Combien gagnerait-on à s'occuper de l'e-waste pour de bon ?

mercredi 30 septembre 2009


L’e-waste, c’est le concept qui englobe la pollution liée au secteur informatique, depuis la fabrication des terminaux jusqu’aux émissions des ordinateurs, ou encore la chaleur incroyable dégagée par les data centers qui sont la colonne vertébrale de l’Internet et la gestion (le recyclage, surtout) des déchets « blancs » (de la couleur des principaux matériels informatiques). Reste à savoir combien on pourrait économiser en s’occupant pour de bon de ce problème, c’est à dire en imposant des régulations plus strictes dans cette industrie.

C’est le pari que fait Step Initiative, un rassemblement d’acteurs de l’ONU bien décidés à résoudre le problème de l’e-waste. C’est avec des ONG, des entreprises du secteur, des gouvernements et des scientifiques qu’ils cherchent ensemble la meilleure manière de gérer durablement le flux de produits et de déchets informatiques. Avec 5 objectifs clés :

1. Baser leur travail sur des résultats scientifiques, avec une vue d’ensemble sur les thématiques sociale, environnementale et économique de l’e-waste.
2. Effectuer des recherches sur l’ensemble du cycle du produit, pour inclure les fournisseurs, la production et la distribution.
3. Conduire des projets pilotes pour régler le problème de l’e-waste.
4. Refuser toute activité illégale liée à l’e-waste, comme le transport à l’étranger des matériels endommagés ou des composants toxiques.
5. Chercher des bonnes pratiques de recyclage et d’éco-efficience qui puissent être appliquées à travers la planète.



Quelques chiffres pour appuyer ces bonnes intentions, qui, comme très souvent dans le secteur des technologies propres, intéresse aussi le porte-monnaie. Ainsi, dans une tonne de téléphones usagés, on retrouve près de 3,5 kilos d’argent, 350 grammes d’or, 130 grammes de palladium, soit, en gros, près de 15 000 dollars de métaux précieux à récupérer… et c’est sans parler des possibilités de recyclage des plastiques et composants imprimés.

Pour l’instant, le problème de pays comme la Chine ou certains d’Afrique est que cette récupération de métaux se fait de manière extrêmement polluante, en incinérant le tout, perdant du coup une bonne partie des métaux précieux tout en polluant l’air, les sols et les eaux environnantes.

Il faut également penser le problème de l’e-waste au-delà du simple recyclage, notamment en réutilisant directement les composants. Le Pérou, par exemple, parvient à réutiliser 85% des ordinateurs supposés en « fin de vie » qui lui sont envoyés par les pays développés.

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Singapour en pointe dans le retraitement de l'eau

mardi 29 septembre 2009

L’eau, or bleu du XXIe siècle… nous vous en avions parlé extensivement lors du 5e Forum mondial de l’eau en mars, c’était à Istanbul. Entre les mégalopoles menacées par la montée des eaux, les innovations de type Smart Water (par IBM) ou les innovations cherchant des financements (comme le système d’irrigation solaire de ce jeune turc), il est clair que le domaine de l’eau sera à surveiller.

Le blog Cleantechies revient sur le livre d’Erik Orsenna, « L’avenir de l’eau », dans lequel l’Académicien nous invite à un tour du monde de l’eau, de sa consommation et de ses innovations. Et c’est l’exemple de Singapour qui est le plus marquant. Cette cité-Etat qui fait office de pont entre l’Asie et l’Extrême Orient est un carrefour commercial et financier, avec plus de 4 000 entreprises, et une population passée de 1,5 millions dans les années 60 à 4,5 millions aujourd’hui.



Malgré des précipitations abondante (de l’ordre de 2 145 mm d’eau par an, soit 5 fois plus que San Francisco et 2 fois plus que New York), la ville manque d’eau. L’apport d’eau vient de 4 sources principales : l’importation de Malaisie (40%), la pluie (30%), le retraitement des eaux, la désalinisation pour les 30% restants. Singapour a donc décidé d’investir massivement dans le recyclage de l’eau, qui pour l’instant compte pour 15% de l’approvisionnement, mais pourrait atteindre 30% d’ici 2010 grâce à un complexe capable de traiter 2,5 millions de mètres cube d’eau par jour.

Singapour, en collaboration avec l’entreprise Veolia Water, propose ainsi une eau recyclée nommée NEWater, issue des eaux uséees et traitée par osmose inverse, microfiltration et technologies ultraviolets.




D’autres efforts ont été mené comme la réfection des conduites d’eau : Singapour n’a que 12% d’eau perdue en fuites, contre 25% de moyenne dans les villes américaines (et jusqu’à 50% à Mexico)… c’est là tout l’enjeu de l’efficacité énergétique. L’éducation à l’eau est également un bon moyen de l’économiser, puisque qu’en moyenne, un habitant de Singapour ne consomme que 155 litres d’eau par jour, contre 300 litres aux Etats-Unis ou 160 en France.


Tout cela a évidemment un coût, la BBC estime ainsi que Singapour a investi pas moins de 3,5 milliards de dollars dans les 5 dernières années, et autant de prévu pour les 5 ans à venir.

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De la pastèque dans nos réservoirs

lundi 28 septembre 2009

Après le biocarburant à base de café, celui en chocolat, ou encore à base d’algue (à 6€ le litre, tout de même), voici la dernière trouvaille pour produire des essences « propres » : recycler les déchets de la pastèque. Des chercheurs ont fait paraître une étude dans le journal scientifique Biotechnology for Biofuels, qui souligne des aspects intéressant de cette technique.

L’idée n’est pas, à l’instar du jatropha ou de la canne à sucre, de cultiver des pastèques uniquement dans le but d’en faire du biocarburant, mais plutôt d’utiliser les déchets accumulés dans la production de pastèque (environ 20% des récoltes chaque année, tout de même) et de les intégrer à d’autres déchets du même type (pourquoi pas les coques de café une fois celles-ci vidées ?).



L’autre raison, c’est que la pastèque possède certaines caractéristiques intéressantes. Ainsi, la lycopène et la citruline-L y sont présentes dans des quantités suffisantes pour envisager de s’en servir comme carburant, soit environ 7 à 10% de sucres directement fermentables, et donc utilisables potentiellement pout la production de bioéthanol.

Les chercheurs ont conclu que le jus de pastèque recueilli devrait être de 2 à 3 fois plus concentré pour être utilisé seul dans la production d’un biocarburant. Mais combiné à d’autres déchets de ce type, le jus non concentré pourrait très bien être un complément à d’autres types de ressources.

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Les Etats-Unis et l’Europe en pointe pour Copenhague

jeudi 24 septembre 2009


C’est en décembre qu’aura lieu la prochaine conférence mondiale sur le climat, et celle-ci devrait, en principe, avoir autant d’influence que celle de Kyoto, en 1990. L’enjeu de cette conférence, c’est que les Etats du monde parviennent à un consensus sur la réduction des gas à effet de serre. Car personne n’a envie de faire trop d’efforts si le voisin ou le concurrent joue le rôle du « passager clandestin ». Nous en sommes donc à une phase d’enchères, où chacun se jauge, et les premiers chiffres annoncés sont enthousiasmants (Cleantechnica).

L’Australie, par exemple, est prête à s’engager à une réduction de ses GES de 25% si tout le monde est d’accord, mais seulement de 5% si aucun accord global n’est trouvé. Seule l’Union Européenne a pourtant l’instant décidé de s’engager « seule » sur ses émissions, avec une réduction de 20% de ses GES (niveau de 1990) d’ici 2020, voire 30% si un accord est atteint.

Les Etats-Unis, de leur côté, avancent aussi leurs pions. Leur « American Clean Energy and Security Act », qui doit être ratifiée par le Sénat leur impose une réduction des GES de 17% (par rapport au niveau de 2005) d’ici 2020, et de 83% d’ici 2050. Mais sans la contribution des pays en voie de développement, l’effort des PID serait vain, d’où les pressions de la communauté internationale sur la Chine ou l’Inde.

Le Chine, par exemple, est loin d’être inactive : elle vise elle aussi les 20% d’énergie renouvelables en 2020 (comme l’Europe), et investit près de 200 milliards d’euros dans les Cleantechs. Une bonne illustration en est le projet éolien géant sur le site du barrage des Trois-Gorges, ou la construction de gratte-ciel verts plutôt impressionnants.

Les autres nouveautés de Copenhague devraient consister en l’instauration de seuils non plus par pays (ce qui créé des tensions), mais par secteur (comme des seuils maximaux de déforestation). Nous suivrons de près les grands mouvements liés à ce sommet important pour la planète et pour le secteur des technologies propres.

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L'eau de mer et l'urine, carburants du futur...

mercredi 23 septembre 2009


Des chercheurs proposent de transformer l'eau de mer en hydrocarbure, comme le kérosène. Pour cela, du carbone est extrait du dioxyde de carbone (le fameux CO2) capturé par les océans, puis il est hydrogéné (ajout d'atomes d'hydrogène), pour produire en fin de réaction un hydrocarbure (carbone + hydrogène). Le mode opératoire, qui n'a rien de neuf, consiste à électrolyser l'eau de mer (en y faisant passer un courant électrique) en y ajoutant un catalyseur à base de cobalt pour produire au début du processus du méthane, un hydrocarbure basique. Pour l'instant, ce procédé utilise plus d'énergie que l'hydrocarbure produit en contient. Mais l'énergie produite est transportable sous forme de carburant, et peut donc être intéressante si l'électrolyse est effectuée, par exemple, sur des plates-formes d'éoliennes off-shore éloignées des continents.

Mieux encore, d'autres chercheurs américains ont trouvé une méthode chimique pour extraire de l'hydrogène des urines. L'hydrogène aujourd'hui est essentiellement extrait du pétrole. Composant chimique principal de l'univers, l'hydrogène (symbole H), l'atome le plus simple avec un seul proton, se retrouve sur Terre dans la composition chimique de l'eau (H2O), de l'alcool (ex: le méthanol, CH3OH) et des hydrocarbures (ex: le méthane, CH4). Pour l'extraire de l'eau, il faut donc séparer l'hydrogène (H) et l'oxygène (O) par électrolyse ce qui nécessite l'apport d'énergie pour casser la molécule d'eau en H+ et OH-, deux ions. Pour que la production d'hydrogène à partir d'eau soit "rentable" en termes d'énergie, il faut que l'électrolyse utilise moins d'énergie que la combustion de l'hydrogène ainsi produit en rapportera.

Dans l'urine, il y a de l'urée dont la formule chimique est CH4N2O, soit 4 atomes d'hydrogène disponibles par molécule. L'énergie nécessaire pour séparer ces quatre atomes de la molécule d'urée est trois fois inférieure à celle nécessaire pour l'électrolyse de l'eau. Il y a donc potentiel énergétique. Mais, bien sûr, restent de nombreux problèmes: il faut notamment extraire l'urée de l'urine, ce qui n'est pas facile à réaliser; l'urée se transforme rapidement en ammoniaque (NH3)... inutile donc de faire des réserves pour le moment.

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Des bus hybrides pour Seattle

La ville de Seattle, dans l’Etat de Washington, au nord de la côte ouest américaine, a décidé d’investir dans près de 500 bus hybrides diesel, selon TreeHugger, qui se rajoutent donc aux 235 bus hybrides déjà en service.



C’est le constructeur Daimler qui fournira des bus de modèle Orion VII hybrid, une bonne idée quand on sait que les véhicules hybrides sont performants en milieu urbain, car la face ‘hybride’ du moteur fonctionne notamment dans la phase de « stop and go » caractéristique des transports en commun. C’est donc la qualité de l’air qui devrait s’en trouver améliorée ! Ce tableau comparatif montre bien le gain d’économie de carburant que l’on peut attendre avec ce type de bus :


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De nouvelles écopolis en projet !

mardi 22 septembre 2009

Les écopolis ont toujours la côte ! Ces agglomérations qui se veulent des modèles de développement durable utilisent une large gamme de technologies propres pour gagner en efficacité énergétique, et les résultats sont généralement impressionnants. Le rapport Attali dont nous avions parlé préconisait ce type de projet, et quelques-unes ont fait dans ces colonnes l’objet de notre attention, comme celle de Masdar, aux Emirats arabes unis, dont l’atout principal était un système de transport mixte assez révolutionnaire entre les transports en communs et transports individuels, le tout sans voitures !



Enerzine revient sur la décision du gouvernement britannique de poursuivre le développement de ces éco-villes, après le quartier BedZed du sud de Londres, ce sont 4 villes et près de 10 000 foyers qui devraient voir le jour d’ici 2016. Les sites retenus :

• Whitehill-Bordon, Hampshire sud
• St Austel, Cornouailles sud
• Rackheath, Norfolk est
• Et enfin North-West Biceseter dans le centre de l’Oxforshire

L’énergie y sera entièrement renouvelable (on se rappellera que le Royaume-Uni dispose de très bons atouts dans ce domaine, notamment dans l’énergie marin et l’éolien), les « compteurs intelligents » réduiront les consommations et productions d’énergie inutiles (c’est donc une technologie de type « smart grid »). Objectif pour les habitants : des factures d’électricité moins cher de 200 à 500 euros par an. Côté déplacements, les transports en communs seront à l’honneur ainsi que l’installation de stations de recharges pour véhicules électriques. Les bâtiments publics auront une empreinte carbone nulle, et 40% de l’espace urbain sera réservé aux espace verts.

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