Un atlas environnemental de l’Europe par Microsoft

mardi 19 janvier 2010


Après Google dans la smart grid et les énergies nouvelles ou IBM dans la gestion informatisée des systèmes d’eau, c’est au tour du géant de l’informatique Microsoft de se lancer dans les technologies propres, en lançant un Atlas environnemental de l’Europe, en collaboration avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence environnementale européenne (EEA). L’objectif est d’aider à la prise de conscience sur les thématiques écologiques, notamment le changement climatique (Treehugger).

Que peut-on y voir ? L’ouverture des routes maritimes dans la mer Baltique alors que la calotte glaciaire continue de fondre (voir les images comparatives de la NASA), une invasion de plancton vert-sombre près des côtes irlandaises, la réduction des terres arables en Géorgie… Cet atlas interactif, lancé à Copenhague, s’attache donc à livrer des « histoires » de manière visuelle, comme le précise le « stratège vert » de Microsoft, Rob Bernard : « Les histoires de l’atlas, que l’on appréhende visuellement à travers l’Europe, peuvent aider les gens à comprendre comment le monde change en raison du réchauffement climatique, grâce à des exemples de bonnes pratiques de municipalités, d’associations ». On peut ainsi obtenir des détails sur Thisted, une ville danoise qui est presque neutre en carbone (Copenhague souhaitait de son côté être la première capitale sans carbone d’ici 2025).


Du côté de l’ESA, on est satisfait également : « les avantages de l’imagerie satellitaire sont évidents, il n’y a que depuis l’espace que l’on peut avoir une vue d’ensemble », souligne Volker Liebig, directeur de l’observation terrestre. Le partenariat ESA/Microsoft avait déjà permis de bâtir la plateforme « Eye on Earth », mélange de données scientifiques et de données participatives mises en lignes par les internautes.

En fait, la stratégie de Microsoft est plus large en ce qui concerne l’environnement (notamment car ses rivaux Google ou IBM ont récemment investis dans l’économie verte, de la production d’énergie solaire à l’optimisation des réseaux de distribution d’électricité et d’eau). D’autres outils, comme MapmyClimate (sur l’impact des habitudes de consommation) ou Project2Degrees (mesures des émissions par ville), avaient en quelque sorte ouvert la voie.



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Le Maroc mise sur le stockage d'énergie sous forme d'eau pour produire son électricité

lundi 18 janvier 2010



A 200 kilomètres à l'est de Casablanca, au pied de l'Atlas, juste au-dessus de la bourgade d'Afourer, un dispositif hydraulique digne des Shadoks strie la montagne d'un filet clair. Deux réservoirs d'eau de 1,3 million de m3 sont reliés par un "pipeline". Entre les deux bassins, deux unités de production hydroélectrique forment le coeur du système. A certains moments, l'eau descend ; à d'autres, elle monte.

Baptisé station de turbinage et pompage (STEP), ce système permet au Maroc de lisser les variations de production de l'éolien et du solaire et de répondre rapidement aux éventuelles pointes de consommation.

Moins médiatisée que l'éolien et le solaire, l'énergie hydroélectrique se trouve pourtant une place de choix dans le développement des énergies renouvelables. Avec des dispositifs qui se démarquent des barrages classiques. Une STEP fonctionne autour d'un aller-retour. Lorsque le réseau a besoin d'électricité, l'eau est libérée du réservoir haut et dévale dans les tuyaux pour alimenter les turbines des unités de production électrique.


La STEP d'Afourer peut ainsi produire 460 mégawatts (MW), soit l'équivalent d'une centrale à charbon. L'eau déversée dans le bassin inférieur est repompée vers le lac supérieur lorsque le besoin d'électricité, et son prix, sont moindres. En général, la nuit. Au total, le rendement d'une STEP - entre l'énergie produite et celle qui est consommée - est de l'ordre de 70 % à 80 %.

La STEP d'Afourer, commandée au français Alstom, a été mise en place fin 2004. Abdellah Moati, le directeur de la production de l'Office national de l'électricité (ONE), souligne la gestion délicate de la demande en électricité de son pays et le nécessaire stockage d'énergie. "Les centrales thermiques classiques, au charbon, qui fournissent une très grande part de l'électricité du pays, fonctionnent de manière optimale lorsqu'elles sont à plein rendement, note-t-il. Le surplus de leur énergie peut être stocké et restitué par la STEP. Par ailleurs, en cas de pointe de la consommation, l'accroissement de la production d'électricité par des centrales à turbines à gaz représentant un coût élevé, il est plus rentable d'utiliser la STEP.."

L'équation économique de la STEP d'Afourer est améliorée par le fait que le pompage de l'eau vers le lac supérieur, pendant la nuit, se fait avec de l'électricité importée à coût très compétitif d'Espagne.

Mais l'objectif de l'ONE est aussi la composition avec la STEP d'un portefeuille d'énergies équilibré. Le Maroc affiche l'objectif de produire en 2020 près de 20 % de son électricité grâce aux énergies renouvelables, explique Saïd Mouline, directeur général du Centre développement des énergies renouvelables. Or "l'association de la STEP et des énergies renouvelables offre plus de stabilité dans l'alimentation du réseau", note Adbdellah Saphar, qui supervise pour l'ONE l'exploitation des énergies renouvelables dans le sud du Maroc.

Les STEP peuvent être déclenchées très rapidement, en quelques minutes. Et contrairement à l'hydroélectricité classique, où l'eau n'est pas récupérée, elles sont relativement protégées des risques de sécheresse, même si l'apparition de boues, due à l'assèchement des cours d'eau qui approvisionnent le bassin, peut parfois poser un problème.

"Il y a un regain d'intérêt pour toutes les formes de stockage d'énergie et la STEP répond bien à ce besoin de stockage massif", analyse Cédric Philibert, expert au sein du département des énergies renouvelables de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). L'eau offre un stockage d'énergie plus facile et plus long que les sels fondus ou l'hydrogène. Selon les estimations de l'AIE, près de 100 GW de STEP sont installées ou en cours de création dans le monde, et il existerait un potentiel pour multiplier par dix cette capacité.

La France figure parmi les pays déjà conquis : dans l'Isère par exemple, EDF a associé une STEP au barrage de Grand'Maison. De l'autre côté de l'Atlantique, Steven Chu, le secrétaire à l'énergie de l'administration Obama, aime lui aussi souligner le rôle essentiel que peuvent jouer les systèmes de pompage-turbinage pour le stockage de l'énergie.

Des projets à plus long terme envisagent la création de systèmes reliant des bassins de pompage terrestres, ou des atolls artificiels surélevés, et la mer. Au Maroc, convaincu des avantages de la STEP, l'ONE se prépare à en construire une deuxième près d'Agadir et une troisième au nord du pays.

Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/02/le-maroc-mise-sur-le-stockage-d-energie-sous-forme-d-eau-pour-produire-son-electricite_1286705_3244.html


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Les investisseurs dans les cleantechs confiants en 2010

vendredi 15 janvier 2010

Nous vous avions montré l’évolution des dépenses dans les technologies propres au niveau mondial ces 3 dernières années, et 2010 devait être une meilleure année que 2009. Ce pronostic semble se confirmer puisque malgré l’échec du sommer de Copenhague, les investisseurs du secteurs ont d’autres bonnes raisons de garder le moral (Cleantechnica).


Une étude de Jefferies, un investisseur qui a réuni récemment à Londres 200 investisseurs (représentant 400 milliards d’actifs) sur le thème des cleantech, estime qu’au delà de Copenhague, ce sont les subventions des Etats et la reprise sur les marchés financiers mondiaux en 2010 qui seront les facteurs d’un bon cru 2010 pour le secteur des technologies propres.

Les investissements devraient donc rester globalement positifs, et particulièrement forts en Europe. Au niveau mondial, ce seront donc près de 160 milliards de dollars qui seraient investis, avec le soutien de la puissance publique, comme le précise Bruce Huber, directeur des investissements cleantech en Europe de Jefferies : « Ce qui est clair, c’est que les initiatives locales des gouvernements et les accords internationaux qui visent à freiner le réchauffement climatique sont fondamentaux dans la poursuite de la croissance du secteur des technologies propres ».

L’étude souligne également que sur les 200 investisseurs sondés, la moitié estime que la voiture électrique sera un marché grand public, de masse, dans moins de 5 ans. On a déjà hâte d’y être !


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Neuf pays d’Europe pour construire un super-réseau d’éoliennes en Mer du Nord

mercredi 13 janvier 2010

Neuf pays européens (l’Irlande, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Suède, le Danemark, la France et l’Allemagne) ont fait un premier pas vers l’installation d’un super-réseau d’éoliennes offshore en Mer du Nord… un projet où les moyens seraient mutualisés, chacun ayant des « billes » différentes à apporter (les danois sont par exemple en pointe dans la construction d’éoliennes dites « flottantes »).

Le North Seas Countries Offshore Grid Initiative relève pour l’instant plus de l’initiative politique que d’un véritable plan établi et daté, mais cela pourrait constituer un développement important pour les énergies renouvelables en Europe – l’éolien offshore est promis à un bel avenir par l’ensemble des experts, ne restent que des détails techniques (résistance des turbines au sel, par exemple) à franchir.

Mieux, Treehugger suggère que la Norvège rejoigne ce projet, car sa capacité en énergie hydrolique (barrages) pourrait servir de « batterie » à ce champ offshore. Ainsi, en période de vents forts, les Norvégiens, qui disposent d’un accès très large à la Mer du Nord, pourrait mettre en veille leurs turbines hydroélectriques pour n’utiliser que la production des éoliennes du projet, évitant ainsi des pertes d’énergie.


Ci-contre, un autre projet européen visant à établir un réseau électrique transnational. Le projet North Sea prendrait tout son sens sur cette nouvelle grille.


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Pourquoi il faut s’occuper de l’efficacité énergétique des datas centers

mardi 12 janvier 2010

Les datas centers sont un peu l’angle mort des cleantechs, même si cela est de moins en moins vrai, comme nous vous l’avions montré avec les expériences de The Green Grid (localiser les data centers dans les "points froids" du continent nord-américain) et d’IBM (co-génération de chaleur pour les habitations proche des datas centers). Pourquoi parle-t-on tant de ces centres de données ? Tout simplement parce qu’ils sont les cerveaux de l’Internet et qu’à ce titre ils sont de plus en plus sollicités. L’Université de Californie – San Diego précise ainsi que les Américains « consomment » près de 34 Go d’information par habitant et par jour… soit l’équivalent de 5 millions de disques durs (TreeHugger).


D’où vient ce chiffre astronomique ? Des vidéos de YouTube aux journaux en ligne en passant par la TV sur les téléphones portables ou de la radio numérique. Et il en faut, de l’énergie, pour maintenir à une température acceptable les serveurs sur lesquels sont stockées ces informations. L’Université de Californie précise que la consommation d’information a augmenté de 2,6% par an entre 1980 et 2008, et même si ce chiffre concerne principalement la radio et la télévision, ces médias sont eux aussi friands de datas centers puisque toute leur production est désormais informatisée (et mise en réseau).

Mieux, « grâce aux ordinateurs, un tiers des mots que l’on utilise sont échangés de manière interactive » (lecture d’article, mise en ligne de commentaires, envoi de mails, etc). Pas de surprise donc, les datas centers comptent pour près d’1% de la consommation électrique mondiale, et ils émettent presque autant de Co2 que l’aviation.



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Les pires inventions des cleantechs en 2009

lundi 11 janvier 2010

Après vous avoir présenté la semaine passée les meilleures inventions 2009 dans le secteur des technologies propres, voici cette semaine les innovations les moins heureuses du secteur. Celles qu’il faut garder en tête pour avancer plus loin en 2010.

1. Le casque audio bluetooth solaire

Sur quels appareils n’a t-on pas tenté de placarder quelques panneaux solaires ? Les téléphones, les ordinateurs, les toits des fermes… mais le design ne suit pas toujours, comme le montre ce casque.


2. Une corbeille recycle automatique le papier jeté en objets.

Recycler, le principe est évidemment séduisant. Mais pas quand il s’agit d’un tout-en-un qui choisit de vous rendre en objet de papier maché ce que cous avez jeté précédemment.



3. L’ordinateur portable pliable

Fabriqué avec des matériaux minimalistes, la technologie OLED pour l’écran, ce portable pliable espère remplacer tout à la fois l’ordinateur portable, les liseuses (type Kindle), les tablettes (utilisées par les graphistes et en projet pour le grand public chez Apple et Microsoft). Quelqu’un pour y croire ?

4. La cafetière solaire

Faire du café avec de l’énergie solaire ? Pourquoi pas, mais ce modèle semble ne pas faire l’affaire : le panneau solaire, de très petite taille, devrait être exposé aux rayons du soleil (que l’on ne « capte » pas toujours chez soi) un long moment avant de pouvoir vous servir une tasse.


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2010 sera un bon cru pour les Cleantechs

vendredi 8 janvier 2010

L’année 2010 sera un excellent cru des technologies propres comme le rappelle Bloomberg, avec près de 200 milliards de dollars d’investissements de prévus, une somme record en hausse de 50%, qui recouvre aussi bien l’investissement public que privé.

Côté « public », ce sont bien évidemment aux plans de relance « verts » que l’on doit l’apport de près de 60 milliards de dollars (notamment en Asie avec la Chine, mais sans oublier les Etats-Unis d’Obama et sa promesse de 5 millions d’emplois verts). Dans l’investissement privé, on ne compte plus les grandes entreprises qui investissent dans le renouvelable, chacun gardant jalousement ses projets, comme cette major pétrolière indienne qui investit dans le biocarburant algual, Panasonic qui mise 1 milliard dans les cleantechs ou encore la SNCF et ses paris sur les voitures électriques.



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