Des précisions sur Masdar City

jeudi 17 septembre 2009

Nous vous avions déjà parlé de Masdar, cette ville-nouvelle de type écopolis qui se basait sur un système de transport mixte entre le véhicule individuel et le transport en commun (par des sortes de "pods" sur pneumatiques). Quelques précisions en plus en chiffres et en image sur ce projet très intéressant mené par Abou Dhabi :

  • superficie : 6,5 km²,
  • coût : 22 milliards de dollars
  • date de réalisation : 2015
  • nombre d’habitants : 50.000






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Best-of Technologies Propres 2009 !

mardi 15 septembre 2009

En ces temps de rentrée, quand on est encore dans les papiers et qu'on a pas le temps nécessaire pour rédiger de nouveaux posts, c'est l'occasion de revenir sur l'année écoulée, vous avez été nombreux à nous suivre, voici nos meilleurs posts de 2009 !

  1. Notre article sur les gratte-ciels verts, les "green skycrapers", vous a plu, et nous aussi. Comment ne pas rester bouche bée devant ces gigantesques réalisations qui combinent, souvent plusieurs modes de collecte de l'énergie, de l'éolien au solaire en passant par l'eau de pluie... Le mieux, c'est encore qu'il ne s'agit pas de prototypes, de projets, mais bien d'immeubles de bureaux et/ou d'habitation qui existent déjà.
  2. En deuxième place, signe d'une attente forte du marché grand public, notre article sur la première voiture électrique prévue pour le marché de masse. Encore une fois, ce n'est donc pas un modèle d'essai, mais bien une voiture de chez Mitsubishi prévue à 15 000 dollars, tout électrique.
  3. Ensuite, mais à priori quelque chose n'a pas convaincu, une méthode pour fabriquer son éolienne soi-même, à la maison, avec les moyens du bord... A priori accessible, vous n'avez pas semblé y croire. Ok, nous n'avions pas non plus essayé chez nous !
  4. Je m'en souviens encore, c'était l'un de nos premiers articles, sur une méthode pour purifier les eaux usées avec de la ferraille. Une très bonne idée venue de Chine (un pays dont au passage on a parlé de plus en plus dans nos colonnes), et l'on sait que le marché de l'eau est l'un des plus stratégiques de ce XXIe siècle !
  5. Enfin, l'un de nos articles de la série "bolides", avec cet engin propulsé à l'énergie solaire et sorti tout droit d'une scène de la Guerre des Etoiles à 150km/h et dont l'autonomie a atteint... une semaine !

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Du nouveau dans les énergies marines : l'osmotique et les ETM

samedi 5 septembre 2009

Nous vous avions présenté au début de l’année un bilan en deux parties des énergies marines, avec notamment un focus sur les hydroliennes, sur l’énergie des vagues ou encore sur l’énergie marémotrice. Mais l’innovation ne s’arrête pas en cours de route, et de nouveaux concepts d’énergie propre ont éclos depuis, dont voici les principales applications, via ConsoGlobe.

• L’énergie osmotique. Il s’agit de mettre côte à côte deux volumes d’eau, un « marin » (salé) et un d’eau douce. Entre les deux, une membrane semi-perméable (qui ne laisse passer le fluide que dans un sens). L’eau douce, moins concentrée, va dans le « bac » d’eau salée, dont le volume augmente. C’est sur cette augmentation du volume que l’on peut faire fonctionner des turbines et donc produire de l’électricité. Avantages : contrairement à l’énergie des vagues, le flux peut être organisé de manière à être régulier.



• Deuxième innovation, l’ETM, pour énergie thermique des mers (OTEC en V.O). Il s’agit cette fois-ci d’exploiter la différence de température entre la couche supérieure de l’eau et la profondeur, un phénomène bien connu et qui s’applique sur quasiment tous les points d’eau (mer, lac, mais aussi rivière, piscine, etc). Un projet de démonstrateur est d’ailleurs prévu pour 2013 à la Réunion, une île en pointe des énergies renouvelables.



On modérera toutefois nos ardeurs par la complexité des énergie marines : celles-ci sont souvent coûteuses (car peu utilisées – pour l’instant), leur construction et maintenance demande une expertise très pointue, et l’interaction de mécaniques avec le milieu marin (mouvementé, salé) reste délicate.

TechnoPropres

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Plus de mille milliards de dollars d’économie à faire avec l’efficacité énergétique

vendredi 4 septembre 2009


La meilleure façon de convaincre les Etats, les entreprises et les particuliers de l’intérêt des technologies propres, c’est de parler argent. Et ça tombe plutôt bien puisque McKinsey, un cabinet d’audit américain, a publié un rapport en ce sens avec un chiffre astronomique : l’efficacité énergétique (le fait de traquer les pertes d’énergies, très nombreuses) pourrait faire économiser aux Etats-Unis plus de mille milliards de dollars d’ici 2020.

Evidemment, pour économiser, il faut d’abord investir, mais les sommes à mettre en jeu semblent atteignables, puisque pour bénéficier de cette économie de 1 200 milliards, il faudrait compter environ 500 milliards d’investissements. Ceux-ci doivent viser non pas la production d’énergie, mais leur économie, avec par exemple la réalisation de maison éco-efficiente (celles dotées de systèmes de climatisation passive), ou encore de systèmes dits de rétro-énergie (des systèmes qui génèrent de l’énergie… à partir de l’énergie utilisée au départ, comme ces ralentisseurs qui génèrent de l'électricité au passage de voitures). Ces investissements concernent bien sûr aussi la prévention et l’éducation des populations à l’éco-efficience, comme de prévoir des cours sur l’utilisation de l’énergie dans les écoles.


Principaux éléments du potentiel d’efficacité énergétique

Selon ce rapport, les ménages et les entreprises pourraient économiser près de 30% de leur énergie simplement en connaissant mieux la manière dont elle est produite et consommée (c’est d’ailleurs l’objet de l’exposition « So Watt » d’EDF où le design est mis au service de l’économie d’énergie, avec des interrupteurs capables de vous « rappeler » par son ou par lumière qu’ils sont activés depuis trop longtemps). En moyenne, un Etat pourrait économiser un quart de son énergie par ces investissements. Avec autant de gigatonnes de gaz à effet de serre en moins (via EcoGeek).

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Fait-il trop chaud pour nos éoliennes ?

jeudi 3 septembre 2009

Cleantechies revient sur un aspect insoupçonné du réchauffement climatique et des conséquences des étés trop chauds sur les sources d’énergies renouvelables, notamment sur l’éolien. Les températures caniculaires de juillet aux Etats-Unis (températures comparables aux très fortes chaleurs du Sud de la France, de la Corse et de l’Espagne récemment, avec pour conséquences des incendies de plus en plus dévastateurs) ont un effet doublement dévastateur sur deux sources d’énergies renouvelables : l’éolien et l’hydroélectrique.


1. Dans un premier temps, les chaleurs font bondir la demande en énergie, les climatiseurs sont utilisés en permanence et sont très sollicités. Les autorités de régulation ont donc un impératif : faire en sorte que le « pic » de consommation soit sous contrôle.

2. Mais les canicules sont souvent dus à des zones de haute pression atmosphériques qui ne sont pas très « aérés » : au mieux l’on connaît de légères brises, au pire l’air stagne et les éoliennes sont donc incapables de faire face à une hausse de la demande.

3. En conséquence, d’autres sources d’énergie sont sollicitées. Aux Etats-Unis, mais le cas s’applique fort bien en France également, c’est à l’hydroélectricité que l’on pense. Or par temps chaud et sec, le niveau des cours d’eau baisse de manière significative, là encore c’est une source d’énergie renouvelable qui se voit en incapacité de répondre à la forte demande d’électricité.



Quelles issues à la crise ? La diversification des sources d’énergies renouvelables, pour ne pas tout miser sur une énergie qui peut toujours être défaillante. Le solaire fait ainsi figure de complément intéressant en période forte chaleur (les Etats-Unis ont d’ailleurs décidé récemment d’installer 2 500km carrés de panneaux solaires dans les déserts de l’Ouest – Californie, Nevada, Arizona, etc). Une autre piste que nous avons évoqué ici serait de pouvoir stocker l’énergie renouvelable, pourquoi pas par le système du pompage-turbinage ?

Dans tous les cas, et vu que le réchauffement climatique tend à augmenter le nombre de période « extrêmes » (tempêtes, canicules, fortes pluies), il faut que les énergies nouvelles trouvent une parade.

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De l'eau à partir du vent

mercredi 2 septembre 2009

Produire de l’eau à partir du vent … l’idée n’est pas nouvelle ! Mais il restait à mettre tout cela en pratique. C’est ce que Marc Parent a réalisé dans les Alpes de Haute Provence à partir d’une éolienne qui récupère de l’humidité de l’air pour en faire de l’eau potable !

A partir de l’air aspiré par l’éolienne, l’énergie du vent refroidi l’air et l’eau en suspension se transforme en eau liquide qui est ensuite filtrée pour la rendre potable. Elle est ensuite stockée dans un réservoir adéquat.

Il faut bien sûr un minimum de vent pour que le système fonctionne, mais il peut produire entre 50 et 500 litres d’eau par heure suivant le diamètre de l’éolienne de 10 à 12 mètres. Reste le coût de l’ensemble, compris entre 10.000 et 25.000 euros tout de même ! Mais l’idée est intéressante et devrait intéresser des structures comme des collectivités locales par exemple. (source Miwim)



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Etats-Unis : du crédit d’impôt aux subventions directes

mardi 1 septembre 2009

Le financement de l’innovation est un volet important des technologies propres, puisque celles-ci sont souvent coûteuses à mettre en place, et que le régulateur public (l’Etat, les agences sanitaires, les régions, départements et municipalités) doit trouver des moyens d’inciter les entreprises innovantes à poursuivre leurs recherches, et les particuliers à adopter des systèmes nouveaux. Le choix du mode de financement est souvent compliqué en raison des conséquences indirectes qui en découlent. C’est pourquoi le département à l’Energie américain, dirigé par le prix Nobel de physique Steven Chu et sa « green team », a tranché récemment en faveur des subventions directes.



Celles-ci ont l’avantage de ne pas être liées au statut fiscal de l’entreprise. Avec le système du crédit d’impôt, en vigueur dans de nombreux pays et en France également, l’entreprise se voit aidée en fonction de son statut fiscal. C’est à dire que ce crédit n’aident que ce qui paient des impôts, or les entreprises innovantes à l’origine des technlogies propres sont souvent des start-up, des entreprises jeunes voire des structures intégrées à des Universités et qui, souvent, ne paient pas d’impôt (c’est une forme d’aide à la création de l’entreprise). En choisissant le système des subventions directes, c’est donc le projet de l’entreprise qui est valorisé et non pas son statut.

Cette mesure fait partie du plan de relance de l’administration Obama, et devrait aider directement 5 000 projets pour un montant de 3 milliards de dollars, selon le blog Energie. Un joli coup de pouce à l’innovation propre ! Vous pouvez trouver le communiqué officiel du département à l’Energie à cette adresse.

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