Les transports piétons et cyclistes ont la côte !

lundi 26 juillet 2010

En nous suivant, vous avez pu voir de nombreuses bonnes idées de plan de transport non-motorisés : voiturette en bambou et papier, vélo qui recharge vos portables et appareils électroniques, systèmes d’auto-partage… Voici une infographie réalisée par le magazine Good qui illustre le succès des transports pour piétons, cyclistes, bref, tout ce qui est possible sans devoir se doter d’une voiture ou d’un moyen de transport plus complexe.



Les chiffres indiqués montrent les sommes investies par le Département des Transports américains depuis 1990. En dessous, le nombre de kilomètres parcourus en vélo et à pied pour les mêmes années.

Ceci nous fait penser par ailleurs au projet de la ville nouvelle de Masdar, aux Emirats Arabes Unis, où la conception des transports a innové en proposant des « pods » qui sont à la croisée des transports en commun et individuels.


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Un nouveau biocarburant à base d’eau usée et d’électricité renouvelable

mercredi 21 juillet 2010



Le secteur des biocarburants est toujours aussi innovant ! Après les récentes découvertes de carburant à base d’algues développées en Inde avec le soutien d’une major pétrolière ou en France avec Fermentalg, de plus en plus d’équipes cherchent à produire des biocarburants à partir de microbes ou d’éléments chimiques qui ne suscitent pas les polémiques d’occupation des terres à des fins non alimentaires. La dernière en date nous vient des Etats-Unis et compte produire le carburant à partir d’un mélange d’eaux usées et d’électricité d’origine renouvelable (Cleantechnica).

L’équipe de Scott Banta, de la prestigieuse Columbia University a ainsi remporté une subvention de l’administration Obama, dirigée pour sa partie Energie par le dynamique prix Nobel Steven Chu, de 543 000$. L’objectif est de développer une bactérie qui produit du butanol à partir de l’ammoniaque des eaux usées ou d’un processus chimique utilisant de l’électricité renouvelable et de Co2 extrait de l’air ambiant.


L’utilisation de microbes pour générer des énergies renouvelables a donc le vent en poupe, puisque plusieurs projets cherchent à produire biocarburants ou électricité à partir de cellules microbiennes. Ici, l’avantage est double : non seulement produire « proprement » du carburant, mais aussi trouver un nouveau débouché aux eaux usées en les recyclant. Concrètement, l’équipe va s’appuyer sur la bactérie N. Europea, utilisé pour le retraitement des eaux usées, pour réduire le coût de production du butanol. Actuellement, la production de l’ethanol est plus intéressante économiquement mais les propriétés du butanol font que ce carburant s’intègrerait plus facilement dans les moteurs actuels.



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Peindre les montagnes en blanc sauvera-t-il les glaciers ?

mardi 20 juillet 2010


Voici un projet qui se rapproche des techniques de géo-ingénieurie dont nous vous parlons de temps à autre. Il s’agit de projets dont le principe est qu’à un problème aussi global que le réchauffement climatique il faut des solutions à échelle globale, c’est à dire à la taille de la planète, et en se servant de mécanismes physiques ou chimiques de très grande échelle. Nous avions ainsi vu comme les éruptions volcaniques étaient étudiées pour leur rôle de refroidisseur du climat. 7 projets majeurs de géo-ingénieurie sont également à l'étude actuellement (de la fertilisation des océans en fer à la reforestation par les airs). Cette fois-ci, le projet serait de peindre en blanc les montagnes pour réfléchir la lumière du soleil et éviter une partie de la fonte des glaciers (EcoGeek).



A ce sujet, nous vous renvoyons vers deux illustrations tout à fait sidérantes. Le première est un comparatif de l’avancée de la calotte glaciaire pris par la NASA entre 2004 et 2008, à la même période de l’année (ce qui confirme d’autres données de l’agence américaines qui affirmait que 2009, puis 2010 sont les années les plus chaudes de la décennie). L’autre série de clichés vous montrera l’évolution de photographies de tourisme prises dans des sites de glaciers de montagnes. En 50, voire 10 ans, le recul des glaciers est spectaculaire. Voilà pour le constat, voyons maintenant pour ce projet d’ingénieurie.




On sait que les pays chauds ont souvent des maisons claires, voire blanches de chaux (Grèce, Tunisie, Pérou, etc) pour réfléchir la lumière du soleil et éviter ainsi d’être « plombés » par la chaleur. La Banque Mondiale finance un projet au Pérou qui consiste à repeindre une partie du Chalon Sombrero, une montagne de près de 4 750m située près de la ville de Licapa. L’équipe d’Eduardo Gold a déjà repeint quelques deux hectares d’une peinture non polluante faite de blanc d’œuf industriel, d’eau et de chaux. L’objectif affiché est de repeindre le sommet en entier, soit 70 hectares, de rafraichir l’atmosphère et à terme de permettre au glacier de s’étendre. Ces 30 dernières années, le glacier a perdu 22% de sa surface.

Le projet bénéficié d’un prix de 200 000$ dans le cadre du concours « 100 idées pour sauver la planète ».


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Le Canada, via le CNR, parie sur les algo biocarburants

lundi 19 juillet 2010


C'est en plein désastre pétrolier dans le Golfe du Mexique (le 4 juin dernier précisément) que le ministre d'État aux Sciences et à la Technologie, Garry Goodyear, a annoncé un projet de recherche majeur de production à l'échelle commerciale d'algo biocarburants en Nouvelle-Écosse. De passage à Halifax, le ministre Goodyear, dont on se souvient peut-être qu'il fut assez chahuté par la communauté scientifique pour avoir hésité à prendre position dans le débat sur les théories évolutionnistes, a fait cette annonce lors du lancement du projet de fabrication d'algo biocarburants, à l'Institut des biosciences marines du Conseil national de recherches du Canada (IBM-CNRC).


L'annonce a été relayée par le CNRC ICI. Le ministre a déclaré entre autre "Notre gouvernement investit davantage dans les sciences et la technologie parce que de tels investissements créent des emplois, rehaussent la qualité de vie des Canadiens et dynamisent l'économie. Ces nouveaux carburants seront une source d'air frais, d'énergie verte, d'eau pure et de bénéfices propres pour les habitants de la Nouvelle-Écosse et l'ensemble des Canadiens."




Le projet a reçu environ 5 millions de dollars canadiens (environ 4 millions d'euro) du Programme national sur les bioproduits et de l'IBM-CNRC. Les plans d'une usine-pilote pouvant produire 50 000 litres (tests) d'algo biocarburants ont déjà été imaginés pour une application à la station de recherche de Ketch Harbour, où les premiers travaux dans ce sens ont été effectués et où les chercheurs du CNRC cultivent des algues depuis plus d'une cinquantaine d'années. Pour accélérer la croissance des algues, on recourra notamment aux émissions de dioxyde de carbone issues de la combustion des combustibles fossiles. Carbon2Algae Solutions Inc, un des partenaires industriels du projet, a l'intention d'exploiter des photobioréacteurs qui capteront le dioxyde de carbone d'installations comme celles des sables bitumineux de l'Alberta ou des centrales au charbon afin de faire pousser des souches locales d'algues.



De façon à identifier la meilleure façon de cultiver les algues en vue de la production de biocarburant, le CNRC s'est allié à trois grandes institutions américaines : le Département de l'Énergie de États-Unis (US DOE), le National Renewable Energy Laboratory (NREL) du Colorado et Sandia National Laboratories au Nouveau-Mexique très impliquées dans le domaine des bio nanotechnologies et qui préparent aussi de grands projets dans le domaine des algo biocarburants. Le projet fera éventuellement appel aux experts en aérospatiale du CNRC pour faire progresser la commercialisation d'algo biocarburants développés sans doute à la fois pour le marché grand public et comme carburant pour les avions.



La spécificité du projet du CNRC par rapport aux projets analogues entrepris dans d'autres pays est l'identification d'espèces d'algues endémiques qui se prêteront à la production de biocarburants dans les lieux précis d'Amérique du Nord où elles poussent. Ces algues se sont déjà acclimatées à leur milieu, ce qui en facilitera leur culture tout en éliminant le risque, toujours possible, que des espèces exotiques soient accidentellement libérées dans l'environnement. Enfin, lorsque Stephen O'Leary, chercheur du CNRC attaché au projet, fait savoir qu'il faudra encore cinq à dix ans avant de produire commercialement des biocarburants à partir des algues, on réalise finalement, que le Canada en est approximativement au même point que les autres pays dans cette technologie, mais tient à se positionner dès le départ de la course.



Source : Energies de la mer

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Un crash test pour les batteries électriques

vendredi 16 juillet 2010

Nous vous parlons régulièrement des batteries électriques, de leurs performances (on s’éloigne de plus en plus rapidement de la peur de la panne sèche avec une autonomie accrue), leur conception, leur modèle économique (l’on semble se diriger vers un système où le conducteur ne serait que locataire de la batterie de sa voiture, au moins à court et moyen terme). Le tout doit évidemment se penser dans le cadre d’une infrastructure capable d’alimenter et recharger les véhicules électriques de manière fluide et disponible. EcoGeek nous relaye ainsi le « stress test » organisé par le fabricant de batterie Better Place au Japon.



Rappelez-vous, Better Place, c’est cette start-up qui a décidé de fonder son modèle sur l’échange de batterie. La batterie, partie onéreuse de la voiture électrique, serait louée précisément pour permettre à Batter Place de se concentrer sur l’infrastructure. Le but de ce modèle est d’éviter les files d’attente aux stations de recharge puisque pour le moment, il faut encore de trop longues dizaines de minutes pour recharger entièrement une batterie. Ici, la station Better Place ne recharge pas votre batterie : elle la change, puisque de toute façon, elle ne vous appartient pas. Ce qui permet à l’entreprise de recharger de son côté les batteries récupérées, et de réduire le passage à la station de recharge à moins d’une minute ! Même les stations-essence en rêvaient.

C’est à Tokyo que Better Place a décidé d’effectuer un test grandeur nature de ces stations pour vérifier que tout se passe comme prévu, avant d’aller ouvrir la toute première station en Israël. La station va tester le changement de batteries sur trois taxis électriques (des Nissan Dualis, modèle 4x4) de la compagnie de taxi Nihon Kotsu. Pour l’instant ce programme pilote n’échangera que des batteries Better Place, mais par la suite leurs stations permettront d’échanger des batteries d’autres modèles et marques.

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L'auto-contribution, une forme de fiscalité gagnant-gagnant

jeudi 15 juillet 2010



La création d'outils fiscaux, au service des problèmes environnementaux, rencontre des obstacles. Les trois principaux sont celui de leur acceptabilité, de leur lisibilité (notion d'adossement) et celui de leur compatibilité avec les législations nationales et transnationales (européennes par exemple).
Parlons de ce premier obstacle que constitue l'acceptabilité. La fiscalité n'est pas populaire, ce qui explique les lenteurs législatives des décideurs politiques. Quand, ceux-ci ont le courage de légiférer, c'est souvent les décrets d'application qui tardent à sortir.

On aurait tort pourtant de croire qu'une partie des citoyens n'est pas demandeur d'actions volontaristes. Tout le problème est de rendre acceptable ces mesures.



En France, la mésaventure de la taxe carbone est éclairante, à cet égard. Les réactions négatives, visibles sur la caisse de résonance que constitue Internet, ont été assez vives pour que le pouvoir politique recule.

Peut-on faire l'hypothèse que le public comprendra mieux des mesures fiscales dont il comprendra l'utilité? Ce serait faire injure à nos concitoyens, à leur sens des responsabilités, de nier qu'une large majorité est consciente de la crise écologique.

Ce qui les gêne, c'est plutôt ce sentiment d'impuissance, et de découragement, qui est assez largement partagé en France.

Instaurer des outils fiscaux doit, dans ce contexte, ne peut se faire que si ceux-ci "servent à quelque chose". L'utilité perçue est donc une nécessité pour les rendre acceptables. C'est pourquoi les contributions incitatives sont basées sur le réinvestissement intégral des sommes récoltées au service de l'investissement vert.

L'acheteur d'une voiture neuve accepte le malus sur sa facture d'achat car il sait que cet argent servira à diminuer le prix des voitures propres. Il serait plus réticent si on lui disait que cet argent était une taxe de plus sur sa voiture "polluante".

L'acceptabilité des outils fiscaux que constituent les contributions incitatives dépend de ce principe : je paie mais cet argent permettra, à moi ou à un de mes pairs, d'investir dans une démarche écologique équivalente.

Ce principe peut être poussé jusqu'à son terme : c'est la notion d'auto-contribution. Je paie une contribution mais je récupérerai cette contribution au bout d'un temps défini pour investir dans l'économie verte. Je suis chef d'entreprise, je paie une contribution sur l'essence de mes véhicules. Mais cet argent me reviendra à la fin de l'année, pour chaque achat d'un véhicule propre. Je suis un particulier, je paie une contribution sur ma note de gaz ou de fuel, mais, au bout de 3 ou 5 ans, cet argent facilitera le changement de ma chaudière.

Ce système permet de sortir d'échapper à la non-popularité inhérente aux mesures fiscales. Elle autorise des dynamiques positives, facilitant la relance de l'investissement en faveur de l'économie verte.


Source : http://www.fiscalite-environnementale.net/article-l-auto-contribution-une-forme-de-fiscalite-gagnant-gagnant-52593393.html


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La visioconférence peut faire économiser 5,5 millions de tonnes de Co2

mercredi 14 juillet 2010



L’innovation technologique est souvent critiquée pour engendrer des besoins nouveaux (supposés souvent inutiles par ceux qui ne s’en servent pas), réclamer de nouvelles ressources pour leur production et donc contribuer à dégrader l’état de la planète. Mais toute une gamme de ces innovations permettent, et ce de plus en plus, de raccourcir les distances et d’éviter de polluants et coûteux déplacements à travers la planète. L’exemple de la visioconférence tel qu’il est expliqué par Treehugger est saisissant, puisque ce sont près de 19 milliards de dollars et 5,5 tonnes de Co2 qui pourraient ainsi être économisés.




L’étude, conduite par le Carbon Disclosure Project et financé par le géant des télécoms AT&T souligne ainsi que ce moyen d’effectuer des rendez-vous professionnels permettrait aux entreprises d’économiser beaucoup et d’éviter le rejet de gaz à effet de serre lors de déplacements en avion. Ainsi, une entreprise qui génèrerait 1 milliard de dollar ou plus de revenus annuels pourrait économiser ce qui suit en installant 4 salles de visioconférences :



  • Retour sur investissement en 15 mois
  • Economie d’environ 900 voyages d’affaires sur la première année
  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre équivalent à un retrait de 434 voitures de tourisme de la circulation sur un an

C’est donc un véritable marché qui peut s’ouvrir (et qui nous fait quelque part penser aux 500 milliards de dollars des « places vides » dans les voitures que Nokia avait avancé en parlant du marché du covoiturage). Ainsi Accenture, société de conseil dont les employés sont de grands consommateurs de déplacements professionnels, a installé une cinquantaine de salles de visioconférence et a pu économiser en près de 6 200 tonnes métriques de gaz à effet de serre. Aviva, dans le secteur des assurances, a de son côté enregistré une baisse de 25% de son empreinte carbone sur les 9 mois suivant l’installation de salles de visioconférences comparé aux 9 mois précédent cette installation.


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