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Du lait pour dépolluer les sols

vendredi 29 janvier 2010


On va peut-être enfin arrêter de mettre le dérèglement climatique sur le dos des vaches, maintenant qu’on parvient à dépolluer le sol grâce au lactose. C’est l’entreprise en ingénieurie CDM qui a trouvé un moyen « propre » de nettoyer des sols usés ou souillés, en utilisant la bioremédiation (qui consiste à augmenter la biodégradation ou la biotransformation, en inoculant des micro-organismes). Concretement, il s’agit d’une bactérie présente dans l’eau souterraine qui va être « aidée » par du lactate de potassium (Cleantechnica).

Cet additif, un cousin de l’acide lactique qui est utilisé par les muscles pour produire de l’énergie, ajouté à l’alimentation normale de la bactérie, permet à la bioremédiation de fonctionner plus vite et plus efficacement dans la dépollution de sols (qui contiennent des solvants, des métaux lourds et autres particules). Ce qui est nettement préférable à l’enfouissement, par exemple.


Les agents chimiques sont « cassés » progressivement par des processus naturels, comme la présence de cette bactérie ou l’assainissement par des plantes (on pense aux roseaux). Le terrain d’expérimentation se situe en Floride, sur un site de près de 3,5 hectares, pollué précédemment par des solvants chlorés utilisés dans la production de circuits imprimés. Dehaloccoides spp., la bactérie, est stimulée par le lactate de potassium, ce qui lui permet de casser plus rapidement les toxiques. En 6 mois, 90% du terrain était décontaminé.

Et, comme vous pouvez le constater sur ce graphique, c’est bien moins cher que de déplacer des masses de terre !


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Singapour en pointe dans le retraitement de l'eau

mardi 29 septembre 2009

L’eau, or bleu du XXIe siècle… nous vous en avions parlé extensivement lors du 5e Forum mondial de l’eau en mars, c’était à Istanbul. Entre les mégalopoles menacées par la montée des eaux, les innovations de type Smart Water (par IBM) ou les innovations cherchant des financements (comme le système d’irrigation solaire de ce jeune turc), il est clair que le domaine de l’eau sera à surveiller.

Le blog Cleantechies revient sur le livre d’Erik Orsenna, « L’avenir de l’eau », dans lequel l’Académicien nous invite à un tour du monde de l’eau, de sa consommation et de ses innovations. Et c’est l’exemple de Singapour qui est le plus marquant. Cette cité-Etat qui fait office de pont entre l’Asie et l’Extrême Orient est un carrefour commercial et financier, avec plus de 4 000 entreprises, et une population passée de 1,5 millions dans les années 60 à 4,5 millions aujourd’hui.



Malgré des précipitations abondante (de l’ordre de 2 145 mm d’eau par an, soit 5 fois plus que San Francisco et 2 fois plus que New York), la ville manque d’eau. L’apport d’eau vient de 4 sources principales : l’importation de Malaisie (40%), la pluie (30%), le retraitement des eaux, la désalinisation pour les 30% restants. Singapour a donc décidé d’investir massivement dans le recyclage de l’eau, qui pour l’instant compte pour 15% de l’approvisionnement, mais pourrait atteindre 30% d’ici 2010 grâce à un complexe capable de traiter 2,5 millions de mètres cube d’eau par jour.

Singapour, en collaboration avec l’entreprise Veolia Water, propose ainsi une eau recyclée nommée NEWater, issue des eaux uséees et traitée par osmose inverse, microfiltration et technologies ultraviolets.




D’autres efforts ont été mené comme la réfection des conduites d’eau : Singapour n’a que 12% d’eau perdue en fuites, contre 25% de moyenne dans les villes américaines (et jusqu’à 50% à Mexico)… c’est là tout l’enjeu de l’efficacité énergétique. L’éducation à l’eau est également un bon moyen de l’économiser, puisque qu’en moyenne, un habitant de Singapour ne consomme que 155 litres d’eau par jour, contre 300 litres aux Etats-Unis ou 160 en France.


Tout cela a évidemment un coût, la BBC estime ainsi que Singapour a investi pas moins de 3,5 milliards de dollars dans les 5 dernières années, et autant de prévu pour les 5 ans à venir.

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Après l'empreinte carbone, l'empreinte eau

lundi 20 juillet 2009

Nous vous avions parlé assez largement des problèmes d’eau dans le monde et des solutions que les technologies propres peuvent y apporter. C’était en mars, à l’occasion du 5e forum mondial de l’eau à Istanbul. L’occasion pour nous de revenir sur certains chiffres clés de la consommation d’eau dans le monde, sur les éventuelles menaces qui pèsent en raison du réchauffement climatique (qui fait monter le niveau des eaux), mais également sur les opportunités que représentent les investissements dans l’eau.

TreeHugger nous donne donc une bonne occasion d’en reparler, avec pour commencer cette carte de la consommation d’eau par habitant dans chaque pays, où l’on retrouve de manière assez nette la dichotomie pays du Nord/pays du Sud, avec quelques « pointes » de consommation comme aux Etats-Unis ou en Espagne. L’empreinte eau est différente de l’utilisation d’eau en ce sens qu’elle recouvre l’eau utilisée pour la production de biens et de services (sous forme de consommation intermédiaire).



L’empreinte eau « moyenne » serait ainsi de 1 243 mètres cubes d’eau par an et par habitant, avec pour les Etats-Unis le double (2 500 mètres cubes)… ce qui veut dire que chaque américain a une empreinte eau de la taille d’une piscine olympique. Et des Américains, il y en a presque 300 millions. Les autres gros consommateurs sont les Australiens, les Italiens, les Japonais et les Mexicains. Ceux qui ont l’empreinte eau la plus faible sont, de manière peu étonnante, des pays d’Afrique centrale et australe (Mozambique, Rwanda, Ethiopie, Ouganda) et Haïti.

Quels facteurs font grimper en flèche l’empreinte eau ? Aux Etats-Unis, c’est principalement… la consommation de viande de bœuf, qui nécessite des quantités astronomiques d’eau pour son élevage, sa production, sa préparation, etc. On sait ainsi qu’un kilo de viande de bœuf absorbe pas moins de 16 000 litres d’eau. Un hamburger vaut 2 400 litres d’eau, et même la fameuse et si décriée bouteille d’eau en plastique (sans son contenu) « coûte » 7 litres d’eau. L’industrie du papier, connue pour être énergivore et peu propre, a un rendement de 10 litres d’eau par feuille de papier.

Pourquoi l’Italie serait-elle également dans le peloton de tête, à quelques longueurs des Américains ? C’est encore une habitude alimentaire : une pizza Margarita consomme 1 200 litres d’eau, et un kilo de pâtes, près de 2 000 litres. Si vous êtes un véritable Italien, vous portez également de luxueuses chaussures en cuir, qui coûtent dans les 8 000 litres d’eau.

Enfin, la Chine permet de bien comprendre la différence entre la consommation individuelle d’eau (parmi les plus basses, à 86 litres d’eau par jour, contre 575 litres aux Etats-Unis), et l’empreinte eau. La taille de la population et son régime alimentaire posent problème, et contribuent à lui donner l’une des plus grosses empreinte eau au niveau mondial. Les Chinois, avec le développement économique, mangent de plus en plus de viande, et la mauvaise gestion des eaux jusqu’à très récemment n’a rien arrangé.

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New York passe du champagne de Wall Street à la cuvée "Chateau d'eau"

vendredi 29 mai 2009


Les services publics et fédéraux de la ville de New York ont été invités à ne plus acheter collectivement d’eau minérale en bouteille, selon un décret du gouverneur de l’Etat, David Paterson (EcoGeek). Un bon moyen de promouvoir le retour à la consommation de l’eau du robinet. L’argument du gouverneur est principalement écologique et économique : on évite ainsi de produire du plastique et de transporter des bouteilles d’eau, et on évite un système de « double facturation » de l’eau consommée.

Les associations et les écologistes convaincus se sont félicités de la nouvelle : il est en effet assez difficile de changer le comportement de ses collègues, parents ou proches sur le mode du conseil ou du reproche. Là, avec un décret « venu d’en haut », nul question à se poser, il faut s’y mettre, c’est tout. L’Etat de New York suit en ce sens la municipalité de San Francisco, qui avait fait de même il y a quelques mois.

On remarque une fois de plus la liberté relative des Etats (fédéraux et locaux), des municipalités et autres administration américaine : tous ont la capacité de réguler localement les questions d’innovation et d’écologie, dans un ballet tout à fait complémentaire. D’un côté, le financement est assuré souvent par l’Etat fédéral, de l’autre, la prise d’initiative de certains permettent d’assurer un cadre juridique et quotidien favorable aux greentechs.

Pour plus d'infos sur l'eau (et sur l'impérieuse nécessité d'y faire attention), nous vous renvoyons à notre couverture du 5e Forum de l'eau d'Istanbul. C'était en mars, et nous y parlions :

- des chiffres clé de l'eau dans le monde
- du concept de "smart water" pour mieux gérer l'eau grâce aux NTIC
- des risques d'engloutissement de New York par la hausse du niveau des eaux
- de l'assimilation de l'eau à "l'or bleu" du XXIè siècle, au vu des investissements nécessaires

Photo Flickr
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L'irrigation écolo et solaire avec Aquarius

lundi 11 mai 2009

C’est l’initiative de deux jeunes Turcs et on comprend pourquoi le forum de l’eau avait eu cette année lieu à Istanbul (NeoMansLand). La Turquie, pays éminemment menacé par le manque d’eau, doit trouver un moyen d’en consommer moins, et comme partout ailleurs dans le monde, c’est dans l’agriculture que les gains les plus importants peuvent être réalisés.

L’idée d’Aydin Oztoprak, c’est de combiner en fait plusieurs concepts propres : un capteur qui permet de mesurer en temps réel l’humidité du sol à irriguer (nous faisant penser un peu à la smart grid, en un sens), dont l’énergie est alimentée par un petit panneau solaire. Le tout pour mieux irriguer une parcelle en fonction des besoins réels des cultures (qui peuvent fortement varier d’un jour à l’autre, selon qu’il fasse très chaud et sec ou doux et légèrement humide).
Le système Aquarius est d’une étonnante simplicité (c’est aussi l’un des traits des technologies propres : des idées simples mais très bien mises en œuvre) comme en témoignent ces quelques prises.



A noter : ce jeune inventeur turc est à la recherche de partenaires pour investir dans sa technologie. Quand on se rappelle qu’un dollar investi dans les technologies de l’eau peut rapporter de 3 à 34 dollars… il faut foncer !

+ Nos infos sur le forum de l'eau
+ L'eau, cet or bleu (1/34)
+ Après la smart grid, place à la "smart water"

TechnoPropres

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L'eau vaut-elle de l'or ?

lundi 23 mars 2009

Investissons dans l’eau, deuxième argument. Nous vous rappelions au début de la semaine l’intérêt à investir dans les technologies de l’eau. C’est dans le cadre de l’ouverture du 5e forum mondial de l’eau à Istanbul que nous vous rappelions en effet que pour tout dollar investi, on pouvait en attendre entre 3 et 34 de retour pour la société dans son ensemble.

Eh bien ce sont Les Echos qui confirment ce levier extraordinaire et peu connu (l’opinion assimilant à tort l’eau à la gratuité, hors elle est souvent plus coûteuse que l’électricité) pour l’investisseur privé, en parlant d’un rapport de 1 à 8.

A côté donc de ce multiplicateur, figure aussi un autre avantage pour l’investisseur en temps de crise : un risque tout à fait réduit. Déjà parce que nous sommes sur le terrain des infrastructures où les modes et les coups de sangs financiers ne sont pas de la partie. Ensuite parce que la situation de l’eau dans le monde, la démographie (90% de la « nouvelle » population vivra dans des pays où l’accès à l’eau est aléatoire), font que les Etats, collectivités et autres institutions auront un besoin vital, littéralement, de compétences et d’instruments capables d’assurer à un maximum de personnes l’accès à la première source de vie : l’eau. En réalité, il existe bien un risque d’exécution pour les entreprises sur chaque projet. Investir dans des pays instables sur du très long terme, on l’imagine, expose à de multiples difficultés : changement de gouvernement, guerre civile, décision politique unilatérale, etc. Mais les entreprises équilibrent leur portefeuille de risque en diversifiant les pays.



L’article des Echos parle même d’un autre facteur économique intéressant, celui de « double-dividende ». En gros, en investissant dans l’eau, non seulement vous récupérez votre mise x8, mais en plus vous contribuez à l’amélioration de l’environnement, ce qui, outre un aspect moral gratifiant, est facteur de croissance… donc d’autres investissements. En effet, par-delà l’enjeu pécuniaire, il faut cependant noter, comme on l’a vu lors du forum mondial de l’eau, qu’environ 1 milliard de personnes dans le monde n'ont déjà pas accès à l'eau potable et 2,5 milliards ne bénéficient pas d’un système sanitaire décent. Surtout, environ 80% des maladies des pays en développement sont liées à l'eau, donc à un insuffisant investissement dans son traitement et dans l’assainissement : il s’agit là de maladies massivement mortelles dans les pays en développement et que l’on sait pourtant aisément soigner aisément, comme la diarrhées ou le choléra.

On connaît la position de ce blog : c’est par l’investissement massif dans des technologies nouvelles que l’on peut espérer fonder des modèles de développement durables. Développement : qui permettraient de sortir de la grande misère la partie de la population mondiale qui y vit encore (soit l’essentiel de cette population). Durable : un développement qui ne pèse pas sur les générations futures.

Vous pouvez relire nos articles sur le forum de l’eau sur notre blog :
- Annonce de l’ouverture
- New-York engloutie, Israël à sec
- IBM : de la « smart grid » à la « smart water »

Technopropres

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Forum de l’eau : quand la smart grid fait des émules

vendredi 20 mars 2009

Dans notre premier post sur cet événement, nous vous rappelions l’enjeu majeur que représente la gestion de l’eau au XXIe siècle, ce « pétrole bleu », qui revêt un intérêt commercial et également économique : nous vous disions notamment qu’un dollar investi dans les technologies liées à l’eau garantissait un retour sur investissement de 3 à 34 dollars.

Si certains cas sont du domaine de l’urgence, comme l’ont montré les cas de New York et Israël (des risques liées à la montée des eaux), d’autres innovations sont en revanche du domaine du temps long puisqu’il s’agit pas moins que du réseau physique de l’eau : extraction, traitement, distribution, assainissement. C’est l’annonce d’IBM au forum de l’eau qui nous permet de vous en parler en connaissance de cause.

IBM a en effet annoncé ce lundi a Istanbul vouloir appliquer son savoir des technologies de l’informatique en créant une suite de services conçus pour gérer et contrôler la consommation de l’eau (un programme appelé SWIM)… ce qui rappelle l’aventure actuelle de Google qui fait de même sur la « smart grid » américaine. La ressemblance est à ce point frappante qu’IBM appelle son service « smart water », cet aspect « transversal » de l’innovation est tout à fait passionnant, et permet de penser que d’autres géants des réseaux (Microsoft ? Apple ?) pourraient avoir envie d’effectuer ce transfert de compétences sur des infrastructures énergétiques.


dans les eaux irlandaises, IBM utilise SmartBay pour collecter des données sur l’eau… transmises en temps réel aux scientifiques, pêcheurs, associations environnementales, etc.

Le programme d’IBM passe d’abord par une modernisation des réseaux informatiques liés à l’eau, puis, installer sur l’ensemble du réseau des détecteurs et des capteurs, à l’instar de ce qui se passe avec la smart grid (les start-ups qui implémentent ces détecteurs sont d’ailleurs parmis les pluis suivies de la Silicon Valley). « Il y a beaucoup de tension sur les systèmes d'eau autour du monde. Quand on a une provision limitée, on doit la gérer », explique Sharon Nunes, vice-président de « Big Green Innovations » du groupe de technologie d’IBM. Quand on sait qu’Obama avait fait des technologies propres le fer de lance de sa relance économique, et qu’il a embauché pour ce faire une « Green Team » impressionnante, on ne doute pas du succès d’une telle entreprise. Les technologies de l’information pour la gestion de l’eau pourrait peser déjà 20 milliards de dollars d’ici 5 ans.


TechnoPropres
+ : nos précédents posts sur le 5e forum mondial de l'eau

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5e forum mondial de l’eau : Ouverture

mardi 17 mars 2009

Comme nous vous l’avions annoncé la semaine passée, TechnoPropres couvrira (depuis Paris) l’actualité du 5e forum mondial de l’eau qui se tient cette semaine à Istanbul. Si le rendez-vous est estampillé “politique”, il n’en demeure pas moins que sans solutions technologies innovantes, les discussions n’iront pas loin. La communauté des Technologies Propres a donc tout intérêt à suivre les discussions de cet événement.

Après vous avoir donné quelques chiffres clés sur l’eau dans le monde dans notre post précédent, voici pour cette première journée une revue de presse mondiale, confectionnée par nos soins, en attendant que les débats commencent véritablement (et aient le temps d’être “digérés” par les journalistes sur place).

Les 15 000 participants attendus (élus, associations environnementales, métiers de l’eau) auront par exemple le loisir d’analyser la situation de l’eau en Israël, une “urgence nationale” selon Europe 1. Le pays, “bâti sur un désert”, voit son principal réservoir, le lac Tibériade, se vider inéluctablement. Que peuvent y faire les cleantechs, me direz-vous ? C’est assez simple : la décroissance n’est évidemment pas envisageable, et Israël est un producteur/exporteur d’agrumes, une activité qui nécessite beaucoup d’eau. Il y a donc clairement une niche pour qui veut améliorer la diffusion de l’eau dans les cultures, éviter les pertes, réguler au mieux le débit selon les températures, les périodes. Le chiffre frappant, c’est celui des réserves d’eau naturelle par habitant : 276m3 par an et par habitant en Israël, contre par ecemple plus de 1200 au Liban et presque 3500 en France !

Autre situation, même état d’urgence : New York, menacé d’engloutissement par les eaux, selon une étude de Nature Geoscience. La montée des eaux, on le sait (et nous en avons parlé ici ou là), concerne une grande partie des littoraux... Amsterdam, New York, le Bengladesh, figure désormais sur une partie “rayable” des cartes du monde. Le réchauffement accélère la montée des eaux, et par conséquent les terrains inondables sont... inondés ! Si un génie des TechnoPropres arrive à nous tirer de ce mauvais pas... nouvelles digues, systèmes de transvasement des eaux, surélévation et étanchéisation des sous-sols, il y a clairement de quoi faire.

Enfin, pour revenir au sujet qui nous intéresse, France BTP revient sur le programme de ce forum :

1. Adaptation aux changements globaux
- développer la législation sur les ressources en eau ;
- adopter un cadre législatif pour la gestion des services ;
- veiller aux conséquences sur l’eau des autres législations (santé, agriculture, gestion des espaces) ;
allouer les moyens financiers adaptés

2. Droit à l’eau et à l’assainissement
- introduire le droit à l’eau et à l’assainissement dans les législations nationales ;
- clarifier la notion de « droit à l’assainissement » ;
- comparer des législations nationales (20 depuis Mexico) ;
préciser la pertinence et les incidences de la reconnaissance du droit à l’eau comme droit humain.

3. Décentralisation
- établir le bilan précis des expériences de décentralisation (propositions sur l’amélioration de la gestion de proximité : déconcentration, mutualisation…) ;
- échanger sur les transferts financiers au service des collectivités locales ;
promouvoir la solidarité entre les collectivités territoriales du Nord et du Sud.

4. Gestion des eaux transfrontalières
- développer des législations qui promeuvent la coopération ;
- confirmer l’échelon du bassin comme territoire pertinent ;
- ratifier les traités internationaux sur le partage des eaux transfrontalières.

Et un tout dernier mot concernant la délégation française : elle est emmenée par le sénateur de la Manche Jean-François Legrand, qui compte bien faire valoir le savoir-faire des entreprises françaises en matière d’environnement, et défendre la candidature de Marseille pour la prochaine édition du forum (en 2012).

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