Du carburant à base de bois mort

jeudi 1 octobre 2009

Les forêts et les arbres, comme tout ce qui vit sur notre planète, meurent également. Et d’autant plus vite avec le réchauffement climatique, qui assèche certaines d’entre elles, ou qui les détruit en raison du nombre croissant de tempêtes (comme en France, ou la tempête dans les Landes en janvier 2009 avait rasé 300 000 hectares de bois). Après le café, la pastèque, voire l’urine et le chocolat, c’est donc au bois de contribuer au secteur des biocarburants (CleanTechnica).

C’est l’University of Georgia qui a pensé à convertir ces arbres morts en carburant, et si les recherches sont encore en cours, elles pourraient aboutir rapidement pour que dès 2010 on puisse rouler au bois. C’est un pas en avant assez net dans le secteur des biocarburants, car il n’y a pas besoin d’être raffiné avant d’être transformé en carburant diesel, mais c’est, de manière naturelle, un biocarburant qui émet très peu de souffre.



Le plus gros avantage de l’arbre mort réside quand même dans le fait qu’il ne s’agit pas d’une ressource que l’on « mange » habituellement (on pense au maïs, au colza), et dont la quantité va aller croissante en raison du changement climatique. Pas besoin d’eau, du coup, non plus. C’est aussi un moyen de recycler les arbres avant qu’ils ne relâchent le Co2 qu’ils ont accumulé dans leur vie, et de réduire les risques d’incendie (voir les incendies régulier autour de Los Angeles, ou en Grèce récemment, dans des forêts devenus de véritables brasiers en raison de la sécheresse des bois).

C’est la société Tolero Energy, de Californie, qui a acheté le brevet : « non seulement l’approche est socialement responsable, en évitant de prendre sur des terres cultivables, mais c’est également écologique, dans le sens où cela permettre d’ouvrir de nouvelles aires au reboisement, et, en même temps, permettre la production d’un biocarburant ».

TechnoPropres

1 commentaires:

yasmine 23 novembre 2009 à 08:02  

très bien mais comment feront les populations nomades pour se chauffer, et se nourrir sans le bois mort ils seront bien obligés de s'attaquer aux arbres vivants, et que restera t-il alors pour faire du bio carburant. les chercheurs iront s'approvisionner ailleurs et les populations nomades mourront de froid et de faim.
le bio c'est bien mais pas au détriment des populations qui vivent déjà de la nature.

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