Après vous avoir donné
quelques chiffres clés sur l’eau dans le monde dans notre post précédent, voici pour cette première journée
une revue de presse mondiale, confectionnée par nos soins, en attendant que les débats commencent véritablement (et aient le temps d’être “digérés” par les journalistes sur place).
Les
15 000 participants attendus (élus, associations environnementales, métiers de l’eau) auront par exemple le loisir d’analyser la
situation de l’eau en Israël, une “urgence nationale” selon
Europe 1. Le pays, “bâti sur un désert”, voit son principal réservoir, le lac Tibériade, se vider inéluctablement. Que peuvent y faire les cleantechs, me direz-vous ? C’est assez simple : la décroissance n’est évidemment pas envisageable, et Israël est un producteur/exporteur d’agrumes, une activité qui nécessite beaucoup d’eau. Il y a donc clairement une niche pour qui veut
améliorer la diffusion de l’eau dans les cultures, éviter les pertes, réguler au mieux le débit selon les températures, les périodes. Le chiffre frappant, c’est celui des réserves d’eau naturelle par habitant : 276m3 par an et par habitant en Israël, contre par ecemple plus de 1200 au Liban et presque 3500 en France !
Autre situation, même état d’urgence :
New York
, menacé d’engloutissement par les eaux, selon une étude de
Nature Geoscience. La montée des eaux, on le sait (et nous en avons parlé ici ou là), concerne une grande partie des littoraux... Amsterdam, New York, le Bengladesh, figure désormais sur une partie “rayable” des cartes du monde. Le réchauffement accélère la montée des eaux, et par conséquent les terrains inondables sont... inondés ! Si un génie des TechnoPropres arrive à nous tirer de ce mauvais pas... nouvelles digues, systèmes de transvasement des eaux, surélévation et étanchéisation des sous-sols, il y a clairement de quoi faire.
Enfin, pour revenir au sujet qui nous intéresse,
France BTP revient sur le programme de ce forum :
1. Adaptation aux changements globaux- développer la législation sur les ressources en eau ;
- adopter un cadre législatif pour la gestion des services ;
- veiller aux conséquences sur l’eau des autres législations (santé, agriculture, gestion des espaces) ;
allouer les moyens financiers adaptés
2. Droit à l’eau et à l’assainissement- introduire le droit à l’eau et à l’assainissement dans les législations nationales ;
- clarifier la notion de « droit à l’assainissement » ;
- comparer des législations nationales (20 depuis Mexico) ;
préciser la pertinence et les incidences de la reconnaissance du droit à l’eau comme droit humain.
3. Décentralisation- établir le bilan précis des expériences de décentralisation (propositions sur l’amélioration de la gestion de proximité : déconcentration, mutualisation…) ;
- échanger sur les transferts financiers au service des collectivités locales ;
promouvoir la solidarité entre les collectivités territoriales du Nord et du Sud.
4. Gestion des eaux transfrontalières- développer des législations qui promeuvent la coopération ;
- confirmer l’échelon du bassin comme territoire pertinent ;
- ratifier les traités internationaux sur le partage des eaux transfrontalières.
Et un tout dernier mot concernant
la délégation française : elle est emmenée par le sénateur de la Manche Jean-François Legrand, qui compte bien faire valoir le savoir-faire des entreprises françaises en matière d’environnement, et défendre la candidature de Marseille pour la prochaine édition du forum (en 2012).
TechnoPropres