacité énergétique.
· Régions et départements vont pouvoir bénéficier des tarifs d’achat de l’électricité produite à partir des EnR. Ainsi, tout bâtiment public pourra être équipé d’un système photovoltaïque et vendre sa production. Lycées et collèges vont pouvoir faire de la pédagogie active pro solaire !
· Si l’entrée en vigueur du label Bâtiment Basse Consommation pour les bâtiments neufs à partir de 2012 est confirmée, ce que l’on savait déjà. Dès 2009, de nouveaux outils incitatifs pour accélérer la pénétration des énergies renouvelables dans la rénovation (prêt à taux zéro, possibilité d’exonération de taxe foncière…) devraient soutenir le marché.
· Les documents d’urbanisme pourront à l’avenir comporter des dispositions obligatoires concernant la performance énergétiques (y compris l’intégration de systèmes de production d’énergies renouvelables) lors de la construction dans certaines zones définies par le PLU.
Concernant particulièrement le photovoltaïque, 300 MW de centrales solaires vont faire l’objet d’appel à projets, avec réalisation d’une centrale PV par région d’ici 2011.
Ces centrales devront répondre à certains critères environnementaux, de facilité de réalisation et d’intégration au réseau. Elles pourront bénéficier d’un tarif supérieur au tarif de base pour les installations au sol à 30 centimes d’€/kWh. Le « pipe » projets étant déjà particulièrement bien remplis cher les opérateurs, avec ce coup de pouce tarifaire au mieux disant, les 300 MW seront réalisés bien avant 2011 . Et ce n’est pas l’étude d’impact et l’enquête publique désormais obligatoire qui entraveront ce boom solaire dans nos campagnes.
L’intégration au bâti demeure la priorité pour les petites surfaces (<>

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Le gouvernement veut de nouvelles centrales électriques à la biomasse

lundi 15 décembre 2008

Un nouvel appel d'offres vient d'être lancé par le gouvernement pour construire des centrales fonctionnant à partir de bois, de résidus de l'industrie papetière, de marc de raisin, etc. Les projets retenus en fonction de leurs performances énergétiques bénéficieront d'un tarif préférentiel d'achat de l'électricité.



Le pari sera-t-il tenu ? Décidé à promouvoir les énergies renouvelables, le gouvernement s'était fixé pour but, il y a deux ans, de porter à 1.000 mégawatts en 2010 la puissance cumulée des centrales électriques fonctionnant à partir de bois, de paille, de résidus de l'industrie papetière, de marc de raisin, etc. Un objectif qui n'est pas encore atteint. Pour l'instant, entre les centrales existantes et les 22 projets validés cet été par les pouvoirs publics, seuls 700 mégawatts sont en vue. C'est pourquoi Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et de l'Energie, vient de lancer un nouvel appel d'offres, le troisième de ce type.
Via cet appel d'offres, l'Etat entend soutenir le développement d'installations de production d'électricité à partir de biomasse pour une puissance totale de 250 mégawatts. Les projets retenus bénéficieront d'un tarif préférentiel pour vendre leur électricité à EDF. Le gouvernement choisira les projets en fonction de leurs performances énergétiques, et du fait qu'ils ne détournent pas de terres cultivables ou de matières organiques actuellement utilisées par d'autres industries comme la papeterie. Autre critère : les régions de montagne, l'Alsace, la Lorraine, Champagne-Ardenne, le Nord - Pas-de-Calais, la Picardie, la Bretagne, ainsi que la Seine-et-Marne seront privilégiées. Le précédent appel d'offres avait connu un grand succès : 56 dossiers déposés pour une puissance cumulée plus de 2 fois supérieure aux attentes. Finalement, Jean-Louis Borloo a sélectionné en juillet 22 projets pour un total de 300 mégawatts. Soit de un quart à un tiers de la puissance d'un réacteur nucléaire. Mais les centrales en cause utiliseront aussi les déchets organiques pour produire de la chaleur, pour environ 450.000 tonnes équivalent pétrole par an. Les projets choisis font la part belle aux grands groupes énergétiques, Dalkia (filiale d'EDF et Veolia Environnement) emportant en particulier 3 projets géants représentant 40 % du total.
Le gouvernement avait mis les moyens. Il a garanti aux 22 centrales retenues de pouvoir vendre pendant vingt ans leur électricité à un tarif moyen de 12,8 centimes par kilowattheure, soit bien plus que le prix du marché actuel de 6,5 centimes. Les autorités font valoir que c'est le prix à payer pour susciter des projets de qualité, respectant un cahier des charges strict en termes de développement durable et d'efficacité énergétique. En réalité, c'était même la seule façon de susciter des projets tout court. Car le tarif d'achat de référence mis en place par un arrêté de 2002 pour les installations postérieures à cette date ne permet pas à une centrale à la biomasse d'être viable. Il n'est que de 4,9 à 6,1 centimes le kilowattheure, à comparer à 8 centimes pour l'éolien et 55 centimes pour l'énergie photo- voltaïque.
Au mois de janvier 2005, un premier appel d'offres avait déjà remporté un grand succès. Mais les 14 projets retenus, qui doivent démarrer au plus tard le 1er janvier 2009, avaient obtenu du gouvernement un prix moyen de vente de 8,6 centimes le kilowattheure qui s'est révélé insuffisant.
Selon le décompte de la Commission de régulation de l'énergie, 5 projets ont démarré, mais 5 autres n'ont pas réussi à être viables, la destinée du solde étant encore indéterminée.

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