2010 année la plus chaude !

mardi 13 juillet 2010

N’en déplaise aux climato-sceptiques, 2010 a été depuis que les relevés de la National Oceanic and Atmospheric Administration existent l’année la plus chaude. Nous vous avions déjà révélé que la décennie 2000-2009 avait été jusqu’ici la plus torride, et bien cela continue. Les premiers relevés existent depuis 1880 et démontrent une évolution nette vers un réchauffement du climat. Si vous hésitez toujours, vous pouvez toujours vérifier nos cartes comparatives de la fonte de la calotte polaire prises par la NASA entre 2004 et 2008 et ces clichés impressionnants du recul des grands glaciers dans plusieurs sites de la planète.





Les températures combinées de la surface de la terre et de la mer ont battu leurs record au mois de Mai, soit au moment du printemps dans l’hémisphère nord et de l’automne côté sud. La température moyenne à la surface des terres pour mai est la plus chaude et à la surface de l’océan en seconde position après l’année 1998.


Quelques précisions :


  • La température moyenne terre/mer a été en mai supérieur de 0,69°C à la moyenne du 20e siècle (14,8°C)
  • Pour la température au-dessus des terres uniquement, le « gain » de chaleur est de 1,04°C au-dessus de la moyenne du 20e siècle
  • Pour la zone mer, nous vous le disions, il ne s’agit « que » de la 2nde température la plus haute enregistrée, avec tout de même 0,55°C de plus que la moyenne du 20e siècle
  • Les zones qui ont connu les plus fortes hausses cette année sont l’Amérique du Nord, l’est du Brésil, l’Europe de l’Est, l’Asie du Sud-Est, l’est de la Russie et l’Afrique équatoriale.
  • Les zones qui ont connu les baisses les plus anormales (comparativement à la moyenne du 20è siècle) sont au nord de l’Argentine, en Asie intérieure, Europe de l’Ouest (Allemagne notamment)
  • La couverture de la calotte glaciaire arctique est plus petite de 3,7% en mai que sur la période 1979-2000, en revanche en Antarctique elle s’est agrandi de 7,3% pour le même mois avec la même période de référence


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Eolien : une circulaire pour relancer la filière ?

lundi 12 juillet 2010

Alors que les dispositions du projet de loi Grenelle 2 pourraient freiner le développement de la filière éolienne en France, Jean-Louis Borloo vient d’adresser une circulaire aux Préfets pour les inviter à instruire les projets « avec la plus grande diligence ». Le point avec Arnaud Gossement, Avocat associé au Cabinet Huglo-Lepage et Maître de conférences à Sciences Po.

Le contexte du Grenelle 2

« La mise en place du nouveau cadre de développement de l’énergie éolienne ne doit en aucun cas conduire à un ralentissement de ce développement » : tels sont les termes de cette circulaire datée du 7 juin 2010 qui a sans doute pour objectif premier de répondre à l’inquiétude des opérateurs, suscitée par les nouvelles contraintes que comporte le projet de loi Grenelle 2 portant Engagement national pour l’environnement. L’article 34 de cette loi comporte, en effet, plusieurs dispositions qui rendent plus lourdes et plus aléatoires les procédures d’autorisation des parcs éoliens. Le classement ICPE des aérogénérateurs, l’interdiction de les exploiter à moins de 500 mètres de toute zone « destinée à l’habitation », le seuil minimal de 5 mâts pour un parc sont autant de nouvelles règles qui compromettent la réalisation de l’objectif fixé au lendemain du Grenelle de l’environnement : 19 000 MW de puissance installée à terre d’ici à 2020.


Lors des débats à l’Assemblée nationale sur le projet de loi Grenelle 2, Jean-Louis Borloo a introduit par amendement au sein du projet de loi l’objectif d’installation de 500 mâts par an et une clause de revoyure d’ici à 3 ans pour faire le point sur l’application des nouvelles règles. Le but : assurer à la filière que les nouvelles règles ne contredisent pas les objectifs fixés. La circulaire du 7 juin 2010 a manifestement pour but d’enfoncer le clou et de convaincre de la fermeté de l’engagement du ministère en faveur de l’énergie du vent. Elle rappelle, en effet, l’objectif de développement de cette énergie « indispensable à l’atteinte des objectifs du Grenelle de l’environnement et au respect des engagements que la France a souscrits au niveau européen dans le cadre du paquet « énergie-climat » ».





Un objectif d’installation par région

La circulaire décline l’objectif des 500 mâts/an par région : 67 en Picardie, 53 en Champagne Ardenne contre 4 en Ile de France et 1 en Corse. La circulaire ne précise pas quelle est la méthode qui a permis de retenir ces chiffres et ce, alors que les Schémas régionaux climat air énergie ne sont pas encore publiés. Les Préfets sont invités à atteindre ces objectifs en veillant à l’instruction des projets de Zone de développement de l’éolien et des projets de parcs. Ils sont, en outre, appelés à rédiger une « note de synthèse sur le développement de l’énergie éolienne » dans leur région, dans un délai d’un mois. Cette note aura notamment pour objet de faire l’état des projets en cours et des perspectives à court et moyen termes. Le Ministre demande également aux Préfets leur « analyse personnelle de la situation » et leurs « propositions pour surmonter les éventuelles difficultés et atteindre un rythme de développement de l’énergie éolienne conforme aux objectifs du Grenelle de l’environnement ».



Verre à moitié vide ou à moitié plein ?

Point positif de cette circulaire : il faut espérer que les dossiers soient instruits. Les opérateurs font en effet face, non seulement à des refus de ZDE ou de permis de construire mais aussi à de simples refus d’instruire. Cette circulaire permettra peut-être de débloquer certaines situations en clarifiant la « doctrine » de l’Etat, rendue moins lisible à la suite des débats sur le projet de loi Grenelle 2.



Toutefois, cette circulaire, dépourvue de valeur juridique contraignante et adressée aux Préfets, ne créé aucun droit pour les acteurs de la filière. Ces derniers ne pourront sans doute pas se prévaloir des objectifs déclinés par région pour tenter de faire avancer ou tout simplement de sauver un projet. Par ailleurs, si cette circulaire a le mérite d’insister sur la nécessité de remplir les objectifs fixés, il n’en demeure pas moins que les dispositions du projet de loi Grenelle 2 vont modifier les règles applicables dans un sens contraire à celui souhaité par la profession. Enfin, ce sont d’abord les futurs volets éoliens des schémas régionaux climat, air, énergie qui fixeront les possibilités d’installations d’éoliennes dans les régions.


Source : Green Univers


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Une nouvelle façon de produire de l’énergie à partir du vent

mercredi 7 juillet 2010


Nous pouvons constater que l’ère des records de taille d’éolienne est déjà probablement derrière nous. Après l’éolienne de 126m de haut, les recherches portent de plus en plus sur le design des éoliennes existantes : éoliennes capables de tourner et « voir » le vent venir pour optimiser leur rendement, collerettes installées à leur base pour faire remonter les vents vers les pâles, et même plus récemment l’invention d’une peinture effet « peau de requin » qui améliore la productivité des éoliennes.

Une nouvelle innovation qui nous vient du groupe de recherche Vibro-Wind de la prestigieuse Cornell University tente de maîtriser l’énergie du vent de manière moins coûteuse et plus efficace que les éoliennes, en transformant les vibrations du vent en électricité (Treehugger).

C’est grâce à un financement de 100 000$ de l’une des branches de l’université que le groupe a créé ce panneau « vibro-wind ». Il s’agit d’un panneau sur lequel des oscillateurs en mousse ou en polystyrène convertissent les vibrations du vent en courant électrique. Ceci grâce à un transducteur piézo électrique, un composant en céramique de polymère qui libère des électrons une fois mis en mouvement.


Comparativement aux éoliennes, le dispositif ne nécessite pas autant d’espace qu’une éolienne et est bien moins cher à construire. Si les éoliennes se sont récemment mis à conquérir l’espace urbain (avec les éoliennes verticales, ou encore ces alvéoles éoliennes intégrées aux nouveaux gratte-ciel), la solution proposée par l’équipe de Cornell mérite que l’on s’y intéresse, l’énergie des vibrations est également étudiée dans les stades et les foules qui pourraient produire par leur mouvement une énergie renouvelable d’origine humaine.


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Un robot pour détecter le pétrole de la marée noire

mardi 6 juillet 2010


L’actualité, même si elle n’est pas heureuse, est pour nous l’occasion de mettre en avant les innovations qui y sont liées. Nous vous avions parlé il y a peu des moyens efficaces ou non d’endiguer les nappes d’hydrocarbures dans le Golfe du Mexique. Cette fois-ci, il s’agit d’un robot sous-marin capable de détecter les nappes de pétroles et d’aider à l’organisation des secours en mer (Treehugger).

Seaglider, le nom de l’engin, est un sous-marin de petite taille qui est automatisé. Il parcourt le fond marin pour détecter et mesurer la présence d’hydrocarbures (nous vous avions présenté l’année dernière un robot marin qui lui ajoutait à la détection des polluants leur nettoyage). Le Seaglider peut être opérationnel pendant 10 mois à 1 000 mètres de profondeur, un exploit qui est permis par sa motricité, basée sur les courants et les variations de l’eau et non pas par une hélice. Les informations recueillies sont envoyées par satellite plusieurs fois par jour, ce qui permet aux équipes de recherche de modéliser au mieux la taille et les mouvements des nappes de pétrole.



L’avantage de ce robot réside donc dans son autonomie, qui n’oblige pas l’équipe de recherche à suivre l’engin sur les flots et à mobiliser un bateau et son équipage. En fait, le robot est guidé depuis la Caroline du Nord. iRobot, le fabricant, a déjà vendu 120 de ses Seagliders, principalement à des agences gouvernementales américaines. L’ironie du sort veut que les majors du pétrole se servent aussi du robot pour prospecter les fonds marins pour les forages offshore.

A voir également sur ce thème de la marée noire de BP, la projection d'une équipe de recherche qui veut que la marée pourrait atteindre les côtes européennes dès l'automne.



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Une entreprise française propose à BP son bateau prototype

lundi 5 juillet 2010



Le président d'une entreprise française disposant d'un prototype de bateau aspirant l'eau polluée a annoncé qu’il allait se rendre aux Etats-Unis pour proposer ses services à BP pour lutter contre la marée noire en Louisiane.

"Nous discutons avec BP et nous avons une option de départ pour le 13 juin, qui peut être accélérée", a déclaré Eric Vial, président de l'entreprise bretonne Ecocéane.

La France va proposer l'envoi de neuf bateaux, dont celui de l'entreprise, le "Catamar", selon M. Vial.




Le "Catamar" est capable, selon Ecocéane, d'aspirer jusqu'à 100 mètres cubes d'hydrocarbures par heure. Ce bateau de 22,5 m aspire l'eau à nettoyer entre deux bras situés à l'avant pour la traiter ensuite entre deux coques, après quoi le pétrole récupéré peut être transvasé dans des tankers.

Selon ses concepteurs, il présente l'avantage d'éviter l'émulsion (mélange du pétrole et de l'eau) qui complique le ramassage et d'agir plus vite que ne le font les autres navires dépollueurs existants.

"Le contexte a changé, les Etats-Unis ont lancé un appel international, ils en sont au sixième échec de colmatage, on va passer au ramassage de pétrole", a-t-il expliqué.

La catastrophe provoquée par l'explosion et le naufrage de la plateforme pétrolière de BP dans le golfe du Mexique, le 22 avril, constitue la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.


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Vidéo : Bilan du Cleantech Forum Paris 2010

vendredi 2 juillet 2010

3 milliards de nouveaux consommateurs d’énergie dans le monde dans les années à venir, les suites de l’après-Copenhague, et présentation de l’intérêt de cet événement pour le secteur des technologies propres, voici les points forts du Cleantech Forum Paris qui s’est tenu fin avril.







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Comment économiser l’énergie en entreprise ?

jeudi 1 juillet 2010



Cleantechies nous offre cette semaine une synthèse des meilleures astuces pour économiser l’énergie en entreprise. Comme souvent dans le secteur des cleantech, l’intérêt est double : économiser sur des factures d’électricité de plus en plus conséquentes (notamment pour les locaux dotés de la climatisation et dont le parc informatique – voire des serveurs constituent une importante partie de l’équipement) et rejeter moins de Co2 et de gaz à effet de serre pour contrer le réchauffement climatique. Presque chaque type de local commercial ou de bureau peut suivre ces consignes pour économiser en toute simplicité des quantités non négligeables d’énergie.




L’éclairage



Les locaux commerciaux utilisent entre 35 et 75% de leur consommation d’énergie pour l’éclairage, ce qui peut s’expliquer par la vétusté de certaines installations de luminaires. Ce sont les tubes fluorescents qui restent les plus utilisés pour permettre des conditions agréables de travail. Les dernières innovations dans ce domaine incluent permettent aux lumières de durer jusqu’à 100 000 heures, soit 25 ans d’utilisation. Les technologies de contrôle électronique de la lumière sont également un moyen de gérer la lumière en fonction de la luminosité, de la présence ou non d’employés.



La climatisation



Les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation comptent pour près de la moitié de l’utilisation d’énergie dans les locaux commerciaux. Les standards de consommation plus exigeants mis en place aux Etats-Unis par le Département à l’Energie (dirigé par le Nobel Steven Chu) ont permis de réduire leur consommation. Les meilleurs modèles actuels sont 15% plus efficaces que ceux de 2006. A ceci on peut rajouter de nouveaux systèmes de climatisation, grâce à la ventilation passive (les locaux sont bâtis de telle manière qu’une circulation naturelle d’air permet de se passer d’une partie du chauffage et de la climatisation).


Le stockage de l’énergie



Plutôt que de consommer l’énergie en journée, avec un tarif d’heures pleines et les risques de saturation des réseaux électriques, un nouveau modèle de stockage de l’énergie permet de constituer la nuit, en heures creuses, de la glace, qui fond le long de la journée pour permettre de climatiser des locaux. Selon Electric Power Research Institute un tel système permet de réduire les coûts opérationnels du chauffage et de la climatisation de 20 à 60%.



Gérer l’énergie pour optimiser sa consommation


Les nouveaux outils de la smart grid, tels ceux présentés par Google, Microsoft ou Bloom Energy, permettent de disposer de capteurs sur l’ensemble du réseau d’un local commercial et de connaître en temps réel les consommations, les éventuelles fuites ou disfonctionnements. Une exposition itinérante d’EDF avait présenté d’autres dispositifs de visualisation de la consommation d’énergie, comme des interrupteurs qui rougissent s’ils sont actifs depuis longtemps, pour faire prendre conscience aux consommateurs des temps d’utilisation de certains appareils qui pourraient être éteints ou mis en veille.







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