La relance verte en action : 2 milliards de dollars pour le solaire aux Etats-Unis

mercredi 4 août 2010


Nous vous parlons régulièrement de l’intervention des différents Etats de la planète dans les cleantech, et pour cause, il s’agit d’un moteur important de l’innovation et de son financement. La crise « aidant », si l’on peut dire, de nouveaux fonds ont été débloqués, dont une partie pour les technologies propres dont les Etats pensent, à juste titre, qu’ils constituent un secteur porteur en termes d’emploi mais aussi de compétitivité à l’international. Il n’y a qu’à voir la lutte qui se joue entre les Etats-Unis et la Chine pour s’en convaincre.

Après les annonces importantes d’Obama lors de son élection (les 5 millions d’emplois verts), voici une nouveau pas dans la bonne direction avec près de 2 milliards de dollars qui viennent d’être débloqués dans le cadre du Recovery Act américain (leur plan de relance de près de 800 milliards de dollars). Les heureux bénéficiaires font tous les deux parties du secteur de l’énergie solaire, puisqu’il s’agit de Abengoa Solar et Abound Solar Manufacturing. Voici quelques détails (Cleantechnica).




Abengoa Solar est sur le point de construire l’un des plus grands champs solaires au monde (voir notre récent « livre des records » des cleantech, qui pourrait donc être mis à jour une fois ce projet signé !), en Arizona. 1 600 emplois dans le secteur de la construction seraient créés, avec près de 70% des matériaux utilisés fabriqués aux Etats-Unis. Le champ sera capable d’alimenter en énergie renouvelable près de 70 000 foyers.

Abound Solar Manufacturing construira deux nouvelles centrales, dans le Colorado et l’Indiana, avec 2 000 emplois à la clé dont plus de 1 500 permanents qui fabriqueront les panneaux solaires dernier cri.



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Un jeu de rôle en 3D pour simuler la crise de l’eau

mardi 3 août 2010




Vous le savez, nous essayons sur Technologies Propres d’accorder une place particulière à l’eau, qui est probablement l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle. Rappelez-vous, l’année dernière, au forum de l’eau d’Istanbul, nous avions compilé plusieurs informations sur place pour traiter de ces mégalopoles exposées à la hausse du niveau des eaux, les innovations dans la gestion intelligente des réseaux d’eau (avec le smart water d’IBM) et les retours financiers que l’on pouvait attendre d’un investissement dans les technologies de l’eau (de 3 à 34 dollars pour chaque dollar investi selon une étude de 2009).

Cette fois-ci, nous apprend Treehugger, c’est un jeu vidéo, Water Wars, qui peut sensibiliser le public aux problématiques – nombreuses – liées à l’or bleu. La principale structure du jeu est de gérer une pénurie d’eau. Intel, le fabricant de puces et de micro-processeurs, a ainsi inventé un jeu à la croisée du jeu 3D et des informations scientifiques sur l’eau. Le jeu se déroule dans une région proche du Rio Grande, au Nouveau Mexique, et différents personnages de ce lieu interviennent à tour de rôle pour la gestion de l’eau. De quoi imaginer un peu les difficultés auxquelles les populations et les gouvernements pourraient faire face selon différents cas envisagés par le scénario du jeu.

Selon Intel, qui serait donc un autre géant de l’IT à se lancer dans les technologies de l’eau après IBM et Google, « ce jeu explore les possibilités offertes par la 3D pour la conduite de politiques environnementales, en permettant aux membres des communautés concernées de simuler la gestion de l’eau et de leur fournir des pistes de réflexions pour des politiques meilleures ». Ainsi, on peut à un moment du jeu incarner un agriculteur qui manque d’eau pour ses terres, et qui doit donc négocier avec les autres habitants et parties prenantes de la région pour trouver une alternative. Les gouvernants peuvent donc aussi jouer au jeu pour voir comment, dans certains projets de lois ou de régulation, réagiraient les différentes parties prenantes : industriels, monde agricole, habitants des villes, services techniques de l’eau, etc.

Vous pouvez avoir un aperçu de ce jeu sur cette vidéo, qui devient réellement intéressante au bout d’une minute.






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A la découverte du biomimétisme

lundi 2 août 2010

Voici un sujet dont on ne parle pas assez souvent, et qui pourtant incarne bien la philosophie du secteur des technologies propres. Le biomimétisme n’est pas une science à proprement parle mais plutôt une méthodologie assignée à la science, qui consiste à observer dans la nature les modèles existants pour en comprendre l’intelligence, et tenter in fine d’en faire des applications concrètes dans des secteurs de l’économie très variés. L’homme aurait en effet tort de se priver de siècles d’évolution des végétaux et animaux qui ont su s’adapter aux circonstances pour survivre et optimiser leur fonctionnement et leurs relations avec l’environnement. Il y a donc un peu de darwinisme dans le biomimétisme, mais surtout une prise de conscience qu’il n’y pas forcément lieu de créer de l’innovation ex nihilo en permanence quand le monde qui nous entoure, la nature en l’occurrence, nous fournit des exemples intéressants de bonnes idées.

Un premier exemple nous vient de la NASA. L’agence spatiale américaine s’est inspirée du lotus, le végétal bien connu, pour améliorer le revêtement des équipements spatiaux. En observant de plus près les feuilles de lotus, la NASA a découvert que celles-ci étaient recouvertes de petites denticules qui empêchent la poussière de se déposer à leur surface. Les débouchés sont assez évidents pour l’aéronautique, que ce soit pour la coque externe des navettes ou les équipements des cosmonautes. La feuille du lotus est aussi aquaphobe, ce qui permet aux équipements qui fonctionneront avec un revêtement similaire de ne pas être parasité par l’eau et la poussière.




Autre cas, toujours dans l’aéronautique, celui des avions en bouchon de liège. Le Portugal, principal producteur mondial de ce matériau avec 157 000 tonnes par an, a trouvé un débouché nouveau pour un produit qui peut remplacer le PVC poreux des fuselages. L’application, un liège-carbone, est un matériau à la fois léger et ininflammable, qui est utilisé sur les ailes de certains avions mais également pour la protection thermique des réservoirs d’essence des navettes spatiales.

Dernier exemple dans le secteur des énergies renouvelables cette fois-ci, l’utilisation d’un matériau qui copie la peau des requins pour recouvrir les pales des éoliennes. La peau des squales a progressivement évolué pour leur permettre des mouvements rapides lors de la chasse, alors que l’on sait que l’eau ralentit considérablement les mouvements. Les reliefs de la peau du requin ont inspiré les ingénieurs de l’éolien qui ont conçu une peinture en « peau de requin » pour améliorer la résistance des pales au vent, mais également le sport avec les fameuses combinaisons de natation qui ont permis de battre de nombreux records !


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L’énergie de la géothermie expliquée en vidéo

vendredi 30 juillet 2010


Voici une vidéo très pédagogique et fort bien animée qui nous explique l’histoire de l’énergie géothermique… Partant des astéroïdes et de la formation des volcans, la vidéo explique pourquoi la Terre se réchauffe à mesure que l’on se rapproche de son centre. Vient enfin l’illustration des flux d’eau froide et chaude utilisés comme principes de base de la géothermie.


L'Énergie géothermique
envoyé par umaps. - Vidéos des dernières découvertes technologiques.


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La biomasse surpasse le pétrole en Suède

jeudi 29 juillet 2010


Voici une nouvelle qui montre que le secteur des cleantech n’est pas uniquement fait de prototypes, d’essais plus ou moins fructueux et d’idées géniales sans débouchés (et encore, dans le cas de l’éolien, nous avions vu que l’on avait beaucoup à apprendre des « perdants », ces projets non retenus par les organismes de financement). Peu à peu, le secteur se structure à mesure que les usages « propres » se démocratisent. C’est ainsi que la Suède est devenu le premier pays à consommer plus d’énergie renouvelable de la biomasse que de pétrole (EcoGeek).

L’Europe avait déjà quelques succès dans le domaine, puisque l’éolien est en train de faire jeu égal avec le gaz naturel. Les chiffres annoncés par la Suède sont encore plus impressionnants puisque en 2009, la production d’énergie par la biomasse a atteint les 115 térawatt heures, soit 32% de l’énergie totale consommée, contre 112 TWh pour les énergies fossiles.



Les centrales alimentés par la biomasse génèrent désormais plus de la moitié de l’énergie utilisée par les ménages suédois. Rappelons que les ambitions de la Suède en matière d’énergie renouvelable sont très hautes, avec un premier objectif de 50% d’énergie propre en 2020 et l’arrêt de l’importation d’énergie fossile dès 2030.

C’est principalement le bois qui est à la source de ce très bon chiffre, avec, du coup, une limite : le prix du bois pour les autres secteurs (papier, construction) a beaucoup augmenté.


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Le plan de Los Angeles pour la gestion de l’eau et de l’énergie

mercredi 28 juillet 2010


On le sait, la Californie connaît régulièrement des problèmes importants de gestion de l’énergie, comme l’ont prouvé les nombreuses coupures (parfois géantes) d’électricité d’un réseau vieillissant, segmenté en de nombreux opérateurs, dans un contexte géographique plutôt dur, notamment pour la Californie du Sud. Le Département à l’eau et à l’énergie de Los Angeles, le plus gros des services publics américains, a proposé récemment un plan d’orientation stratégique qu’il est intéressant de suivre puisque ce modèle a de fortes chances de se retrouver dans d’autres cités (Cleantechies).

Austin Buetner, à la tête de cet immense service, a d’abord décidé d’augmenter de 50% les investissements consentis à l’amélioration de l’efficacité énergétique. Si ces technologies ne font pas autant rêver que les prototypes les plus créatifs d’apport en énergie renouvelable, on sait désormais qu’il est au moins aussi important de détecter les fuites et pannes et améliorer le réseau que de créer de nouvelles sources d’énergie. Ainsi, cette somme passera de 50 millions de dollars en 2009 à 73 millions en 2010. On peut penser notamment aux applications de type smart grid, dans lesquels sont d’ailleurs fortement impliqués les géants de l’internet qui ont leur siège en Californie (Google, pour n’en citer qu’un).



Une deuxième orientation est celle des feed-in tarriffs, dont nous avons parlé il y a peu pour l’Angleterre. Il s’agit d’un instrument public d’aide à l’innovation, et le Département de Los Angeles a ainsi invité une délégation allemande à leur en expliquer les tenants et les aboutissants. C’est grâce à ce type de financement que la filière solaire est devenue en Allemagne le fer de lance des cleantech.

Du côté de la gestion de l’eau, Bietner a annoncé un plan d’investissement de près de 2 milliards de dollars pour les 10 prochaines années. Seront concernés le retraitement des eaux usées, le nettoyage des nappes phréatiques, la capture des eaux de pluie et le stockage souterrain. L’idée est d’améliorer l’indépendance énergétique du bassin de Los Angeles sans que la mégalopole ait à recourir aux bassins de villes ou d’Etats voisins. Car pour le moment, près de 90% de l’eau utilisée à Los Angeles est acheminée par aqueducs.


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Le premier Grand Prix solaire en projet

mardi 27 juillet 2010

Nous avons à Technologies Propres une fascination pour les bolides propulsés aux énergies renouvelables : nous avions déjà parlé du bolide éolien (192km/h), du bolide solaire (150km/h), du bolide à l'hydrogène (393km/h), ainsi que d’une moto électrique capable d’atteindre les 267km/h. L’idée d’organiser une course pour les bolides solaires n’est donc pas étonnante puisque les prototypes se multiplient, avec deux grandes tendances : la recherche de la vitesse maximale d’un côté et la quête de l’autonomie la plus longue pour ces véhicules (EcoGeek).

Plusieurs projets de compétition ont vu le jour, en fait. Le Progressive Insurance Automotive X Prize Competition avait innové en proposant une compétition qui comprenait des limitations de vitesse, des arrêts obligatoires pour tester les véhicules plus efficaces et plus propres dans des conditions proches de la réalité. Le nouveau venu, l’American Solar Challenge, propose un « circuit » qui va de l’Oklahoma à l’Illinois sur 7 jours de compétition. 17 équipes venues des Etats-Unis, du Canada, d’Allemagne et de Taïwan parcourront les quelques 1 931 km du parcours.


Même si les bolides qui y concourent sont des prototypes, les performances réalisées sont impressionnantes : certains d’entre eux ont pu rouler à plus de 160km/h, et les innovations concernant l’aérodynamisme, les matériau légers et les batteries serviront à façonner un peu plus le grand marché du véhicule électrique.

Vous pouvez suivre les résultats de la course et les statistiques des équipes sur le site de l’American Solar Challenge 2010.



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