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5e forum mondial de l’eau : Ouverture

mardi 17 mars 2009

Comme nous vous l’avions annoncé la semaine passée, TechnoPropres couvrira (depuis Paris) l’actualité du 5e forum mondial de l’eau qui se tient cette semaine à Istanbul. Si le rendez-vous est estampillé “politique”, il n’en demeure pas moins que sans solutions technologies innovantes, les discussions n’iront pas loin. La communauté des Technologies Propres a donc tout intérêt à suivre les discussions de cet événement.

Après vous avoir donné quelques chiffres clés sur l’eau dans le monde dans notre post précédent, voici pour cette première journée une revue de presse mondiale, confectionnée par nos soins, en attendant que les débats commencent véritablement (et aient le temps d’être “digérés” par les journalistes sur place).

Les 15 000 participants attendus (élus, associations environnementales, métiers de l’eau) auront par exemple le loisir d’analyser la situation de l’eau en Israël, une “urgence nationale” selon Europe 1. Le pays, “bâti sur un désert”, voit son principal réservoir, le lac Tibériade, se vider inéluctablement. Que peuvent y faire les cleantechs, me direz-vous ? C’est assez simple : la décroissance n’est évidemment pas envisageable, et Israël est un producteur/exporteur d’agrumes, une activité qui nécessite beaucoup d’eau. Il y a donc clairement une niche pour qui veut améliorer la diffusion de l’eau dans les cultures, éviter les pertes, réguler au mieux le débit selon les températures, les périodes. Le chiffre frappant, c’est celui des réserves d’eau naturelle par habitant : 276m3 par an et par habitant en Israël, contre par ecemple plus de 1200 au Liban et presque 3500 en France !

Autre situation, même état d’urgence : New York, menacé d’engloutissement par les eaux, selon une étude de Nature Geoscience. La montée des eaux, on le sait (et nous en avons parlé ici ou là), concerne une grande partie des littoraux... Amsterdam, New York, le Bengladesh, figure désormais sur une partie “rayable” des cartes du monde. Le réchauffement accélère la montée des eaux, et par conséquent les terrains inondables sont... inondés ! Si un génie des TechnoPropres arrive à nous tirer de ce mauvais pas... nouvelles digues, systèmes de transvasement des eaux, surélévation et étanchéisation des sous-sols, il y a clairement de quoi faire.

Enfin, pour revenir au sujet qui nous intéresse, France BTP revient sur le programme de ce forum :

1. Adaptation aux changements globaux
- développer la législation sur les ressources en eau ;
- adopter un cadre législatif pour la gestion des services ;
- veiller aux conséquences sur l’eau des autres législations (santé, agriculture, gestion des espaces) ;
allouer les moyens financiers adaptés

2. Droit à l’eau et à l’assainissement
- introduire le droit à l’eau et à l’assainissement dans les législations nationales ;
- clarifier la notion de « droit à l’assainissement » ;
- comparer des législations nationales (20 depuis Mexico) ;
préciser la pertinence et les incidences de la reconnaissance du droit à l’eau comme droit humain.

3. Décentralisation
- établir le bilan précis des expériences de décentralisation (propositions sur l’amélioration de la gestion de proximité : déconcentration, mutualisation…) ;
- échanger sur les transferts financiers au service des collectivités locales ;
promouvoir la solidarité entre les collectivités territoriales du Nord et du Sud.

4. Gestion des eaux transfrontalières
- développer des législations qui promeuvent la coopération ;
- confirmer l’échelon du bassin comme territoire pertinent ;
- ratifier les traités internationaux sur le partage des eaux transfrontalières.

Et un tout dernier mot concernant la délégation française : elle est emmenée par le sénateur de la Manche Jean-François Legrand, qui compte bien faire valoir le savoir-faire des entreprises françaises en matière d’environnement, et défendre la candidature de Marseille pour la prochaine édition du forum (en 2012).

TechnoPropres

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Après l'empreinte carbone, l'empreinte eau

lundi 20 juillet 2009

Nous vous avions parlé assez largement des problèmes d’eau dans le monde et des solutions que les technologies propres peuvent y apporter. C’était en mars, à l’occasion du 5e forum mondial de l’eau à Istanbul. L’occasion pour nous de revenir sur certains chiffres clés de la consommation d’eau dans le monde, sur les éventuelles menaces qui pèsent en raison du réchauffement climatique (qui fait monter le niveau des eaux), mais également sur les opportunités que représentent les investissements dans l’eau.

TreeHugger nous donne donc une bonne occasion d’en reparler, avec pour commencer cette carte de la consommation d’eau par habitant dans chaque pays, où l’on retrouve de manière assez nette la dichotomie pays du Nord/pays du Sud, avec quelques « pointes » de consommation comme aux Etats-Unis ou en Espagne. L’empreinte eau est différente de l’utilisation d’eau en ce sens qu’elle recouvre l’eau utilisée pour la production de biens et de services (sous forme de consommation intermédiaire).



L’empreinte eau « moyenne » serait ainsi de 1 243 mètres cubes d’eau par an et par habitant, avec pour les Etats-Unis le double (2 500 mètres cubes)… ce qui veut dire que chaque américain a une empreinte eau de la taille d’une piscine olympique. Et des Américains, il y en a presque 300 millions. Les autres gros consommateurs sont les Australiens, les Italiens, les Japonais et les Mexicains. Ceux qui ont l’empreinte eau la plus faible sont, de manière peu étonnante, des pays d’Afrique centrale et australe (Mozambique, Rwanda, Ethiopie, Ouganda) et Haïti.

Quels facteurs font grimper en flèche l’empreinte eau ? Aux Etats-Unis, c’est principalement… la consommation de viande de bœuf, qui nécessite des quantités astronomiques d’eau pour son élevage, sa production, sa préparation, etc. On sait ainsi qu’un kilo de viande de bœuf absorbe pas moins de 16 000 litres d’eau. Un hamburger vaut 2 400 litres d’eau, et même la fameuse et si décriée bouteille d’eau en plastique (sans son contenu) « coûte » 7 litres d’eau. L’industrie du papier, connue pour être énergivore et peu propre, a un rendement de 10 litres d’eau par feuille de papier.

Pourquoi l’Italie serait-elle également dans le peloton de tête, à quelques longueurs des Américains ? C’est encore une habitude alimentaire : une pizza Margarita consomme 1 200 litres d’eau, et un kilo de pâtes, près de 2 000 litres. Si vous êtes un véritable Italien, vous portez également de luxueuses chaussures en cuir, qui coûtent dans les 8 000 litres d’eau.

Enfin, la Chine permet de bien comprendre la différence entre la consommation individuelle d’eau (parmi les plus basses, à 86 litres d’eau par jour, contre 575 litres aux Etats-Unis), et l’empreinte eau. La taille de la population et son régime alimentaire posent problème, et contribuent à lui donner l’une des plus grosses empreinte eau au niveau mondial. Les Chinois, avec le développement économique, mangent de plus en plus de viande, et la mauvaise gestion des eaux jusqu’à très récemment n’a rien arrangé.

TechnoPropres


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L'eau vaut-elle de l'or ?

lundi 23 mars 2009

Investissons dans l’eau, deuxième argument. Nous vous rappelions au début de la semaine l’intérêt à investir dans les technologies de l’eau. C’est dans le cadre de l’ouverture du 5e forum mondial de l’eau à Istanbul que nous vous rappelions en effet que pour tout dollar investi, on pouvait en attendre entre 3 et 34 de retour pour la société dans son ensemble.

Eh bien ce sont Les Echos qui confirment ce levier extraordinaire et peu connu (l’opinion assimilant à tort l’eau à la gratuité, hors elle est souvent plus coûteuse que l’électricité) pour l’investisseur privé, en parlant d’un rapport de 1 à 8.

A côté donc de ce multiplicateur, figure aussi un autre avantage pour l’investisseur en temps de crise : un risque tout à fait réduit. Déjà parce que nous sommes sur le terrain des infrastructures où les modes et les coups de sangs financiers ne sont pas de la partie. Ensuite parce que la situation de l’eau dans le monde, la démographie (90% de la « nouvelle » population vivra dans des pays où l’accès à l’eau est aléatoire), font que les Etats, collectivités et autres institutions auront un besoin vital, littéralement, de compétences et d’instruments capables d’assurer à un maximum de personnes l’accès à la première source de vie : l’eau. En réalité, il existe bien un risque d’exécution pour les entreprises sur chaque projet. Investir dans des pays instables sur du très long terme, on l’imagine, expose à de multiples difficultés : changement de gouvernement, guerre civile, décision politique unilatérale, etc. Mais les entreprises équilibrent leur portefeuille de risque en diversifiant les pays.



L’article des Echos parle même d’un autre facteur économique intéressant, celui de « double-dividende ». En gros, en investissant dans l’eau, non seulement vous récupérez votre mise x8, mais en plus vous contribuez à l’amélioration de l’environnement, ce qui, outre un aspect moral gratifiant, est facteur de croissance… donc d’autres investissements. En effet, par-delà l’enjeu pécuniaire, il faut cependant noter, comme on l’a vu lors du forum mondial de l’eau, qu’environ 1 milliard de personnes dans le monde n'ont déjà pas accès à l'eau potable et 2,5 milliards ne bénéficient pas d’un système sanitaire décent. Surtout, environ 80% des maladies des pays en développement sont liées à l'eau, donc à un insuffisant investissement dans son traitement et dans l’assainissement : il s’agit là de maladies massivement mortelles dans les pays en développement et que l’on sait pourtant aisément soigner aisément, comme la diarrhées ou le choléra.

On connaît la position de ce blog : c’est par l’investissement massif dans des technologies nouvelles que l’on peut espérer fonder des modèles de développement durables. Développement : qui permettraient de sortir de la grande misère la partie de la population mondiale qui y vit encore (soit l’essentiel de cette population). Durable : un développement qui ne pèse pas sur les générations futures.

Vous pouvez relire nos articles sur le forum de l’eau sur notre blog :
- Annonce de l’ouverture
- New-York engloutie, Israël à sec
- IBM : de la « smart grid » à la « smart water »

Technopropres

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Annonce : TechnoPropres suivra de près le 5e forum de l'eau (Istanbul)

vendredi 13 mars 2009

Ami(e)s des TechnoPropres, la semaine prochaine se tient à Istanbul le 5e forum de l'eau, co-organisé par le gouvernement turc et le conseil mondial de l'eau, et nous diffuserons des bilans de chaque journée sur ce blog.

Au programme, des rencontres entre chefs d'Etat, représentants des collectivités locales et professionnels de l'eau, pour discuter, débattre et faire avancer les réflexions autour du thème du "partage de l'eau", autant dire qu'il y aura beaucoup à dire pour ce que certains qualifient de "pétrole bleu" en raison de sa raréfaction et de la pression croissante sur, justement son utilisation comme bien commun.



Ce 5e forum devrait attirer au moins autant de visiteurs qu'en 2006 au Mexique (15 000 visiteurs)
A cette occasion, il n’est pas inutile de rappeler certaines données issues du tout récent rapport de l’ONU sur l’eau rédigé pour l’occasion (Cdurable) :

- 67% de la population mondiale n’aura pas accès à des installations sanitaires décentes en 2030
- 340 millions d’Africains n’ont pas accès à une eau salubre
- 90% des trois milliards d’êtres humains supplémentaires en 2050 vivront dans les pays en voie de développement où l’accès à l’eau est déjà problématique

C’est pourquoi il faut investir dans l’eau, dans les technologies qui permettent de la traiter, de l’assainir, de la réutiliser, bref, de l’économiser dans un contexte de plus en plus tendu. Cela est d’autant plus nécessaire qu’aux bénéfices économiques de cet investissement (chaque dollar investi dans l’eau rapporterait entre 3 et 34 dollars), on peut ajouter les bénéfices environnementaux (fin des rejets d’eaux usées ou saturées dans les réserves d’eaux douces, par exemple). Et dans les pays industrialisés, la mise à jour des infrastructures liées à l’eau devrait coûter aux différents Etats la somme astronomique de 200 milliards de dollars par an.

Plus d’infos donc la semaine prochaine sur Technologies Propres, du 16 au 22 mars.

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Forum de l’eau : quand la smart grid fait des émules

vendredi 20 mars 2009

Dans notre premier post sur cet événement, nous vous rappelions l’enjeu majeur que représente la gestion de l’eau au XXIe siècle, ce « pétrole bleu », qui revêt un intérêt commercial et également économique : nous vous disions notamment qu’un dollar investi dans les technologies liées à l’eau garantissait un retour sur investissement de 3 à 34 dollars.

Si certains cas sont du domaine de l’urgence, comme l’ont montré les cas de New York et Israël (des risques liées à la montée des eaux), d’autres innovations sont en revanche du domaine du temps long puisqu’il s’agit pas moins que du réseau physique de l’eau : extraction, traitement, distribution, assainissement. C’est l’annonce d’IBM au forum de l’eau qui nous permet de vous en parler en connaissance de cause.

IBM a en effet annoncé ce lundi a Istanbul vouloir appliquer son savoir des technologies de l’informatique en créant une suite de services conçus pour gérer et contrôler la consommation de l’eau (un programme appelé SWIM)… ce qui rappelle l’aventure actuelle de Google qui fait de même sur la « smart grid » américaine. La ressemblance est à ce point frappante qu’IBM appelle son service « smart water », cet aspect « transversal » de l’innovation est tout à fait passionnant, et permet de penser que d’autres géants des réseaux (Microsoft ? Apple ?) pourraient avoir envie d’effectuer ce transfert de compétences sur des infrastructures énergétiques.


dans les eaux irlandaises, IBM utilise SmartBay pour collecter des données sur l’eau… transmises en temps réel aux scientifiques, pêcheurs, associations environnementales, etc.

Le programme d’IBM passe d’abord par une modernisation des réseaux informatiques liés à l’eau, puis, installer sur l’ensemble du réseau des détecteurs et des capteurs, à l’instar de ce qui se passe avec la smart grid (les start-ups qui implémentent ces détecteurs sont d’ailleurs parmis les pluis suivies de la Silicon Valley). « Il y a beaucoup de tension sur les systèmes d'eau autour du monde. Quand on a une provision limitée, on doit la gérer », explique Sharon Nunes, vice-président de « Big Green Innovations » du groupe de technologie d’IBM. Quand on sait qu’Obama avait fait des technologies propres le fer de lance de sa relance économique, et qu’il a embauché pour ce faire une « Green Team » impressionnante, on ne doute pas du succès d’une telle entreprise. Les technologies de l’information pour la gestion de l’eau pourrait peser déjà 20 milliards de dollars d’ici 5 ans.


TechnoPropres
+ : nos précédents posts sur le 5e forum mondial de l'eau

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Singapour en pointe dans le retraitement de l'eau

mardi 29 septembre 2009

L’eau, or bleu du XXIe siècle… nous vous en avions parlé extensivement lors du 5e Forum mondial de l’eau en mars, c’était à Istanbul. Entre les mégalopoles menacées par la montée des eaux, les innovations de type Smart Water (par IBM) ou les innovations cherchant des financements (comme le système d’irrigation solaire de ce jeune turc), il est clair que le domaine de l’eau sera à surveiller.

Le blog Cleantechies revient sur le livre d’Erik Orsenna, « L’avenir de l’eau », dans lequel l’Académicien nous invite à un tour du monde de l’eau, de sa consommation et de ses innovations. Et c’est l’exemple de Singapour qui est le plus marquant. Cette cité-Etat qui fait office de pont entre l’Asie et l’Extrême Orient est un carrefour commercial et financier, avec plus de 4 000 entreprises, et une population passée de 1,5 millions dans les années 60 à 4,5 millions aujourd’hui.



Malgré des précipitations abondante (de l’ordre de 2 145 mm d’eau par an, soit 5 fois plus que San Francisco et 2 fois plus que New York), la ville manque d’eau. L’apport d’eau vient de 4 sources principales : l’importation de Malaisie (40%), la pluie (30%), le retraitement des eaux, la désalinisation pour les 30% restants. Singapour a donc décidé d’investir massivement dans le recyclage de l’eau, qui pour l’instant compte pour 15% de l’approvisionnement, mais pourrait atteindre 30% d’ici 2010 grâce à un complexe capable de traiter 2,5 millions de mètres cube d’eau par jour.

Singapour, en collaboration avec l’entreprise Veolia Water, propose ainsi une eau recyclée nommée NEWater, issue des eaux uséees et traitée par osmose inverse, microfiltration et technologies ultraviolets.




D’autres efforts ont été mené comme la réfection des conduites d’eau : Singapour n’a que 12% d’eau perdue en fuites, contre 25% de moyenne dans les villes américaines (et jusqu’à 50% à Mexico)… c’est là tout l’enjeu de l’efficacité énergétique. L’éducation à l’eau est également un bon moyen de l’économiser, puisque qu’en moyenne, un habitant de Singapour ne consomme que 155 litres d’eau par jour, contre 300 litres aux Etats-Unis ou 160 en France.


Tout cela a évidemment un coût, la BBC estime ainsi que Singapour a investi pas moins de 3,5 milliards de dollars dans les 5 dernières années, et autant de prévu pour les 5 ans à venir.

TechnoPropres

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Comment "faire" de l'eau ?

mardi 11 août 2009


Un excellent résumé des techniques actuelles qui permettent de « faire » de l’eau, par désalinisation ou traitement, par le site Treehugger. On sait que l’eau représente un enjeu majeur (pour ne pas dire l’enjeu tout court) du XXIè siècle, avec d’un côté une planète qui arrive à saturation de sa capacité à nous héberger, une population qui va atteindre 9 milliards d’habitants en 2050… et de l’autre des ressources en eaux bafouées (mer d’Aral, mais également marées noires, rejets toxiques des industries du papier, pollution des nappes phréatiques par l’agriculture, etc) et qui créent des premières tensions géopolitiques (cas d’Israël/Territoires palestiniens ou de l’Asie Centrale).

Mais quand on croit en la technologie, surtout quand elle est propre, on ne perd pas espoir, car plusieurs alternatives sont possibles :

  • Désalinisation ou dessalement : il s’agit de convertir l’eau de mer en eau douce. La Californie a approuvé un financement de 320 millions de dollars pour un complexe de dessalement.
  • Recyclage des eaux : il s’agit de l’assainissement de l’eau, qui permet de la réutiliser. Trois grandes techniques sont principalement utilisées dans le recyclage de l'eau : la microfiltration, l'osmose inverse et le traitement par ultraviolets. Les deux premières consistent à faire passer l'eau sous pression à travers des membranes qui retiennent les fines particules indésirables.
  • De l’humidité à l’eau : même principe qu’un déshumidificateur, mais dans le bac de récupération, cette fois, c’est de l’eau potable. Il faut des environnements humides (à 70% au moins) et du bon matériel, mais après, c’est magique : vous pouvez produire de l’eau à partir d’un air qui ne semble pas en contenir à première vue.
Vous pouvez toujours au sujet de l'eau consulter notre couverture du Forum mondial de l'Eau qui s'est tenu à Istanbul en mars 2009

- Annonce de l’ouverture
- New-York engloutie, Israël à sec
- IBM : de la « smart grid » à la « smart water »
- l'eau vaut-elle de l'or ?

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Un jeu de rôle en 3D pour simuler la crise de l’eau

mardi 3 août 2010




Vous le savez, nous essayons sur Technologies Propres d’accorder une place particulière à l’eau, qui est probablement l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle. Rappelez-vous, l’année dernière, au forum de l’eau d’Istanbul, nous avions compilé plusieurs informations sur place pour traiter de ces mégalopoles exposées à la hausse du niveau des eaux, les innovations dans la gestion intelligente des réseaux d’eau (avec le smart water d’IBM) et les retours financiers que l’on pouvait attendre d’un investissement dans les technologies de l’eau (de 3 à 34 dollars pour chaque dollar investi selon une étude de 2009).

Cette fois-ci, nous apprend Treehugger, c’est un jeu vidéo, Water Wars, qui peut sensibiliser le public aux problématiques – nombreuses – liées à l’or bleu. La principale structure du jeu est de gérer une pénurie d’eau. Intel, le fabricant de puces et de micro-processeurs, a ainsi inventé un jeu à la croisée du jeu 3D et des informations scientifiques sur l’eau. Le jeu se déroule dans une région proche du Rio Grande, au Nouveau Mexique, et différents personnages de ce lieu interviennent à tour de rôle pour la gestion de l’eau. De quoi imaginer un peu les difficultés auxquelles les populations et les gouvernements pourraient faire face selon différents cas envisagés par le scénario du jeu.

Selon Intel, qui serait donc un autre géant de l’IT à se lancer dans les technologies de l’eau après IBM et Google, « ce jeu explore les possibilités offertes par la 3D pour la conduite de politiques environnementales, en permettant aux membres des communautés concernées de simuler la gestion de l’eau et de leur fournir des pistes de réflexions pour des politiques meilleures ». Ainsi, on peut à un moment du jeu incarner un agriculteur qui manque d’eau pour ses terres, et qui doit donc négocier avec les autres habitants et parties prenantes de la région pour trouver une alternative. Les gouvernants peuvent donc aussi jouer au jeu pour voir comment, dans certains projets de lois ou de régulation, réagiraient les différentes parties prenantes : industriels, monde agricole, habitants des villes, services techniques de l’eau, etc.

Vous pouvez avoir un aperçu de ce jeu sur cette vidéo, qui devient réellement intéressante au bout d’une minute.






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Du coton, de l’argent et de l’électricité pour purifier l’eau

vendredi 26 novembre 2010

Nous avons déjà passé en revue plusieurs manières de « nettoyer » l’eau. L’enjeu est de taille, comme nous le soulignions au Forum mondial de l’eau qui s’était tenu à Istanbul au printemps 2009. Les techniques les plus connues utilisent des composants pour « casser » les saletés de l’eau. D’autres utilisent les ultra-violets pour purifier l’eau, enfin, nous avions vu cette expérience chinoise qui consistait à nettoyer l’eau en y plongeant des morceaux de rouille. Cette fois-ci, c’est un mix de coton, d’électricité et d’argent qui promet de venir à bout des bactéries dans l’eau (Cleantechnica).




C’est un nouveau procédé low-cost et très efficace qu’a mis en place l’équipe de recherche de Stanford University. Ce nouveau filtre à eau est capable de se débarrasser de 98% des bactéries E. Coli présente dans une eau contaminée, sans recours au chlore. L’on savait déjà que l’électricité et l’argent tuaient la bactérie.

Le nouveau système utilise une maille de nanofils d’argent sur du coton, que l’on pose ensuite sur des nanotubes de carbone, qui « fournit » l’électricité du dispositif. Le coton a l’avantage d’apporter des pores plus larges que d’autres matériaux, ce qui permet à l’eau de le traverser plus rapidement, sans avoir besoin de recourir à des systèmes de pompage coûteux pour faire passer l’eau.

C’est en fait le contexte des hausses du prix des matières premières (dont le chlore) qui explique cette recherche frénétique d’alternatives pour purifier l’eau. De l’ultra-violet aux ultra-sons, en passant par des combo sel-électricité, les chercheurs sont fortement sollicités.


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Un robinet pour économiser l'eau

vendredi 10 avril 2009

Nichés dans les communs du château de Cairon (Calvados), les fondateurs de Capital Innovation, Mathias d'Estais et Jean-Yves Corbin, concepteurs designers depuis plus de 15 ans, s'apprêtent à révolutionner nos robinets.

Après 5 ans de recherches, ils ont déposé un brevet révolutionnaire portant sur une nouvelle découpe de cartouche de mitigeur. Cette pièce en céramique, inconnue du grand public, est le cœur de ce type de robinet. En effet, c'est en son sein que s'effectue le mélange entre l'eau chaude et froide, ainsi que le contrôle du débit.

La nouvelle cartouche, dénommée Ecopush, offre une nouvelle dimension au mitigeur. L'usage habituel est bien sûr conservé : la température se règle sur le plan horizontal et le débit augmente en tirant le levier vers le haut. Mais s'y ajoute la possibilité d'obtenir «un petit coup d'eau». Poussez le levier vers le bas : l'eau coule. Lâchez-le : il revient à sa position initiale, coupant l'eau. Simple, évident, utile.

«Plusieurs niveaux de débit maximum sont possibles. On peut également y ajouter une temporisation, indique Mathias d'Estais. On économise ainsi jusqu'à 6 m3 d'eau par an et par mitigeur pour une famille de quatre personnes.»

Le prototype, ressemble comme deux gouttes d'eau à n'importe quel mitigeur. La cartouche brevetée n'induit aucun surcoût de production. Au format standard, elle n'impliquera que des modifications mineures dans la conception des robinets (débattement du levier, insertion du ressort…). Il n'y a aucune contrainte d'installation pour le client final.

A l'instar de l'industrie automobile, les «robinettiers» font appel à des équipementiers pour leur fournir les éléments internes de leurs produits. C'est donc à un fabricant de cartouches que Capital Innovation compte vendre la licence d'exploitation de son brevet.

Toutes les marques de robinetterie devraient donc pouvoir proposer des mitigeurs Ecopush dès 2010. Une bonne nouvelle pour les deux Normands qui espèrent un basculement rapide du marché vers leur technologie. D'après leurs premières estimations, l'Europe et les Etats-Unis, écouleraient chacun 30 millions de pièces par an. Le marché asiatique dépassant les 100 millions.

En attendant, le fameux robinet sera présenté pour la première fois au salon ISH de Francfort (du 10 au 14 mars 2009) sur le stand de Flühs, un des leaders mondiaux de la fabrication de cartouches en céramiques. S'il rejoint l'appréciation des premiers testeurs du prototype, l'accueil des professionnels ne devrait pas être mitigé…

Source : http://www.lefigaro.fr/vert/2009/03/03/01023-20090303ARTFIG00423-capital-innovation-invente-le-robinet-ecolo-.php

Plus d'infos sur l'eau sur notre blog :
- Investir dans l'eau, une riche idée
- Une smart grid pour l'eau ?
- Le Forum de l'Eau d'Istanbul

TechnoPropres

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Les Etats-Unis consomment, enfin, moins d’eau

jeudi 19 novembre 2009

La problématique de l’eau est toujours d’actualité ! Cet « or bleu » dont nous avions parlé extensivement lors du 5e Forum mondial de l’eau à Istanbul, en mars 2009, revêt plusieurs facettes : source de risque en raison de la montée des eaux (New York engloutie ?), ressource à économiser grâce aux innovations technologiques, voire même matière à investissement si l’on en croit les chiffres de certains cabinets (pour chaque dollar investi dans les technologies de l’eau, c’est entre 3 et 34 dollars de retour !).

Nous avions également traité de l’empreinte eau, un concept intéressant qui permet de comparer l’utilisation d’eau de différents pays et/ou industries… et les américains étaient parmi les mauvais élèves des gaspilleurs d’eau.




Un rapport du Geological Survey précise cependant que les Etats-Unis consomment moins d’eau qu’il y a 30 ans, et ce malgré une croissance de la population de près de 30% sur la même période (Cleantechies). En 2 000 les Américains ont consommé près de 1 550 milliards de litres d’eau par jour (dont 49% pour la production d’électricité, 31% pour l’agriculture et 11% pour la consommation individuelle).


Cette consommation moindre résulte de l’utilisation de systèmes d’irrigation plus efficaces, et de l’arrivée de nouvelles technologies pour produire de l’électricité (solaire, éolien). Quelques précisions supplémentaires : les Etats les plus gourmands en eau sont, en bonne logique, les plus agricoles ou industrialisés comme la Californie, le Texas et l’Illinois. Le rapport complet est disponible à cette adresse.


TechnoPropres

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New York passe du champagne de Wall Street à la cuvée "Chateau d'eau"

vendredi 29 mai 2009


Les services publics et fédéraux de la ville de New York ont été invités à ne plus acheter collectivement d’eau minérale en bouteille, selon un décret du gouverneur de l’Etat, David Paterson (EcoGeek). Un bon moyen de promouvoir le retour à la consommation de l’eau du robinet. L’argument du gouverneur est principalement écologique et économique : on évite ainsi de produire du plastique et de transporter des bouteilles d’eau, et on évite un système de « double facturation » de l’eau consommée.

Les associations et les écologistes convaincus se sont félicités de la nouvelle : il est en effet assez difficile de changer le comportement de ses collègues, parents ou proches sur le mode du conseil ou du reproche. Là, avec un décret « venu d’en haut », nul question à se poser, il faut s’y mettre, c’est tout. L’Etat de New York suit en ce sens la municipalité de San Francisco, qui avait fait de même il y a quelques mois.

On remarque une fois de plus la liberté relative des Etats (fédéraux et locaux), des municipalités et autres administration américaine : tous ont la capacité de réguler localement les questions d’innovation et d’écologie, dans un ballet tout à fait complémentaire. D’un côté, le financement est assuré souvent par l’Etat fédéral, de l’autre, la prise d’initiative de certains permettent d’assurer un cadre juridique et quotidien favorable aux greentechs.

Pour plus d'infos sur l'eau (et sur l'impérieuse nécessité d'y faire attention), nous vous renvoyons à notre couverture du 5e Forum de l'eau d'Istanbul. C'était en mars, et nous y parlions :

- des chiffres clé de l'eau dans le monde
- du concept de "smart water" pour mieux gérer l'eau grâce aux NTIC
- des risques d'engloutissement de New York par la hausse du niveau des eaux
- de l'assimilation de l'eau à "l'or bleu" du XXIè siècle, au vu des investissements nécessaires

Photo Flickr
TechnoPropres

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Des israéliens purifient l'eau sans additifs chimiques

jeudi 27 août 2009


On sait déjà que l’eau peut être purifiée sans additif, comme tend à le prouver la récente tendance des propriétaires de piscine à remplacer le chlore par du sel, tout aussi efficace mais beaucoup moins polluant – et également plus agréable au contact de la peau, des yeux ou… des papilles. Mais la donne est différente pour les services chargés de purifier l’eau de consommation, comme l’agro-alimentaire (qui utilise des milliers de litres d’eau pour la production d’un simple kilogramme de viande, nous en avions parlé le mois dernier) ou encore les services municipaux d’épuration et d’assainissement des eaux.

Atlantium, c’est le nom de la compagnie israélienne, a développé un système de purification de l’eau baptisé Hydro-Optic Disinfection System, et qui fonctionne aux ultra-violets, une technique qui intéresse de plus en plus d’entreprises du secteur des cleantechs. Plus précisément, le concept est d’utiliser des cristaux de quartz pour « alimenter » les rayons UV, et leur permettre de « scanner » efficacement l’eau à traiter, et d’assurer une bonne synchronisation du flux à traiter : il faut savoir contrôler le flux d’eau entrant pour que les UV ne soient pas « dépassés » par la quantité à traiter.

Le bénéfice, comme souvent dans les technologies propres, est double : écologique, d’abord, avec l’abandon d’agents chimiques, et économique, ensuite, car l’achat de ces agents coûte cher. Cleantecnica ajoute que d’autres industries que l’assainissement ou les municipalités pourraient être intéressées, comme les producteurs de fruits de mer et les éleveurs de poisson : une eau propre sans agent chimique donne des poissons en meilleure santé, et que l’on a moins besoin de traiter aux antibiotiques.

Dans le même domaine, les Chinois avaient également trouvé un moyen doublement intéressant de purifier les eaux usées avec de la ferraille. Vous pouvez également retrouver nos archives du 5e Forum de l'eau d'Istanbul où nous avions évoqué dans les grandes largeurs la thématique de l'eau au XXIe siècle.

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Une nouvelle méthode de dessalement solaire

mardi 9 février 2010

Un étudiant doctorant en hydrologie de l'Université du Nevada, Reno a développé un nouveau procédé de dessalement d'eau à bas coût qui utilise comme énergie celle du soleil.

"Des centaines de lacs à travers le monde - tels que le Grand Lac Salé, la mer de Salton, la mer d'Aral et le lac Walker, ici au Nevada - subissent à la fois une baisse des niveaux d'eau et une augmentation de la salinité, 2 phénomènes résultants de l'activité humaine et d'un processus naturel" a indiqué Francisco Suarez. Et d'ajouter, "les niveaux de salinité élevés sont dangereux et non soutenables pour la vie aquatique".

Francisco Suarez a mis au point un processus de stratification artificielle saline capable d'emprisonner la chaleur solaire au fond d'un bassin avant de capter l'énergie et alimenter le système de filtre à membrane, récemment breveté par l'Université. Le système est conçu pour aider à préserver les écosystèmes de ces régions en bassin fermé où il n'y a pas d'écoulement d'eau alors que le taux d'évaporation demeure élevé, laissant une forte concentration de minéraux et de sels. La saumure stockée dans la partie inférieure de l'étang peut atteindre des températures supérieures à 90 degrés, suffisamment chaude pour alimenter directement des systèmes de chauffage, de dessalement thermique, ou autres applications ayant besoin de températures thermiques relativement basses. " Nos résultats montrent que sur une période de deux semaines, la température au fond de l'étang a augmenté de 20°C à 52°C. Et, même si la couche isolante est érodée par la diffusion à double convection, l'étang solaire est resté stable", explique Suarez.

A petite échelle et dans des conditions de laboratoire, l'expérience s'est avérée concluante. Le réservoir de 1500 litres était équipé de capteurs de température afin de surveiller le processus de dessalement d'eau. La prochaine étape pour l'étudiant et le groupe de recherche sera de construire un projet-pilote de démonstration d'un système de dessalement d'eau à faible température dans un environnement ouvert. "Nous travaillons actuellement sur un projet de construction d'un système analogue sur le lac Walker, où les matières dissoutes ont augmenté d'un facteur cinq, un niveau malsain pour la vie aquatique, d'autant plus que le niveau d'eau est descendu de 42,6 mètres au cours des 100 dernières années", a déclaré le Professeur hydrologue Scott Tyler.

Le coût de fonctionnement du système est négligeable, car il utilise l'énergie renouvelable du soleil, piégée, sous forme de chaleur dans le fond de la lagune, afin de pourvoir aux besoins électrique du système d'épuration. "Cela peut fonctionner 24 heures par jour en utilisant l'énergie stockée. Très peu d'électricité serait utilisée" a déclaré Francisco Suarez. "Pour chaque acre de surface d'un étang, nous pouvons extraire 3 acres d'eau douce au bout d'un an environ".

Source : Enerzine

+ d'infos sur l'eau avec notre série sur le 5e Forum mondial de l'eau à Istanbul (2009)


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Vidéo : L’innovation technologique dans l’eau en Israël.

mardi 2 mars 2010


Voici une vidéo intéressante dans notre série qui touche aux technologies propres de l’eau. Nous avions couvert le 5e Forum mondial de l’eau à Istanbul en mars 2009 (des risques d’engloutissement de grandes métropoles comme New York au financement de l’économie de l’eau propre), et évoqué certaines d’entre elles comme le nettoyage de l’eau par les UV, et même par la ferraille en Chine.

Cette vidéo nous montre comment fonctionne ce secteur en Israël. L’innovation dans les cleantechs y est productive, avec des technologies d’épuration des eaux ou encore le concept d’échange de batterie pour les véhicules électriques avec Better Place (qui devrait gérer l’expoitation des batteries des voitures Renault).



On y apprend notamment que le concept de smart water fait de plus en plus d’émule. Le salon Water Tec, qui a eu lieu à Tel-Aviv il y a peu, mettait en lumière le lien entre industrie informatique et gestion de l’eau. A l’instar de la smart grid pour l’électricité (la « grille » est gérée comme un réseau d’informations issus de capteurs qui transmettent en temps réel leurs mesures), les géants des réseaux informatiques (IBM, notamment) se sont lancés dans l’optimisation du réseau d’eau par l’informatique.

25% de l’eau potable dans le monde est perdue à cause de fuites. Les entreprises des télécoms, des réseaux et de l’informatique ont d’évidentes affinités avec la gestion d’un réseau d’eau qui peut rappeler la structure physique du web.

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L'irrigation écolo et solaire avec Aquarius

lundi 11 mai 2009

C’est l’initiative de deux jeunes Turcs et on comprend pourquoi le forum de l’eau avait eu cette année lieu à Istanbul (NeoMansLand). La Turquie, pays éminemment menacé par le manque d’eau, doit trouver un moyen d’en consommer moins, et comme partout ailleurs dans le monde, c’est dans l’agriculture que les gains les plus importants peuvent être réalisés.

L’idée d’Aydin Oztoprak, c’est de combiner en fait plusieurs concepts propres : un capteur qui permet de mesurer en temps réel l’humidité du sol à irriguer (nous faisant penser un peu à la smart grid, en un sens), dont l’énergie est alimentée par un petit panneau solaire. Le tout pour mieux irriguer une parcelle en fonction des besoins réels des cultures (qui peuvent fortement varier d’un jour à l’autre, selon qu’il fasse très chaud et sec ou doux et légèrement humide).
Le système Aquarius est d’une étonnante simplicité (c’est aussi l’un des traits des technologies propres : des idées simples mais très bien mises en œuvre) comme en témoignent ces quelques prises.



A noter : ce jeune inventeur turc est à la recherche de partenaires pour investir dans sa technologie. Quand on se rappelle qu’un dollar investi dans les technologies de l’eau peut rapporter de 3 à 34 dollars… il faut foncer !

+ Nos infos sur le forum de l'eau
+ L'eau, cet or bleu (1/34)
+ Après la smart grid, place à la "smart water"

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Capturer le Co2 sous terre pour en extraire de l’énergie géothermique

mardi 8 décembre 2009


Ce sont là deux techniques bien différentes et pourtant elles pourraient créer un « combo » des plus intéressants. En principe, quand on parle d’enfouir du Co2, c’est dans le cadre de son stockage (ou capture). L’idée de combiner ces émissions à la production d’énergie par la géothermie pourrait être réalisée rapidement (TreeHugger), grâce à une dizaine de projets qui bénéficient de subventions de l’administration américaine. L’idée, c’est que le Co2 que l’on « injecte » sous terre dans des régions chaudes peut ramener de la chaleur en surface, pour usage de chauffage ou de génération d’électricité.



Le supercritical Co2 se situe au « critical point » de ce schéma.

Car le problème avec l’eau, c’est qu’elle peut fissurer les rochers sous terre et causer, à terme, des micro secousses sismiques. En 2 000, des chercheurs du Los Alamos National Laboratory avaient suggéré de remplacer l’eau habituellement utilisé en géothermie par une forme de Co2 (le « supercritical Co2 ») , en fait du Co2 pressurisé, mi-gaz, mi-liquide, qui est beaucoup moins visqueux que l’eau et donc plus « fluide » dans la roche. De plus, un effet de siphon, du à la différence de densité entre le supercritical Co2 qui descend et les gaz chauds qui remontent à la surface, peut permettre de réduire les coûts de pompage de la géothermie à l’eau.

Dernier avantage, de taille, plutôt que d’utiliser de l’eau, une ressource précieuse et rare (on en avait parlé au 5e Forum de l’eau mondial à Istanbul, en mars), c’est ce fameux Co2 que l’on cherche à réduire de partout qui serait, littéralement, « envoyé par le fond ». Un projet de géothermie au Co2 permettrait ainsi de capturer l’équivalent de 70 ans d’émission de Co2 d’une centrale au charbon de 500 MW.

Ne manque plus que les tests grandeur nature pour tester la stabilité de cette idée !


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Pour un meilleur financement des technologies smart water

lundi 28 juin 2010


Si vous nous lisez, vous connaissez notre penchant pour les systèmes de gestion intelligente des réseaux. Nous vous parlons régulièrement des investissements, directs ou indirects, des géants de l’informatique et de l’internet dans le secteur des technologies propres : Google dans la smart grid et l’éolien plus récemment, Microsoft dans la constitution d’écrans de suivis de consommation d’électricité pour les ménages et les voitures électriques, IBM dans la gestion optimisée des réseaux d’eau (smart water)… Le concept est simple, il s’agit d’un ensemble de technologies de l’information que l’on greffe sur les réseaux de distribution d’énergie (électricité) et désormais d’eau. Des capteurs installés un peu partout, de la centrale au domicile, pour permettre de mesurer en temps réel grâce à la connexion Internet l’évolution des flux distribués, et de les optimiser.


Le marché de la smart grid, nous précise Cleantechies, devrait avoisiner les 15 milliards de dollars en 2015, et les géants de l’informatique se sont logiquement rués sur ce champ nouveau qui met en pratique leur expertise des réseau (voir comment la Silicon Valley est en train de se convertir à ces technologies). Cisco et IBM ont beaucoup investi, et l’administration US, sous la houlette du Prix Nobel Steven Chu qui dirige le Département à l’Energie, a accordé en octobre dernier des aides d’un montant de 3,4 milliards de dollars.



Le smart water est pourtant un peu le parent pauvre de la smart grid (électricité), des sommes conséquentes sont investies dans la production, le traitement, mais assez peu dans le réseau en lui-même, notamment dans sa mise au temps réel grâce aux technologies de l’information. Or, sans ces précieuses données, il est très difficile de gérer ce réseau (il n’y a par exemple pas de compteurs d’eau intelligent à domicile, alors que les premiers compteurs électriques intelligents ont débarqué en France avec ERDF à Lyon il y a peu).



Il faudrait, par exemple, pouvoir récolter des données sur le flux disponible et la pression dans les conduits de distribution pour synchroniser en temps réel offre et demande. Pour rappel, investir dans l’eau peut s’avérer très rentable, les experts réunis au 5e Forum Mondial de l’eau à Istanbul avaient avancé que chaque dollar investi dans les technologies de l’eau pouvait rapporter entre 3 et 34 dollars.



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Les investissements dans la désalinisation vont croitre.

jeudi 2 décembre 2010

Les technologies de désalinisation sont l’une de celles à suivre au XXIe siècle, comme nous le rapportions il y a près d’un an et demi au Forum de l’eau d’Istanbul. Ce nouvel « or bleu », qui devient rare, contaminé et pourtant ô combien nécessaire, fait l’objet de la part des technologies propres de beaucoup d’attention. Treehugger estime que d’ici 2016, les investissement dans les techniques de désalinisation, qui vont permettre à certains pays de soulager leur stress hydrique, augmenteront de 191%.





Au total, donc, les investissements devraient atteindre 3,3 milliards de dollars par an en 2016 aux Etats-Unis (et 16,6 milliards pour l’ensemble de la planète). Actuellement, les Etats-Unis ont une capacité de désalinisation de près de 8 800 millions de litres d’eau par jour. Un chiffre qui devrait passer à 13 000 millions de litres en 2016. D’ici là, le coût total des installations qui permettent de traiter l’eau de mer passera de 820 millions de dollars à plus de 1,3 milliards.





La conclusion de cette équation, c’est que malgré le coût encore élevé des technologies de désalinisation, les Etats investissent, car ils n’ont pas réellement le choix (au sujet de l’eau, voir notre article récent sur la gestion des eaux municipales par la ville de Los Angeles pour comprendre l’urgence de la situation). La désalinisation consomme de l’énergie, beaucoup, et l’impact environnemental est loin d’être neutre. Mais c’est politiquement, plus que technologiquement ou environnementalement, que la décision d’investir s’envisage. Sans eau, on ne va pas loin.



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Le WatCleaner pour nettoyer les mers

lundi 17 août 2009

La pollution de l’eau, ou plutôt sa dépollution, est un enjeu majeur dont nous vous avions parlé lors du 5e forum mondial de l’eau à Istanbul, en mars dernier. Nous vous avions présenté quelques innovations (comme le Smart Water d’IBM) quelques cas critiques (notamment le risque d’engloutissement des grandes mégalopoles littorales) et l’intérêt d’investir dans les technologies de l’eau.

Ci-contre, le schéma explicatif du fonctionnement du WatCleaner Robot, du designer industriel chinois Ye Yao. Le robot est conçu principalement pour la détection d’ordures flottantes ou stagnantes dans les eaux (et même de nappes d’hydrocarbures), et a déjà remporté un prix du design au Japon en 2007 (TreeHugger).




Deux technologies sont vraiment passionnantes sur ce robot marin. D’une part l’organisation des capteurs, qui sont capables de distinguer plusieurs types d’objets, et de ne traiter que les déchets (et pas les poissons, par exemple). Les capteurs permettent également le transfert des données à Terre.



L’autre, encore plus impressionnante, est le traitement même des déchets repérés et recueillis : un « tampon » absorbant pour les hydrocarbures, et surtout un broyeur à ordures intégré qui désintègre les déchets recueillis pour les rejeter sous forme de vapeur d’eau, comme une baleine ! L’étonnant robot serait possiblement alimentée en énergie par des panneaux solaires (un peu comme le cargo de transport Toyota dont nous vous avions parlé).

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