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Peindre les montagnes en blanc sauvera-t-il les glaciers ?

mardi 20 juillet 2010


Voici un projet qui se rapproche des techniques de géo-ingénieurie dont nous vous parlons de temps à autre. Il s’agit de projets dont le principe est qu’à un problème aussi global que le réchauffement climatique il faut des solutions à échelle globale, c’est à dire à la taille de la planète, et en se servant de mécanismes physiques ou chimiques de très grande échelle. Nous avions ainsi vu comme les éruptions volcaniques étaient étudiées pour leur rôle de refroidisseur du climat. 7 projets majeurs de géo-ingénieurie sont également à l'étude actuellement (de la fertilisation des océans en fer à la reforestation par les airs). Cette fois-ci, le projet serait de peindre en blanc les montagnes pour réfléchir la lumière du soleil et éviter une partie de la fonte des glaciers (EcoGeek).



A ce sujet, nous vous renvoyons vers deux illustrations tout à fait sidérantes. Le première est un comparatif de l’avancée de la calotte glaciaire pris par la NASA entre 2004 et 2008, à la même période de l’année (ce qui confirme d’autres données de l’agence américaines qui affirmait que 2009, puis 2010 sont les années les plus chaudes de la décennie). L’autre série de clichés vous montrera l’évolution de photographies de tourisme prises dans des sites de glaciers de montagnes. En 50, voire 10 ans, le recul des glaciers est spectaculaire. Voilà pour le constat, voyons maintenant pour ce projet d’ingénieurie.




On sait que les pays chauds ont souvent des maisons claires, voire blanches de chaux (Grèce, Tunisie, Pérou, etc) pour réfléchir la lumière du soleil et éviter ainsi d’être « plombés » par la chaleur. La Banque Mondiale finance un projet au Pérou qui consiste à repeindre une partie du Chalon Sombrero, une montagne de près de 4 750m située près de la ville de Licapa. L’équipe d’Eduardo Gold a déjà repeint quelques deux hectares d’une peinture non polluante faite de blanc d’œuf industriel, d’eau et de chaux. L’objectif affiché est de repeindre le sommet en entier, soit 70 hectares, de rafraichir l’atmosphère et à terme de permettre au glacier de s’étendre. Ces 30 dernières années, le glacier a perdu 22% de sa surface.

Le projet bénéficié d’un prix de 200 000$ dans le cadre du concours « 100 idées pour sauver la planète ».


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Un bandeau solaire géant autour de la Lune

vendredi 25 juin 2010


Voici une solution à nos problèmes d’énergie qui semble tout droit sortie d’un livre de science-fiction, mais qui nous rappelle également beaucoup le concept de géo-ingénieurie, cet ensemble de technologies dont le principe est qu’à un changement climatique à l’échelle terrestre il faut répondre avec des solutions à la même échelle. Nous avions vu les propositions de faire entrer en éruption des volcans, ou de mettre en orbite des panneaux solaires géants. Cette fois-ci, le projet Luna Ring propose rien de moins que de ceinturer notre satellite pour en faire un générateur d’énergie (TreeHugger).




Shimizu, l’entreprise japonaise à l’origine de cette idée, ne peut pas être taxée de manque d’ambition, bien au contraire, et pourtant, son plan est déjà très détaillé. Le concept est simple : une ceinture de panneaux solaires ferait le tour de la Lune au niveau de son équateur (soit une longueur de 11 000km environ). L’énergie générée est convertie en micro-ondes ou en rayons lasers qui sont renvoyés en direction de la Terre à l’aide d’une antenne d’une vingtaine de kilomètre de diamètre. A la réception, sur Terre, les rayonnements sont convertis en énergie. Une sécurité fera en sorte que le rayon ne puisse être actif qu’une fois parfaitement synchronisé avec la réception sur Terre.




La largeur du bandeau serait initialement assez petite, mais en revanche elle pourrait faire jusqu’à 400km de largeur, de quoi alimenter en énergie propre l’humanité en entier. Voilà pour la partie « rêve éveillé », mais redescendons un peu sur Terre pour voir comment le tout pourrait être mis en pratique. Techniquement, le bandeau solaire serait construit par des robots eux-mêmes assemblés dans l’espace. Un maximum d’éléments lunaires seraient utilisés, le tout sous l’encadrement d’une équipe d’astronautes sur place. Ce projet doit se penser à l’horizon des 100 à 200 prochaines années. D’une part parce qu’il faudra du temps et beaucoup de moyens pour y arriver. ET d’autre part car si l’on se replace dans l’état d’esprit d’une personne de 1910 ou 1810 ce que nous vivons maintenant relève de la même rêverie éveillée.







Un autre projet toujours japonais de 21 milliards de dollars tentera d’ici 30 ans de mettre en orbite des panneaux solaires avec la même technologie sans fil de transmission de l’énergie.

Voir les 7 idées récemment sélectionnées comme les plus pertinentes de la géo-ingénierie : souffre dans l'atmosphère, calcaire au fond des maires...

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Les 7 projets de géo-ingénieurie dont on parle

mercredi 24 mars 2010

La géo-ingénierie, c’est un peu l’apprenti-sorcellerie des cleantech, avec cette volonté d’utiliser les mécanismes de fonctionnement de la planète (la tectonique, les éruptions, l’espace, les courants océaniques) pour la « soigner », ou en tout cas limiter l’impact du réchauffement climatique. Nous en avons évoqué certains ici comme la pose de miroirs dans l’espace ou la simulation d’éruption pour noircir une partie de l’atmosphère et empêcher les rayonnements de chauffer un peu plus nos climats. Voici selon Treehugger les 7 solutions de géo-ingénieurie qui pourraient « sauver l’humanité du changement climatique ».

Nous sommes bien dans le rayon de « la solution du pire », celle où un réchauffement serait tel que de vastes portions de la planète seraient inhabitables – et qu’il faudrait donc un remède global, à l’échelle de la planète elle-même.


Du souffre dans l’atmosphère
Une idée risquée car on n’évalue pas bien toutes les conséquences, mais qui est la plus citée. Il s’agit de bombarder l’atmosphère de particules de souffre pour diminuer la capacité d’absorption de lumière (et de chaleur) de l’atmosphère. Un peu comme une éruption volcanique à grande échelle. Mais la revue Science estime qu’il y a un risque réel de destruction total de la couche d’ozone.



Une machine à laver le carbone
L’Unversité Columbia serait à 2 ans de réaliser une machine à laver le carbone, capable de retirer une tonne de Co2 net de l’air chaque jour. De la taille d’un container maritime et d’un prix de 200 000$ pièce, cette laveuse piège le Co2 environnant, pour qu’il soit ensuite stocké ou enterré. Si l’idée semble séduisante, les volumes à traiter semblent complètement hors de portée d’une telle machine, dont il faudrait des centaines de milliers d’exemplaires.


Fertiliser les arbres avec du nitrogène
Résultat de ce « doping », les arbres seraient capables d’absorber plus de dioxyde de carbone et de réfléchir plus de lumière (son albédo). Alors, le « refroidissement » à portée de main ? Pas tout à fait, on ne connaît pas la relation exacte entre nitrogène et albédo, et à priori ce dopage ne concernerait qu’une partie des végétaux.





La reforestation par les airs
La déforestation aggrave le réchauffement par le double effet de la désertification (des zones claires qui attirent la chaleur) et une capacité évidemment diminuée d’absorption du Co2. Comme il faudrait des années pour replanter les zones atteintes actuellement, l’idée se développe d’égrainer des zones entières par avion. Un test avait été effectué et médiatisé par la chaine Discovery.


Tapisser le sol des océans de calcaire
Au lieu de s’attaquer au réchauffement, cette technique s’attaque aux conséquences connues d’une augmentation des températures : l’acidification des océans. En jetant du calcaire au fond des océans, on éviterait une trop grande variation du PH de l’eau (qui détruirait les coraux, pour commencer, et le reste peu après) et on gagnerait un moyen supplémentaire de capturer du Co2.



Fertiliser les océans avec du fer
En s’inspirant d’un processus naturel, il s’agirait de stimuler la capacité de photosynthèse du plancton en le nourrissant de particules de fer. Le problème, c’est que le Co2 capturé de la sorte doit ensuite « couler » en profondeur pour éviter d’être simplement retourné dans l’atmosphère. Et une expérience menée dans les îles du Crozet n’ont pas franchement convaincu, avec une séquestration de Co2 bien moindre qu’attendue.

Toutes ces techniques s’entendent évidemment à grande échelle, mais il serait bien préférable de ne pas en arriver là.


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Transformez donc ces déserts en forêts !

mercredi 18 novembre 2009

Dans la série des projets fous, on avait déjà la mise en orbite de miroirs géants en guise de panneaux solaires ou la sulfurisation des nuages pour ralentir le réchauffement climatique. Cette fois-ci, c’est les déserts qui sont promis à une nouvelle expérience de géo-ingénieurie, cette technique qui utilise tout simplement la planète comme outil de changement du climat. C’est une étude conjointe de la NASA et de l’école de médecine Mount Sinai de New York qui veut convertir les sables du sahara en une forêt verdoyante (Guardian).


Leur article, paru dans le Journal of Climate Change, conclut que cette idée est probablement la « meilleur approche à court-terme capable de mettre sous contrôle comlet les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique qui en résulte ». Rien que ça ! En plantant des végétaux à croissance rapide, comme l’eucalyptus, irrigués grâce à un système de canaux d’eau de mer préalablement déssalinisée, c’est tout un écosystème qui serait recréé. Rapidement, cette verdure génèrerait ses propres nuages et pluies tout en absorbant le Co2 de la planète. Le prix ? Moins cher que l’ensemble des programmes prévus de capture et stockage du Co2 actuellement.
« Le coût est énorme, mais la portée du problème à traiter l’est aussi » assure l’un des directeurs de ce programme, le biologiste Leonard Ornstein. Le coût estimé à presque 2 billions de dollars (soit 2 000 milliards) par an paraît énorme, écrasant, même, mais c’est sans compter une comparaison avec le coût des technologies de capture et de stockage du Co2, qui sont selon Ornstein de 800 milliards par an… pour seulement 20% du Co2 de la planète.

Le plan de reboisement du Sahara comporte aussi des effets secondaires intéressants, comme la mise à disposition d’une nouvelle source de bois (qui éviterait donc la déforestation de l’Amazonie, par exemple), ainsi que de biocarburant, avec le bois mort, une technique dont nous avions parlé il y a peu.


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