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NFC, batteries solaires, matériel optimisé pour moins consommer : la technologie au service du développement durable

dimanche 12 juin 2011

Il n’y a pas que les clean techs et les technologies propres qui peuvent avoir un impact sur l’environnement.

Notre ancienne ministre de l’environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, martelait à juste titre il y a quelques années que « c'est probablement dans la convergence de la "high tech" avec la "green tech" que se trouvent les technologies de rupture qui permettront de changer le monde, ou d'accompagner la transformation radicale désormais indispensable. Pour des raisons techniques, tout d'abord. L'économie verte nécessite beaucoup de technologies numériques pour développer la domotique, la gestion intelligente des réseaux électriques, ou encore les énergies renouvelables qui sont des énergies décentralisées, qui réclament donc une gestion fine de connexion via les réseaux. Mais l'économie numérique participe également à la création d'un nouveau service, par nature plus économe en énergie : celui qui consiste à produire le bien ou le service dont vous avez besoin au moment où vous en avez besoin. Par exemple, on n'achètera plus une voiture mais un service de mobilité, ce qui évitera de surconsommer un bien, de gaspiller une ressource rare et permettra de répondre à un objectif environnemental. »

Que peut-on en dire aujourd’hui ?


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Les améliorations technologiques : Téléphones mobiles solaires et recyclable, télévisions qui consomment moins


Plusieurs produits sont sortis récemment, qui visent à intégrer les technologies propres. C’est le cas du Samsung Blue Earth, dont la face de panneaux solaires exposée une heure à la lumière, même par temps couvert, permet 20 minutes de conversation avec le Blue Earth. A noter que les portables sont aujourd’hui recyclables ; les grands opérateurs ont mis en place des circuits à cette fin. Les télévisions ont aussi été optimisées, avec les nouveaux écrans consomment moins d’énergie et durent plus longtemps (environ 100 000 heures, soit 30 ans).



La dématérialisation : grâce à Cityzi, plus de gaspillage de papier et de plastique avec la dématérialisation des cartes de fidélité, des coupons ou des tickets de transport


Petit quizz. Combien faut-il pour qu’un ticket de métro ou de bus se dégrade naturellement ? 1 an. Et pour une carte de crédit ou de fidélité ? 1 000 ans. Tous ces déchets sont amenés progressivement à disparaître, avec l’arrivée de cityzi. Le service lancé par les grands opérateurs de téléphone français utilise la norme NFC ou « communication en champ proche », qui permet d’échanger des informations à quelques centimètres d’intervalles seulement entre deux systèmes, comme un Bluetooth amélioré. Cette technologie devrait permettre de réduire l’empreinte écologique les utilisateurs. Le téléphone cityzi permet de payer, de valider son titre de transport, de gérer ses cartes de fidélité dématérialisées, etc. Les économies de papiers sont importantes : plus besoin d’imprimer de ticket, de bon, de carte et autres formulaires en masse.



Les mises en réseaux au service des comportements vertueux : le cas du covoiturage


Le Figaro rappelait en décembre 2010 les excellents chiffres du secteur du covoiturage, et notamment du leader Covoiturage.fr, qui a doublé son activité en décembre, passant de 30 000 requêtes par jour à 60 000. Le paysage du covoiturage est de plus en train de changer avec la démocratisation des smartphones et la capacité toujours accrue des voyageurs à se connecter en toute mobilité. L’autre solution du covoiturage dynamique rentre dans cette catégorie, en s’appuyant à la fois sur la 3G (haut débit sur le mobile) et le GPS pour synchroniser offre et demande, et même paiement (via un système de portemonnaie électronique). Les sociétés comuto, filiale de covoiturage.fr, ou covivo se sont lancées sur ce créneau porteur.


On peut le voir ici, le mobile est au cœur de la convergence entre technologies de l’information et technologies propres : amélioration des équipements (le portable solaire), dématérialisation (le NFC de cityzi), mise en réseau mobile (covoiturage dynamique ou mobile d’un comuto ou d’un covivo).


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Le covoiturage dynamique pour économiser et « écologiser »

mardi 2 février 2010

Une étude du centre de recherche de Nokia intitulée « Empty seats travelling » donne à voir un aperçu de ce que peut valoir, financièrement et écologiquement, le développement du covoiturage dynamique (pour rappel, cette version du covoiturage permet aux conducteurs et passagers connectés à un service en temps réel de connaître les disponibilités de chacun et d’optimiser leurs déplacements, en ville comme pour des trajets plus longs). Au niveau mondial, il y a plus de 500 millions de voitures, dont 236 millions pour les seuls Etats-Unis. Ces voitures parcourent près de 5 000 milliards de kilomètres par an. En s’appuyant sur une hypothèse déjà haute (un remplissage de la voiture de 2 places, alors que les statistiques montrent que le taux d’occupation d’une voiture est plutôt de l’ordre de 1,3 personne par voiture; et 5 cents par kilomètre et par siège), Nokia estime que la valeur des « sièges inoccupés » serait d’environ 500 milliards d’euros. Et c’est bien le développement de la téléphonie mobile connectée à Internet qui peut réveler ce gisement.

Les télécommunications doivent donc permettre la mise en relation des demandeurs (passagers) et des offreurs (conducteurs) qui ont chacun un intérêt à la chose : financier (le conducteur est rémunéré par les passagers, les passagers paient moins cher un déplacement précis), écologique (moins de voitures en circulation, moins de bouchon et de « stop-and-go » si pollueur), et social (nouer des connaissances, partager ses ressources intelligemment). A tel point que l’étude Nokia imagine même une scène où un couple se demanderait « qui prend la voiture, et qui prend le portable ? » avant de partir au travail le matin.

Nokia recense aussi la manière dont les NTIC débloquent les craintes des usagers potentiels. « Voyager avec des inconnus ? » pas si les applications permettent d’évaluer les utilisateurs, comme c’est le cas sur eBay ou d’autres sites où les transactions sont évaluées. « Monter dans une voiture dont on ne sait rien ? », pas avec un système d’authentification des usagers. « Trop compliqué d’organiser des parcours et des emplois du temps ? », si c’était le cas avec le covoiturage classique, le dynamique synchronise en temps réel les utilisateurs (grâce à un système « push »). « Les gens ne sont pas prêts à changer pour l’environnement ? », là encore, si c’est votre entreprise, votre mairie ou votre association qui s’en occupe pour économiser et « écologiser » sur le transport, ça aidera. « C’est une technologie compliquée », eh bien pas tant que ça, surtout depuis que la géolocalisation et le web en temps réel se sont démocratisés.
On est donc à des années-lumière de l’auto-stoppeur, sa pancarte en carton et son air un peu louche, il faut l’avouer. Le covoiturage dynamique partage le destin de ces innovations qui ont mûri sur des décennies, souvent faute des bonnes technologies. La plupart des téléphones vendus actuellement sont équipés du réseau 3G, et sont donc capables de se connecter en temps réel à Internet, et la géolocalisation est rentrée dans les moeurs des utilisateurs des Google maps, de l’iPhone ou du Tom-Tom. Et comme le disait Victor Hugo, « rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue ».

On peut ajouter que le covoiturage est rendu de plus en plus accessible avec le développement du marché des téléphones mobiles, notamment les smartphones. Avec une connection 3G ou Wifi et les possibilités qu’offre la géolocalisation, le concept de covoiturage en temps réel (ou CTR) va permettre. Une start-up incubée à Sciences Po avec le soutien d’Oseo et de l’Ademe, Covivo, s’est lancé sur cette part du marché du covoiturage. Dès qu’ils sont connectés au réseau Covivo (via leur iPhone, par exemple), conducteurs et passagers sont informés en temps réel des possibilités de covoiturage. Cette innovation, portée par deux Lorrains, Matthieu Jacquot et Marc Grosjean, est également soutenue par la région Lorraine.

+ un cas pratique pour savoir combien économiser et « écologiser » sur un trajet de 30km, à 3 plutôt que tout seul.

source : Covoiturage Dynamique

TechnoPropres

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