Quelques chiffres sur l'homme, les océans et le Co2

vendredi 31 juillet 2009

Enerzine, toujours bien renseigné, nous relaie une étude réalisée par la France, les Etats-Unis, la Norvège et l’Espagne au sujet du Co2 d’origine humaine dans l’Océan Atlantique. Cette missions appellée CARBOOCEAN révèle que ce sont plus de 54 giga-tonnes (c’est à dire 54 milliards de tonnes – une voiture en émet comparativement 1 tonne par an) de Co2 qui sont imputables à l’activité de l’homme.

Les océans, nous l’avions vu ici, absorbent une partie importante du Co2 de la planète, à tel point que l’on envisage d’en faire un réservoir de Co2 (les puits de carbone, le stockage du Co2 y font référence, entre autres), mais quand il y en a tant, c’est la couche supérieure de l’eau qui sature rapidement, ne laissant passer que peu de lumière, et réduisant donc la capacité de photosynthèse du plancton. A partir de ce point, c’est l’ensemble de la chaine alimentaire qui est remise en question.


(en jaune-orange-rouge, les zones de l'océan "émettrices" de Co2. en bleue-violet, les zones de l'océan qui captent le Co2. via SeaFriends NZ)

Car les océans ont déjà absorbé la moitié de nos émissions de Co2 depuis la révolution industrielle (fin 18e / début 19e), sans quoi nous atteindrions des taux de Co2 dans l’air (le fameux taux de ppm) beaucoup plus élevés qu’ils ne le sont déjà (passés de 280 ppm en 1800 selon the New Scientist à près de 380 aujourd’hui). Mais utiliser l’océan comme « filtre » à Co2, c’est également l’acidifier, le Co2 se dissout dans l’eau en acide carbonique, un agent qui à sont tour dissout les récifs coraliens, menaçant encore une fois l’équilibre alimentaire des océans.

Bref, il ne faut pas prendre les océans pour une poubelle bienvenue qui accepterait sans broncher le Co2 d’origine humaine, et commencer à penser sérieusement à la dépollution de la Grande Bleue.

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L'ONU clairement en faveur des technologies propres

jeudi 30 juillet 2009

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a affirmé jeudi 18 juin, à l’occasion d’un dialogue thématique de l’Assemblée générale, que l’essor des énergies renouvelables devait constituer un « élément essentiel du développement ».

Tout au long de la journée, experts et représentants d’États Membres ont, dans le sillage du Secrétaire général, démontré que l’efficacité énergétique, les réglementations en faveur d’économies d’énergie et les sources d’énergie nouvelles et renouvelables jouaient un rôle clef dans le développement économique et social et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), tout en aidant à relever les défis de la sécurité énergétique et des changements climatiques. Ils ont également estimé que le développement, le déploiement et le transfert des technologies devraient être encouragés grâce à la coopération internationale et à des partenariats.

Le monde se trouve « à la croisée des chemins », a affirmé le Secrétaire général, qui a estimé que « le choix devrait être clair » entre une direction qui « conduit à l’abîme » et une autre qui mène à un « monde plus durable, plus prospère et plus stable ». « L’efficacité énergétique et les énergies renouvelables offrent l’occasion de s’attaquer à la fois à de nombreux défis », a ajouté M. Ban, citant les changements climatiques, l’insécurité énergétique et la réduction de la pauvreté.

Le Secrétaire général a par ailleurs jugé primordiale la conclusion d’un nouvel accord sur les changements climatiques, à Copenhague, en décembre prochain. Le document final, destiné à succéder au Protocole de Kyoto, devra être « global, juste et ambitieux », a-t-il précisé. « L’heure des énergies renouvelables a sonné », a observé, à l’ouverture de ce dialogue thématique, le Président de l’Assemblée générale. Miguel d’Escoto Brockmann a également appelé les pays responsables des niveaux les plus élevés d’émissions de gaz à effet de serre à « faire preuve d’engagement et de leadership dans la voie à suivre ». Il a salué à cet égard la « nouvelle vision audacieuse pour un avenir énergétique sain » proposée par l’Administration du Président américain Barack Obama.

Le scénario retenu par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est de parvenir, d’ici à 2020, à une réduction par les pays industrialisés des émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40% par rapport au niveau de 1990 et à une réduction des émissions mondiales de 80% d’ici à 2050. Ces objectifs supposent une « amélioration substantielle des contributions en faveur de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables », a assuré le Vice-Président de ce mécanisme chargé d’évaluer les informations scientifiques, techniques et sociales et économiques disponibles en rapport avec la question des changements climatiques. « Il n’existe pas de modèle unique vers un monde à faible intensité de carbone », a poursuivi M. Hoesung Lee, qui a précisé que les prix du carbone, la recherche et le développement en matière d’efficacité énergétique et de technologies renouvelables forment le « dénominateur commun des différentes pistes ». « Nous devons tous ensemble trouver une solution mondiale », a-t-il insisté.

source : Site de l'ONU

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Tours solaires : comment elles marchent (vidéo)

mercredi 29 juillet 2009

Voici une très jolie vidéo d’images de synthèse qui nous explique le fonctionnement d’une tour solaire comme il y en a par exemple depuis peu en Espagne. Le gigantisme et l’architecture très particulière de la tour solaire en font l’une des plus belles réussites des technologies propres.



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Un bolide à l'hydrogène atteint 383 km/h

mardi 28 juillet 2009

Dans la série « mon bolide est propre », voici un nouveau venu qui fonctionne à l’hydrogène, cette énergie qui ne dégage que de l’eau, mais dont la petite taille pose problème aux scientifiques, au point que Steven Chu, le « ministre » de l’Energie et prix Nobel de physique, ont décidé de ne plus financer ce type d’énergie en priorité. Il s’agit évidemment d’une voiture unique et qui n’est pas destinée à une production industrielle, même si comme dans les écuries de grands constructeurs en F1, les innovations qui y sont testées permettent de développer des technologies pour le marché de masse (la 1ère voiture électrique de masse est déjà prête chez Mitsubishi, d'ailleurs).


(shéma type d'une voiture roulant à l'hydrogène)

L’équipe de Jesse James a modifié le moteur d’une Chevy big block 572 V8 pour y caser 3 coffrets pour stocker l’hydrogène (fabriqué par Quantum Technologies). Au bout de 3 essais, le bolide a atteint la vitesse de 383km/h (199 mph !) sans émettre aucun gas nocif pour l’environnement.

Un autre bolide, solaire celui-ci (le SunSeeker II), avait de son côté roulé à 150km/h pendant une semaine, et récemment, un prototype propulsé à l'éolien a atteint les 192 km/h.On a donc hâte de voir transférer ce type de capacités dans les voitures vertes du futur !

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Une île danoise auto-suffisante en énergie !

lundi 27 juillet 2009

C’est entre la Baltique et la Mer du Nord que l’île de Samsoe, qui fait partie du Danemark, fait figure d’exemple pour la production d’énergie des espaces isolés (îles, montagnes, zones désertiques ou peu habitées). Les 4 100 habitants sont en fait un ‘test’ du gouvernement pour étudier la durabilité de l’énergie dans les îles. C’est donc toute la côte de la Mer du Nord à la Baltique (7 îles de plus de 40 000 habitants rien que pour cette seconde mer) qui est potentiellement concernée.

(L'indépendance énergétique, nouvel objectif des Etats... et les pays du Nord de l'Europe très bien placés (Sénat)

Cette vitrine, comme le souligne le journal Romandie, n’est évidemment pas déconnecté du sommet très attendu de Copenhague sur l’environnement (c’est l’un des sommets du genre les plus important depuis celui de Kyoto), qui aura lieu en décembre.

Les chiffres de l’île sont éloquents :
  • 140% d’émissions de Co2 en moins depuis 1997 (de 11 tonnes par habitant à 3,7 tonnes aujourd’hui)
  • Un retour sur investissement remarquable : un fermier qui a investi 2,5 millions d’euros dans une éolienne (une grande) revend pour 430 000 euros d’excédent d’électricité.
  • Les deux grandes technologies de l’éolien avec 11 éoliennes à terre (1MW chacune) et 10 en mer
  • Les 4 100 habitants ont investi en tout 57 millions d’euros, aidés évidemment par le gouvernement
Objectif Terre rappelle que Belle-île en mer compte 5 000 habitants pour 80km carrés de surface (un peu moins que Samsoe qui en compte 114), c’est donc un marché potentiel très large qui s’ouvre pour le secteur de l’éolien.

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Google poursuit sa percée dans les ENR

vendredi 24 juillet 2009

C’est sans vantardise et sans le crier sur tout les toits que Google, l’entreprise clé de l’Internet des années 2000, est en train de se faire un nom aux côtés des meilleurs éléments des ENR, l’acronyme pour Energies Nouvelles et Renouvelables (notamment dans la smart grid) Nous vous en avions parlé à plusieurs reprises, et cela se confirme, car Google est désormais en mesure de produire de l’énergie propre à un coût inférieur à celui du charbon (selon Bill Weihl, repris par AltDot).


Et ceci en passant par la maîtrise des datas centers, ces véritables centres nerveux du web que Google domine outrageusement. Bill Wheil est l’ingénieur chef de projet ENR chez Google, et il l’affirme « Nous avons acquis de l’expérience dans la conception et la réalisation de structures larges et spécialisées sur l’énergie en construisant nos datas center ». Car il leur faut être à la fois compétitif ET écologique, les datas centers étant traditionnellement énergivores (il faut refroidir en permanence des centaines de serveurs qui sont sollicités, ce que commence à faire IBM également). L’objectif de Google ? Atteindre son 1er gigawatt (1 GW peut alimenter tout San Francisco, à titre d’illustration) d’énergie propre ET compétitive d’ici quelques années. Une affaire à suivre, ici entre autres !

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Atelier technopropres : l'éolienne verticale

jeudi 23 juillet 2009

Vous avez été nombreux (si l’on en croit les statistiques de notre blog, en tout cas !) à suivre nos histoires d’éoliennes verticales. Eh bien vous allez maintenant pouvoir la fabriquer chez vous ! Certes, il vous faut de l’espace, un atelier bien rempli, un ordinateur avec YouTube et plusieurs essais seront peut-être nécessaire, mais avouez que faire sa propre éolienne, ça a quand même la classe, en 2009.



La vidéo est en plusieurs partie, et ce premier lien vous conduira automatiquement à la suite. Dites nous si ça marche !

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