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Un jeu de rôle en 3D pour simuler la crise de l’eau

mardi 3 août 2010




Vous le savez, nous essayons sur Technologies Propres d’accorder une place particulière à l’eau, qui est probablement l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle. Rappelez-vous, l’année dernière, au forum de l’eau d’Istanbul, nous avions compilé plusieurs informations sur place pour traiter de ces mégalopoles exposées à la hausse du niveau des eaux, les innovations dans la gestion intelligente des réseaux d’eau (avec le smart water d’IBM) et les retours financiers que l’on pouvait attendre d’un investissement dans les technologies de l’eau (de 3 à 34 dollars pour chaque dollar investi selon une étude de 2009).

Cette fois-ci, nous apprend Treehugger, c’est un jeu vidéo, Water Wars, qui peut sensibiliser le public aux problématiques – nombreuses – liées à l’or bleu. La principale structure du jeu est de gérer une pénurie d’eau. Intel, le fabricant de puces et de micro-processeurs, a ainsi inventé un jeu à la croisée du jeu 3D et des informations scientifiques sur l’eau. Le jeu se déroule dans une région proche du Rio Grande, au Nouveau Mexique, et différents personnages de ce lieu interviennent à tour de rôle pour la gestion de l’eau. De quoi imaginer un peu les difficultés auxquelles les populations et les gouvernements pourraient faire face selon différents cas envisagés par le scénario du jeu.

Selon Intel, qui serait donc un autre géant de l’IT à se lancer dans les technologies de l’eau après IBM et Google, « ce jeu explore les possibilités offertes par la 3D pour la conduite de politiques environnementales, en permettant aux membres des communautés concernées de simuler la gestion de l’eau et de leur fournir des pistes de réflexions pour des politiques meilleures ». Ainsi, on peut à un moment du jeu incarner un agriculteur qui manque d’eau pour ses terres, et qui doit donc négocier avec les autres habitants et parties prenantes de la région pour trouver une alternative. Les gouvernants peuvent donc aussi jouer au jeu pour voir comment, dans certains projets de lois ou de régulation, réagiraient les différentes parties prenantes : industriels, monde agricole, habitants des villes, services techniques de l’eau, etc.

Vous pouvez avoir un aperçu de ce jeu sur cette vidéo, qui devient réellement intéressante au bout d’une minute.






TechnoPropres

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Best-of Technologies Propres 2009 !

mardi 15 septembre 2009

En ces temps de rentrée, quand on est encore dans les papiers et qu'on a pas le temps nécessaire pour rédiger de nouveaux posts, c'est l'occasion de revenir sur l'année écoulée, vous avez été nombreux à nous suivre, voici nos meilleurs posts de 2009 !

  1. Notre article sur les gratte-ciels verts, les "green skycrapers", vous a plu, et nous aussi. Comment ne pas rester bouche bée devant ces gigantesques réalisations qui combinent, souvent plusieurs modes de collecte de l'énergie, de l'éolien au solaire en passant par l'eau de pluie... Le mieux, c'est encore qu'il ne s'agit pas de prototypes, de projets, mais bien d'immeubles de bureaux et/ou d'habitation qui existent déjà.
  2. En deuxième place, signe d'une attente forte du marché grand public, notre article sur la première voiture électrique prévue pour le marché de masse. Encore une fois, ce n'est donc pas un modèle d'essai, mais bien une voiture de chez Mitsubishi prévue à 15 000 dollars, tout électrique.
  3. Ensuite, mais à priori quelque chose n'a pas convaincu, une méthode pour fabriquer son éolienne soi-même, à la maison, avec les moyens du bord... A priori accessible, vous n'avez pas semblé y croire. Ok, nous n'avions pas non plus essayé chez nous !
  4. Je m'en souviens encore, c'était l'un de nos premiers articles, sur une méthode pour purifier les eaux usées avec de la ferraille. Une très bonne idée venue de Chine (un pays dont au passage on a parlé de plus en plus dans nos colonnes), et l'on sait que le marché de l'eau est l'un des plus stratégiques de ce XXIe siècle !
  5. Enfin, l'un de nos articles de la série "bolides", avec cet engin propulsé à l'énergie solaire et sorti tout droit d'une scène de la Guerre des Etoiles à 150km/h et dont l'autonomie a atteint... une semaine !

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Le plan national américain pour le développement de la smart grid arrive bientôt !

mardi 24 mars 2009

Voilà qui devrait donner un sérieux coup de pouce médiatique à cette technologie propre que personne ne semble connaître, et qui pourtant serait à l’origine d’économie d’énergie considérables. La « smart grid », du nom américain de ce système qui greffe sur le réseau électrique existant des technologies de l’information (capteurs, transmetteurs), est momentanément sous les feux de la rampe aux Etats-Unis car elle bénéficie d’un soutien présidentiel officiel (AltDot).




C’est le chef de la majorité démocrate au Sénat américain, Harry Reid, qui sera chargé de proposer rapidement (dans le mois), un plan de développement et surtout de financement au niveau fédéral (c’est à dire « national » pour les Etats-Unis). Le gouvernement fédéral serait ainsi responsable de la mise en place des lignes de communications à adjoindre au réseau physique existant. En cela nous avions probablement vu juste en vous parlant de Google qui investissait dans cette technologie… car Google est très proche du nouveau président, et cette question des synergies entre NTIC et énergies est évidemment stratégique. Et récemment, c'est IBM qui a "copié" cette idée sur le thème de l'eau.

En fait, il s’agit presque d’un sujet de politique intérieure : il y a pas moins de 253 régulateurs régionaux aux Etats-Unis, du fait de la marge de manœuvre accordée aux 50 Etats notamment en matière de politique énergétique. Avec un projet fédéral, c’est un peu la consécration pour cette technologie, qui n’aura plus à louvoyer entre les intérêts parfois très différents des Etats. Certains contradicteurs avancent d’ailleurs la solution d’un découpage du territoire US en 3 zones : Est, Ouest et Texas. Nous vous tiendrons informés des détails de ce projet de loi.

TechnoPropres

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L'eau vaut-elle de l'or ?

lundi 23 mars 2009

Investissons dans l’eau, deuxième argument. Nous vous rappelions au début de la semaine l’intérêt à investir dans les technologies de l’eau. C’est dans le cadre de l’ouverture du 5e forum mondial de l’eau à Istanbul que nous vous rappelions en effet que pour tout dollar investi, on pouvait en attendre entre 3 et 34 de retour pour la société dans son ensemble.

Eh bien ce sont Les Echos qui confirment ce levier extraordinaire et peu connu (l’opinion assimilant à tort l’eau à la gratuité, hors elle est souvent plus coûteuse que l’électricité) pour l’investisseur privé, en parlant d’un rapport de 1 à 8.

A côté donc de ce multiplicateur, figure aussi un autre avantage pour l’investisseur en temps de crise : un risque tout à fait réduit. Déjà parce que nous sommes sur le terrain des infrastructures où les modes et les coups de sangs financiers ne sont pas de la partie. Ensuite parce que la situation de l’eau dans le monde, la démographie (90% de la « nouvelle » population vivra dans des pays où l’accès à l’eau est aléatoire), font que les Etats, collectivités et autres institutions auront un besoin vital, littéralement, de compétences et d’instruments capables d’assurer à un maximum de personnes l’accès à la première source de vie : l’eau. En réalité, il existe bien un risque d’exécution pour les entreprises sur chaque projet. Investir dans des pays instables sur du très long terme, on l’imagine, expose à de multiples difficultés : changement de gouvernement, guerre civile, décision politique unilatérale, etc. Mais les entreprises équilibrent leur portefeuille de risque en diversifiant les pays.



L’article des Echos parle même d’un autre facteur économique intéressant, celui de « double-dividende ». En gros, en investissant dans l’eau, non seulement vous récupérez votre mise x8, mais en plus vous contribuez à l’amélioration de l’environnement, ce qui, outre un aspect moral gratifiant, est facteur de croissance… donc d’autres investissements. En effet, par-delà l’enjeu pécuniaire, il faut cependant noter, comme on l’a vu lors du forum mondial de l’eau, qu’environ 1 milliard de personnes dans le monde n'ont déjà pas accès à l'eau potable et 2,5 milliards ne bénéficient pas d’un système sanitaire décent. Surtout, environ 80% des maladies des pays en développement sont liées à l'eau, donc à un insuffisant investissement dans son traitement et dans l’assainissement : il s’agit là de maladies massivement mortelles dans les pays en développement et que l’on sait pourtant aisément soigner aisément, comme la diarrhées ou le choléra.

On connaît la position de ce blog : c’est par l’investissement massif dans des technologies nouvelles que l’on peut espérer fonder des modèles de développement durables. Développement : qui permettraient de sortir de la grande misère la partie de la population mondiale qui y vit encore (soit l’essentiel de cette population). Durable : un développement qui ne pèse pas sur les générations futures.

Vous pouvez relire nos articles sur le forum de l’eau sur notre blog :
- Annonce de l’ouverture
- New-York engloutie, Israël à sec
- IBM : de la « smart grid » à la « smart water »

Technopropres

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5e forum mondial de l’eau : Ouverture

mardi 17 mars 2009

Comme nous vous l’avions annoncé la semaine passée, TechnoPropres couvrira (depuis Paris) l’actualité du 5e forum mondial de l’eau qui se tient cette semaine à Istanbul. Si le rendez-vous est estampillé “politique”, il n’en demeure pas moins que sans solutions technologies innovantes, les discussions n’iront pas loin. La communauté des Technologies Propres a donc tout intérêt à suivre les discussions de cet événement.

Après vous avoir donné quelques chiffres clés sur l’eau dans le monde dans notre post précédent, voici pour cette première journée une revue de presse mondiale, confectionnée par nos soins, en attendant que les débats commencent véritablement (et aient le temps d’être “digérés” par les journalistes sur place).

Les 15 000 participants attendus (élus, associations environnementales, métiers de l’eau) auront par exemple le loisir d’analyser la situation de l’eau en Israël, une “urgence nationale” selon Europe 1. Le pays, “bâti sur un désert”, voit son principal réservoir, le lac Tibériade, se vider inéluctablement. Que peuvent y faire les cleantechs, me direz-vous ? C’est assez simple : la décroissance n’est évidemment pas envisageable, et Israël est un producteur/exporteur d’agrumes, une activité qui nécessite beaucoup d’eau. Il y a donc clairement une niche pour qui veut améliorer la diffusion de l’eau dans les cultures, éviter les pertes, réguler au mieux le débit selon les températures, les périodes. Le chiffre frappant, c’est celui des réserves d’eau naturelle par habitant : 276m3 par an et par habitant en Israël, contre par ecemple plus de 1200 au Liban et presque 3500 en France !

Autre situation, même état d’urgence : New York, menacé d’engloutissement par les eaux, selon une étude de Nature Geoscience. La montée des eaux, on le sait (et nous en avons parlé ici ou là), concerne une grande partie des littoraux... Amsterdam, New York, le Bengladesh, figure désormais sur une partie “rayable” des cartes du monde. Le réchauffement accélère la montée des eaux, et par conséquent les terrains inondables sont... inondés ! Si un génie des TechnoPropres arrive à nous tirer de ce mauvais pas... nouvelles digues, systèmes de transvasement des eaux, surélévation et étanchéisation des sous-sols, il y a clairement de quoi faire.

Enfin, pour revenir au sujet qui nous intéresse, France BTP revient sur le programme de ce forum :

1. Adaptation aux changements globaux
- développer la législation sur les ressources en eau ;
- adopter un cadre législatif pour la gestion des services ;
- veiller aux conséquences sur l’eau des autres législations (santé, agriculture, gestion des espaces) ;
allouer les moyens financiers adaptés

2. Droit à l’eau et à l’assainissement
- introduire le droit à l’eau et à l’assainissement dans les législations nationales ;
- clarifier la notion de « droit à l’assainissement » ;
- comparer des législations nationales (20 depuis Mexico) ;
préciser la pertinence et les incidences de la reconnaissance du droit à l’eau comme droit humain.

3. Décentralisation
- établir le bilan précis des expériences de décentralisation (propositions sur l’amélioration de la gestion de proximité : déconcentration, mutualisation…) ;
- échanger sur les transferts financiers au service des collectivités locales ;
promouvoir la solidarité entre les collectivités territoriales du Nord et du Sud.

4. Gestion des eaux transfrontalières
- développer des législations qui promeuvent la coopération ;
- confirmer l’échelon du bassin comme territoire pertinent ;
- ratifier les traités internationaux sur le partage des eaux transfrontalières.

Et un tout dernier mot concernant la délégation française : elle est emmenée par le sénateur de la Manche Jean-François Legrand, qui compte bien faire valoir le savoir-faire des entreprises françaises en matière d’environnement, et défendre la candidature de Marseille pour la prochaine édition du forum (en 2012).

TechnoPropres

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Annonce : TechnoPropres suivra de près le 5e forum de l'eau (Istanbul)

vendredi 13 mars 2009

Ami(e)s des TechnoPropres, la semaine prochaine se tient à Istanbul le 5e forum de l'eau, co-organisé par le gouvernement turc et le conseil mondial de l'eau, et nous diffuserons des bilans de chaque journée sur ce blog.

Au programme, des rencontres entre chefs d'Etat, représentants des collectivités locales et professionnels de l'eau, pour discuter, débattre et faire avancer les réflexions autour du thème du "partage de l'eau", autant dire qu'il y aura beaucoup à dire pour ce que certains qualifient de "pétrole bleu" en raison de sa raréfaction et de la pression croissante sur, justement son utilisation comme bien commun.



Ce 5e forum devrait attirer au moins autant de visiteurs qu'en 2006 au Mexique (15 000 visiteurs)
A cette occasion, il n’est pas inutile de rappeler certaines données issues du tout récent rapport de l’ONU sur l’eau rédigé pour l’occasion (Cdurable) :

- 67% de la population mondiale n’aura pas accès à des installations sanitaires décentes en 2030
- 340 millions d’Africains n’ont pas accès à une eau salubre
- 90% des trois milliards d’êtres humains supplémentaires en 2050 vivront dans les pays en voie de développement où l’accès à l’eau est déjà problématique

C’est pourquoi il faut investir dans l’eau, dans les technologies qui permettent de la traiter, de l’assainir, de la réutiliser, bref, de l’économiser dans un contexte de plus en plus tendu. Cela est d’autant plus nécessaire qu’aux bénéfices économiques de cet investissement (chaque dollar investi dans l’eau rapporterait entre 3 et 34 dollars), on peut ajouter les bénéfices environnementaux (fin des rejets d’eaux usées ou saturées dans les réserves d’eaux douces, par exemple). Et dans les pays industrialisés, la mise à jour des infrastructures liées à l’eau devrait coûter aux différents Etats la somme astronomique de 200 milliards de dollars par an.

Plus d’infos donc la semaine prochaine sur Technologies Propres, du 16 au 22 mars.

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Petit rappel sur les biocarburants

vendredi 23 janvier 2009

C’est en passant sur un post de Biomass Connections, que je me suis dit qu’il fallait préciser certaines choses sur les biocarburants. L’article en question partait d’une photo amusante, sur laquelle on voyait que l’entreprise russe qui distribue l’essence aux Etats-Unis également claironne fièrement que son essence ne contient PAS d’éthanol (elle aurait pu mettre « bioéthanol », d’ailleurs), qu’elle n’utilise donc PAS de biocraburants et qu’à ce titre son essence est MEILLEURE.

Comment ça ? Tout simplement parce que l’éthanol est hydrophile ! Hydro-quoi ? Elle attire l’eau, en plus d’être corrosif. Ce qui a contraint les fabricants et les distributeurs d’éthanol à faire bien attention aux transports, aux pipelines utilisés et aux réservoirs de stockage. Et c’est aussi pourquoi les voitures « flex-fuel », qui acceptent des essences mélangées (les biocarburants), nécessitent une R&D particulière. Au-delà de 20% d’éthanol dans l’essence, il faut des moteurs spéciaux. D’où la mise en garde de Lukoil sur son essence : avec elle, et votre moteur « classique », il n’y aura pas d’à-coups ou de moindre kilométrage.

Petites précisions additionnelles sur les biocarburants au passage. Ceux-ci sont de deux type, on distingue deux filières, toutes deux faisant partie des énergies renouvelables car elles tirent leur « jus », à tous les sens du terme, de matières végétales (pas forcément « bio » pour autant, généralement jamais, même).

  • la filière « huile » : on produit de l’huile végétale brute (ester éthylique d’huile végétale), qui donnera du biodiesel

  • la filière « sucre » : on produit du bioéthanol à partir de la fermentation du sucre (saccharose plus précisément) présente dans divers végétaux (betterave, canne à sucre, blé, maïs). C’est la filière « sucre » qui a connu un boom et qui pose parfois des problèmes de choix des terres cultivées. Son champion : le Brésil.

Enfin le plus sain, c’est encore de marcher quand vous le pouvez


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