La Nissan LEAF dans les rues de San Francisco en 2010

jeudi 7 janvier 2010


Le maire de San Francisco, Gavin Newsom, a annoncé que la toute-électrique de Nissan, la LEAF (dont nous avons évoqué le doublement de capacité de batterie récemment), serait disponible sur le marché local dès 2010. Nissan va travailler de concert avec le Bay Area Electric Vehicle Corridor Program pour bâtir un réseau d’infrastructure de recharge de batterie électrique (Gas 2.0).

« Nissan s’engage dans le marché local, à San Francisco, et a hâte de travailler avec la ville et d’autres partenaires pour faire du concept « zero émission » une réalité dans la baie », a déclaré Brian Carolin, vice-président de Nissan Etats-Unis. « Dans un an, nos LEAF circuleront dans les rues de San Francisco ». Le maire s’est également félicité de l’intérêt qu’a porté Nissan « à la politique offensive de la municipalité, qui veut faire de San Francisco la capitale américaine du véhicule électrique ». Les deux insistent également sur l’efficacité du partenariat public-privé, « l’innovation est facilitée quand les secteurs public et privé travaillent de concert. Cette collaboration a un fort potentiel aussi bien pour la protection de l’environnement que pour la création d’emplois verts ».

La région de S.F sera la neuvième « cible » du déploiement de la LEAF. Nissan a décidé de lancer sa tout-électrique dans les zones qui disposeront déjà d’une infrastructure de rechargement de batteries (comme Los Angeles, Portland, Seattle ou encore Washington D.C). Si certaines zones disposent déjà de bonnes infrastructures (notamment via des incitations fiscales, des améliorations du réseau électrique), d’autres items restent à développer, sinon, il restera des « trous » dans la couverture électrique de ces territoires, de quoi freiner les ardeurs des consommateurs.



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Du papier, de l’encre et des nanotubes = une batterie

mercredi 6 janvier 2010


C’est une équipe de recherche de l’université Stanford, aux Etats-Unis, qui a découvert un moyen de fabriquer rapidement et à faible coût des batteries avec une encre qui contient des nanotubes de carbone et du papier (ordinaire). Il suffit d’enduire le papier avec cette encre spéciale, de passer le tout dans un four pour obtenir un dispositif capable de stocker l’énergie tout en étant conducteur. Cette super-batterie en papier peut supporter 40 000 cycles de rechargement.





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Le riz nourrit… et génère de l’élecricité !

mardi 5 janvier 2010

Dans la série des produits agricoles utiles et capables d'être transformé en carburants, nous avions déjà traité du café, de la pastèque, de l’urine, du bois mort ou encore de la tuberculose et des enzymes de termites. C’est désormais le riz qui peut servir à autre chose que l’alimentation, ou alors à l’alimentation électrique (TreeHugger). Ce sont ainsi les quelques 440 millions d’Indiens qui ne disposent toujours pas d’électricité (sur le réseau ou hors-réseau) qui pourraient trouver une alternative aux éoliennes et aux panneaux solaires qui restent à un niveau technique trop élevé.

En fait, ce sont les cosses du riz, cette mince enveloppe qui les entoure, qui va servir à produire de la biomasse. Rien de bien nouveau, sauf que l’endroit et la quantité disponible de cosses ont fait franchir le pas à Husk Power Systems. Actuellement, cette entreprise parvient à alimenter 50 000 personnes qui n’ont pas accès au réseau dans l’état de Bihar (une région particulièrement pauvre de l’Inde).

Jusque là les cosses des grains de riz étaient jetées. Mais avec ce système de méthanisation de la biomasse, 1,5 kilos de cosses permettent de générer 1kWh d’électricité. Chaque générateur a une capacité de 35 à 100 kWh et est relié à un petit réseau électrique construit sur mesure selon les besoins et la topographie des lieux.


+ : Une "major" indienne mise sur le biocarburant aux algues

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Les voitures à air comprimé battues par les voitures électriques

lundi 4 janvier 2010

Si les voitures à air comprimé sont (encore) plus propres que les voitures électriques, elles n’ont pas la même efficacité, d’où leur perte de vitesse actuellement (EcoGeek). Pourtant l’idée de départ était bonne, et nous vous en avions parlé avec MDI l'année dernière : il n’y avait besoin d’électricité que pour comprimer de grandes quantités d’air dans des réservoirs pressurisés, pour qu’ensuite l’air comprimé soit utilisé pour faire fonctionner des pistons. Le tout, sans batterie ni électronique très compliquée, donc plus propre. Tata Motors, le constructeur indien de la Nano, avait d’ailleurs envisagé de l’implanter en Inde.

Las, une nouvelle étude publiée dans Environmental Research Letters révèle que si, sur le papier, l’air comprimé aurait pu être un concurrent sérieux de l’électrique, en pratique il n’en est rien, notamment sur le cycle de vie du produit. Tout le problème réside dans l’électricité nécessaire pour comprimer l’air, dont une grande partie est perdue (sous forme de chaleur).



Et ce d’autant plus que les technologies de batterie s’améliorent à grand pas maintenant que le modèle de la voiture propre (l’électrique à batterie échangeable, selon le modèle proposé par Better Place et Renault par exemple) semble « choisi » par les industriels. En comparaison, l’air comprimé ne recevra pas autant d’investissement et son retard risque fort de s’accroitre. Seule piste possible : de très petits véhicules urbains, comme les scooters.



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Des enzymes de termites pour produire du biocarburant

jeudi 24 décembre 2009


Après le café, la pastèque, l’urine, le bois mort ou encore la tuberculose, c’est au tour des termites d’être mis à contribution pour produire des biocarburants (Cleantechies). C’est une entreprise américaine qui a eu l’idée de se servir d’un stock de déchets d’origine agricole – qui contiennent donc des sucres.

ZeaChem, cette start-up, utilise les enzymes des termites (qui mangent du bois, habituellement). Résultat en laboratoire : un rendement en éthanol supérieur de 35% par rapport aux autres substances capables de produire de l’éthanol cellulosique, selon la Technology Review du MIT.



ZeaChem utilise de l’acide pour craquer la cellulose en sucres, mais plutôt que de faire fermenter les sucres en utilisant de la levure (la technique habituelle), ils donnent ces sucres à une bactérie acétogène (qui produit de l’acétate à partir de dioxyde de carbone et d’hydrogène ou de glucides) que l’on trouve chez les termites. La bactérie transforme les sucres en acide acétique, qui à son tour produit de l’éthanol si combiné avec de l’hydrogène.

« Ce n’est pas la manière la plus évident ni la plus directe, mais les rendements sont supérieur », a déclaré un chercheur du National Renewable Energy Lab du Colorado. Le rendement actuel de ZeaChem est de 510 litres d’éthanol pour une tonne de déchets cellulosiques.

Lien schéma :


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Vidéo : le changement de batteries par Better Place

mercredi 23 décembre 2009

Nous vous en avons parlé précédemment : le modèle économique de la voiture électrique se dirige de plus en plus vers un système de location de la batterie, l’élément coûteux de l’engin, et celui qui pose le plus de problème en terme de conquête des marchés (la batterie se recharge en 3 à 8h et ne couvre pas de grandes distances). C’est Better Place qui pousse le système de la location de batterie le plus loin, comme le montre très bien cette vidéo :




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La déperdition de chaleur pourrait alimenter des appareils électroniques.

mardi 22 décembre 2009

Près de 60% de l’énergie générée par combustion ou dans des centrales est perdu sous forme de déperdition de chaleur. Les ordinateurs, les voitures ou encore les téléphones portables doivent se débarasser de l’excès de chaleur pour fonctionner normalement, ce qui entraîne une perte nette d’énergie. Les chercheurs du MIT sont en passe de pouvoir récuperer cette chaleur « perdue » pour la convertir en électricité (Ecogeek)… ce sont les gestionnaires réseau des datas centers qui vont être contents !



Une innovation de ce type pourrait permettre de fabriquer des ordinateurs et des téléphones portables dont les batteries auraient une capacité double de celles utilisées actuellement. L’équipe de recherche s’est appuyée sur le cycle de Carnot, un principe de la thermodynamique qui propose un seuil d’efficacité lors de la conversion de la chaleur en électricité. Les appareils actuels ne sont qu’à 10% de ce seuil d’efficacité. La technique du MIT pourrait permettre d’atteindre 40% puis 90% de ce seuil – c’est à dire que la quasi intégralité de la chaleur serait convertie en électricité.

Tout le secret réside dans la distance entre la source de chaleur et le convertisseur (un semi-conducteur). La commercialisation de ce prototype est envisagée par MPTV Corp, et trouverait des applications aussi bien en électronique (ordinateurs portables) que dans les transports (aviation, automobile, etc).


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