Du tourisme sur ma plateforme pétrolière !

lundi 30 mars 2009

Eh oui, avec la fin annoncée (mais contestée) du pétrole, il va aussi falloir songer à débarasser les océans des nombreuses plateformes pétrolières l’énergie fossile. Les détruire et continuer à considérer l’océan comme un poubelles ? Les abandonner ? Les revendre à de riches extravagants ? Non, autant en faire un attrait touristique (ecogeek) !

Si quelques-uns ont déjà proposé de mettre des éoliennes sur les plateformes, au vu de leur position dans des lieux souvent très exposés aux vents (probablement trop par endroits), d’autres pensent pouvoir en faire une nouvelle attraction. Après tout, une chambre avc vue à 360 degrés sur l’Océan, ça peut tenter ceux qui veulent fuir l’activité et le bruit de la ville moderne.



En fait, c’est un concours sur le tourisme (http://www.radicalinnovationinhospitality.com/) qui a récompensé cette idée géniale. Car en plus de garder le principe précédent des éoliennes sur les plateformes, il y a aussi de quoi en faire des établissements et complexes hôteliers (environ 300 chambre pour le projet récompensé, un centre de conférence, un casino, une piscine sur le « toit » ). De quoi attirer les plus aventuriers. Cela dit, je me pose également la question du trajet continent-plateforme, et quelques part je crains là, ce ne soit plus très propre.

Plus sérieusement, cette initiative nous renvoit au débat sur le devenir ultime de ces géants d’acier qui a animé la communauté internationale dans les années 90 en opposant la Royal Dutch Shell et Greenpeace. Cette polémique avaient été intéressante à plus d’un titre puisque contre toutes attentes – et a contrario de nos convictions écologistes évidentes- elle avait montré que la solution défendue par Shell était plus écologique que celle défendue par Greenpeace. Un article de l’Express récapitule cette story qui a passionné le jeune homme que j’étais et m’a montré que le recul en toute chose était indispensable.

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"LA" double grille de lecture des CleanTechs

samedi 28 mars 2009

Rien ne vaut un beau dessin, parfois. Le schéma ci-dessous vous propose un découpage de la thématique « cleantech », ou « technologies propres » en français, afin d’y voir plus clair. C’est vrai qu’entre les énergies nouvelles, le recyclage, les actions locales, ou globales au contraire, avec des parties prenantes tantôt privées, tantôt publiques, tantôt individuelles, on s’y perd un peu.


Sur l’axe vertical, on trouvera les différentes fonctions que revêtent les cleantech (génération d’énergie pour le plus évident, jusqu’aux services nouvellement créés), tandis qu’à l’horizontal, le schéma découpe les différents niveaux auxquels les cleantechs s’appliques (personnel, résidentiel, commercial, jusqu’au niveau de l’industrie ou des services publics). A méditer !


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La géothermie expliquée sur France 2

jeudi 26 mars 2009

Une vidéo trouvée opportunément sur Dailymotion, car l’actualité de la géothermie est assez maigre… alors autant faire un peu de pédagogie pour présenter un peu plus en détail cette énergie renouvelable qui est la seule à ne pas dépendre des conditions climatiques : une éolienne fonctionne au vent, un panneau solaire sous les nuages ne sert pas à grand chose, par contre, la chaleur interne de la Terre, elle, ne bouge quasiment pas, enfin à notre échelle humaine, on peut dire que c’est stable !

Elise Lucet revient donc dans son JT sur la géothermie avec beaucoup de pédagogie, comme elle le dit, c’est un « trésor en sous-sol ». Cette vidéo vous parlera de l’expérience d’Orly, qui a décidé de passer à la géothermie. Le puits de forage devrait chauffer à terme 8 000 logements, l’hôtel de ville, la piscine et la médiathèque, en puisant dans un bassin quasi illimité à 1500-2000m de profondeur. En fait, l’eau pompée chauffe celle du réseau, puis retourne en Terre, pour rechauffer, et repartir. Cette eau très minéralisée et non potable gît à 76 degrés, et au final, le consommateur aura 150 à 200 euros d’économie sur la facture du chauffage.



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La ferme du futur est fonction de la consommation de pétrole

mercredi 25 mars 2009

La BBC a récemment diffusé un excellent documentaire intitulé en VO « A farm for the Future » (vous pouvez le retrouver sur le site de la BBC ou par certains sites de vidéo à la demande), qui prend en compte la production (et la consommation) de pétrole, notamment le fameux « peak oil » que l’on a probablement passé. En gros, à partir de maintenant, admettons qu’il y ait toujours moins de pétrole (pour une demande stagnante en 2009 mais qui reprendra plus tard). Quid de l’agriculture ? C’est un peu le parent pauvre de ce débat. On parle souvent des automobilistes qui paient le prix cher, des grèves des transporteurs, mais l’agriculture, c’est à dire le secteur qui s’occupe de nous alimenter, est également un souci.

C’est le cas d’un couple d’agriculteurs anglais qui est passé à la loupe. On y apprend notamment l’importance du pétrole dans l’agriculture (fonctionnement de nombreuses machines de transformation des aliments, incessants transports entre la matière première et le produit fini, sans parler de la distribution), et comment des agriculteurs comptent faire face à la décrue de la production, qui a terme augmentera nettement les prix du pétrole, rendant alors la chaine alimentaire de l’homme soumise aux aléas du prix du brut.

A voir donc, surtout qu’à la caution « morale » de la BBC, renommée pour son sérieux, se rajoute le fait que le documentaire a eu beaucoup de mal à voir le jour. En effet, le département scientifique de la BBC est réputé très conservateur, et a d’abord vu le film comme un simple outil de communication des filières « propres ». Mais après un nouveau travail de l’équipe, la BBC diffuse finalement le film, jugeant alors pertinentes les preuves apportées à un dossier qui est réellement très inquiétant.

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Le plan national américain pour le développement de la smart grid arrive bientôt !

mardi 24 mars 2009

Voilà qui devrait donner un sérieux coup de pouce médiatique à cette technologie propre que personne ne semble connaître, et qui pourtant serait à l’origine d’économie d’énergie considérables. La « smart grid », du nom américain de ce système qui greffe sur le réseau électrique existant des technologies de l’information (capteurs, transmetteurs), est momentanément sous les feux de la rampe aux Etats-Unis car elle bénéficie d’un soutien présidentiel officiel (AltDot).




C’est le chef de la majorité démocrate au Sénat américain, Harry Reid, qui sera chargé de proposer rapidement (dans le mois), un plan de développement et surtout de financement au niveau fédéral (c’est à dire « national » pour les Etats-Unis). Le gouvernement fédéral serait ainsi responsable de la mise en place des lignes de communications à adjoindre au réseau physique existant. En cela nous avions probablement vu juste en vous parlant de Google qui investissait dans cette technologie… car Google est très proche du nouveau président, et cette question des synergies entre NTIC et énergies est évidemment stratégique. Et récemment, c'est IBM qui a "copié" cette idée sur le thème de l'eau.

En fait, il s’agit presque d’un sujet de politique intérieure : il y a pas moins de 253 régulateurs régionaux aux Etats-Unis, du fait de la marge de manœuvre accordée aux 50 Etats notamment en matière de politique énergétique. Avec un projet fédéral, c’est un peu la consécration pour cette technologie, qui n’aura plus à louvoyer entre les intérêts parfois très différents des Etats. Certains contradicteurs avancent d’ailleurs la solution d’un découpage du territoire US en 3 zones : Est, Ouest et Texas. Nous vous tiendrons informés des détails de ce projet de loi.

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L'eau vaut-elle de l'or ?

lundi 23 mars 2009

Investissons dans l’eau, deuxième argument. Nous vous rappelions au début de la semaine l’intérêt à investir dans les technologies de l’eau. C’est dans le cadre de l’ouverture du 5e forum mondial de l’eau à Istanbul que nous vous rappelions en effet que pour tout dollar investi, on pouvait en attendre entre 3 et 34 de retour pour la société dans son ensemble.

Eh bien ce sont Les Echos qui confirment ce levier extraordinaire et peu connu (l’opinion assimilant à tort l’eau à la gratuité, hors elle est souvent plus coûteuse que l’électricité) pour l’investisseur privé, en parlant d’un rapport de 1 à 8.

A côté donc de ce multiplicateur, figure aussi un autre avantage pour l’investisseur en temps de crise : un risque tout à fait réduit. Déjà parce que nous sommes sur le terrain des infrastructures où les modes et les coups de sangs financiers ne sont pas de la partie. Ensuite parce que la situation de l’eau dans le monde, la démographie (90% de la « nouvelle » population vivra dans des pays où l’accès à l’eau est aléatoire), font que les Etats, collectivités et autres institutions auront un besoin vital, littéralement, de compétences et d’instruments capables d’assurer à un maximum de personnes l’accès à la première source de vie : l’eau. En réalité, il existe bien un risque d’exécution pour les entreprises sur chaque projet. Investir dans des pays instables sur du très long terme, on l’imagine, expose à de multiples difficultés : changement de gouvernement, guerre civile, décision politique unilatérale, etc. Mais les entreprises équilibrent leur portefeuille de risque en diversifiant les pays.



L’article des Echos parle même d’un autre facteur économique intéressant, celui de « double-dividende ». En gros, en investissant dans l’eau, non seulement vous récupérez votre mise x8, mais en plus vous contribuez à l’amélioration de l’environnement, ce qui, outre un aspect moral gratifiant, est facteur de croissance… donc d’autres investissements. En effet, par-delà l’enjeu pécuniaire, il faut cependant noter, comme on l’a vu lors du forum mondial de l’eau, qu’environ 1 milliard de personnes dans le monde n'ont déjà pas accès à l'eau potable et 2,5 milliards ne bénéficient pas d’un système sanitaire décent. Surtout, environ 80% des maladies des pays en développement sont liées à l'eau, donc à un insuffisant investissement dans son traitement et dans l’assainissement : il s’agit là de maladies massivement mortelles dans les pays en développement et que l’on sait pourtant aisément soigner aisément, comme la diarrhées ou le choléra.

On connaît la position de ce blog : c’est par l’investissement massif dans des technologies nouvelles que l’on peut espérer fonder des modèles de développement durables. Développement : qui permettraient de sortir de la grande misère la partie de la population mondiale qui y vit encore (soit l’essentiel de cette population). Durable : un développement qui ne pèse pas sur les générations futures.

Vous pouvez relire nos articles sur le forum de l’eau sur notre blog :
- Annonce de l’ouverture
- New-York engloutie, Israël à sec
- IBM : de la « smart grid » à la « smart water »

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Recycler les panneaux solaires, c'est possible !

samedi 21 mars 2009

C’est une très bonne initiative que celle-ci (EcoloTrader). Les panneaux solaires, s’ils permettent à l’homme de profiter de l’énergie solaire, font également parfois l’objet de critiques sur leur cycle de vie, qui lui n’est pas vraiment développement durable, surtout au moment où ils arrivent en fin de vie, au bout de 15-20 ans.

C’est l’association PV Cycle qui se charge, d’ici 2015 et la première « hécatombe » de panneaux solaires, de mettre en place un système de collecte et de recyclage professionnel, sous l’égide des producteurs. La boucle devrait alors être en principe bouclée sans avoir fait trop de dégâts collatéraux.

Voici pour mieux comprendre le schéma du cycle de vie du panneau solaire :




L’objectif de PV Cycle est de collecter au minimum 65% des panneaux en fin de vie et d’en recycler 85% des déchets.

Comme le conclut son directeur Jan Clynke, « c’est ce que nous voulons dire par rendre l’industrie photovoltaïque ‘doublement verte’ »

TechnoPropres
+ : notre rubrique "solaire"

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