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Etats-Unis : des investissements dans la smart grid

samedi 18 avril 2009

A TechnoPropres, nous sommes à peu près les seuls à en parler, alors nous continuons : la smart grid refait parler d’elle aux Etats-Unis (puisqu’il n’y a que là-bas que cette innovation technologique brasse beaucoup d’argent et d’encre).

La smart grid ? Si vous n’avez jamais vu ce terme, c’est peu étonnant au vu de l’indifférence de l’opinion face à une « technologie propre » certes moins spectaculaires que les hydroliennes, par exemple, mais beaucoup plus pertinentes, car en effet, la « smart grid » recouvre un concept plutôt qu’une technologie, et celui-ci vise à améliorer le réseau électrique (la « grille » d’où « grid ») en le bardant de capteurs et en le reliant à Internet. D’où les avancées de Google (peu connu pour placer son argent n’importe comment) sur le réseau électrique et plus récemment celles d’IBM sur le réseau de distribution de l’eau (que « Big Blue » a appelé « smart water », car il s’agit bien de la même amélioration sur des réseaux physiques).


Si nous parlons beaucoup d’innovations ici, nous sommes également conscient qu’une partie d’entre elles ne sont encore que des prototypes (la ville sans voiture Masdar, les voitures les plus propres comme Nissan Pivo). L’avantage de la smart grid, c’est que l’on sait qu’on pourrait facilement gagner 20% d’énergie en la gérant mieux, notamment grâce à l’hybridation collecte de données/mise à jour en temps réel des capacités de production que permet la smart grid.

D’où ce calcul réalisé par un cabinet américain (AltDotEnergy) qui estime que sur les 787 milliards de dollars du plan de relance US, 77 seraient dédiés aux technologies propres (on ne parle donc pas ici de GM, Ford ou Chrysler). Sur ces 77 milliards, 66 pour les énergies renouvelables (éolien, solaire, tous deux très développés aux Etats-Unis). Il reste donc 11 milliards qui sont spécifiquement orientés sur les technologies de la smart grid, pour améliorer la communication producteur/consommateur via des capteurs plus précis, plus rapides, et des instruments qui permettent de « micro-réguler » les flux électriques dans le réseau. La moitié de ces 11 milliards ira au financement des projets déjà retenus par le Département américain à l’Energie.

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Smart grid européen : marché de 6,8 Mds d'euros d'ici 2016

vendredi 19 août 2011

Le marché européen du réseau électrique dit "intelligent" ou plutôt "communicant" devrait connaître selon GTM Research, une importante croissance au cours des cinq années à venir, les distributeurs d'électricité du vieux continent devant se conformer à des obligations strictes en matière d'efficacité, tout en intégrant au passage de plus en plus d'énergies renouvelables au réseau.

Le plus récent rapport du cabinet de conseil prévoit que l'ensemble du marché européen de la technologie du smart grid atteindra les 3,1 milliards d'euros en 2012, un montant amené à croître de 120 %, pour atteindre 6,8 milliards d'euros en 2016.



Le rapport de GTM Research, qui a pour titre The Smart Grid in Europe 2012 : Technologies, Market Forecasts and Utility Profiles donne un aperçu stratégique de la technologie, de l'économie et de la dynamique concurrentielle qui sous-tendent la croissance de cette région du monde. Il propose également une comparaison de l'évolution du marché européen avec celle des États-Unis, de la Chine et du Japon, et met en lumière les modèles d'intégration ou de mise à l'essai des sociétés de distribution d'électricité les plus actives en Europe, notamment EDF, ENEL, E.ON, GDF Suez, RWE, Iberdrola, Endesa, Centrica, Vattenfall, EDP, Dong Energy et Fortum.

« Un confluent de politiques progressistes, d'avancées technologiques et de besoins en électricité propulse le développement du smart grid en ce moment en Europe, » affirme Geert-Jan van der Zanden, auteur du rapport. « Nous prévoyons un déploiement intégré d'ici cinq ans dans cette région, qui conduira au développement des segments de marché du smart grid que sont le comptage évolué, l'automatisation de la distribution, l'intégration des énergies renouvelables, les véhicules électriques et les systèmes informatiques propres au domaine de l'électricité. »

Le rapport examine les marchés nationaux et les distributeurs d'électricité qui se retrouveront au cœur même de ce déploiement intégré.

« La plupart des marchés nationaux d'Europe en sont à poursuivre leurs objectifs en la matière, » ajoute M. van der Zanden. « Il leur reste encore à offrir leurs services au consommateur. La prochaine étape consiste à démontrer la valeur d'une gestion énergétique locale ou de la demande de réponse des appareils clients. L'engagement du consommateur est la variable clé du succès commercial du smart grid en Europe. »



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Plus de 300 millions de compteurs intelligents en 2015

mercredi 22 septembre 2010

Vous le savez si vous nous suivez, l’actualité des technologies liées à la gestion intelligente des réseaux d’énergie, regroupés sous le vocable de smart grid chez les anglo-saxons, nous tient à cœur. Nous avions vu comment les géants de l’informatique et des télécoms avaient logiquement investi le secteur (notamment Google et Microsoft), puis l’aspect qu’avaient les premiers compteurs intelligents, ceux capables à domicile de vous donner des indications précises quant à l’énergie consommée poste par poste pour mieux l’économiser. Voici un nouveau chiffre avancé par Treehugger, qui estime que d’ici 2015 près de 300 millions de ces compteurs seront installés de par le monde.

C’est un cabinet d’études, Berg Insight, qui a sorti le chiffre, avec une pénétration du marché des compteurs prévu pour 2015 de 15-20% à 50% aux Etats-Unis et en Europe de l’Ouest, et de moins de 1% à près de 25% en Asie. Peut-on considérer cette progression comme un succès des compteurs intelligents et par extension de la smart grid ? Plusieurs éléments peuvent nous permettre de répondre. Si ces chiffres sont atteints, c’est que les entreprises de la smart grid auront réussi à standardiser leur production et à convaincre les utilisateurs de l’utilité de ces compteurs pour la réduction de leur facture d’électricité (avec les technologies de smart water, les consommateurs disposeront à terme d’équipements similaires pour la gestion de l’eau).



Au nombre des innovations les plus intuitives, on peut relever les tableaux de bords proposés par Google (PowerMeter) et Microsoft (Hohm) qui doivent s’intégrer aux écrans d’ordinateurs de la maison pour permettre de visualiser en temps réel la consommation poste par poste, et la production le cas échéants (panneaux solaires sur le toit, éoliennes de jardin, etc).

L’étude s’inquiète cependant, estimant que ces 300 millions de compteurs ne seraient pas signe d’une pénétration si forte que cela au niveau mondial. Si la partie « domicile » semble effectivement bien préparée, la connexion du reste du réseau à la smart grid (ceci passant par la mise en place de capteurs reliés à internet sur l’ensemble du réseau, depuis les centrales jusqu’aux canaux de distribution) serait alors peu développée, signe que les Etats n’auraient pas investi assez dans cette technologie pourtant prometteuse.

A noter, en France, les premiers compteurs intelligents ont été posés par ERDF à Lyon.



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Pour un meilleur financement des technologies smart water

lundi 28 juin 2010


Si vous nous lisez, vous connaissez notre penchant pour les systèmes de gestion intelligente des réseaux. Nous vous parlons régulièrement des investissements, directs ou indirects, des géants de l’informatique et de l’internet dans le secteur des technologies propres : Google dans la smart grid et l’éolien plus récemment, Microsoft dans la constitution d’écrans de suivis de consommation d’électricité pour les ménages et les voitures électriques, IBM dans la gestion optimisée des réseaux d’eau (smart water)… Le concept est simple, il s’agit d’un ensemble de technologies de l’information que l’on greffe sur les réseaux de distribution d’énergie (électricité) et désormais d’eau. Des capteurs installés un peu partout, de la centrale au domicile, pour permettre de mesurer en temps réel grâce à la connexion Internet l’évolution des flux distribués, et de les optimiser.


Le marché de la smart grid, nous précise Cleantechies, devrait avoisiner les 15 milliards de dollars en 2015, et les géants de l’informatique se sont logiquement rués sur ce champ nouveau qui met en pratique leur expertise des réseau (voir comment la Silicon Valley est en train de se convertir à ces technologies). Cisco et IBM ont beaucoup investi, et l’administration US, sous la houlette du Prix Nobel Steven Chu qui dirige le Département à l’Energie, a accordé en octobre dernier des aides d’un montant de 3,4 milliards de dollars.



Le smart water est pourtant un peu le parent pauvre de la smart grid (électricité), des sommes conséquentes sont investies dans la production, le traitement, mais assez peu dans le réseau en lui-même, notamment dans sa mise au temps réel grâce aux technologies de l’information. Or, sans ces précieuses données, il est très difficile de gérer ce réseau (il n’y a par exemple pas de compteurs d’eau intelligent à domicile, alors que les premiers compteurs électriques intelligents ont débarqué en France avec ERDF à Lyon il y a peu).



Il faudrait, par exemple, pouvoir récolter des données sur le flux disponible et la pression dans les conduits de distribution pour synchroniser en temps réel offre et demande. Pour rappel, investir dans l’eau peut s’avérer très rentable, les experts réunis au 5e Forum Mondial de l’eau à Istanbul avaient avancé que chaque dollar investi dans les technologies de l’eau pouvait rapporter entre 3 et 34 dollars.



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Google et l’énergie : so smart !

mercredi 10 décembre 2008

Google, toujours plus présent dans nos vies, pourrait bientôt être aussi présent dans l’électricité de nos foyers ! En signant récemment un partenariat avec General Electric, la firme de Mountain View (en Californie, comme toujours, le vent de l’innovation vient de cet Etat toujours aussi créatif) met le pied dans le secteur énergétique, stratégique s’il en est. Mais pas n’importe quelle énergie.

La « smart grid », dans laquelle Google investit, n’est pas si éloignée de ses métiers de base, à savoir l’informatique et les réseaux. Plus qu’une technologie de production d’électricité, la « smart grid » est une technique de gestion numérique du réseau électrique, et peut à ce titre solliciter les centrales classiques comme les énergies nouvelles et renouvelables, de l’éolien au solaire. L’expertise de Google dans la maîtrise des réseaux, qui n’est plus à prouver, peut s’appliquer dans l’énergie : il s’agit ici d’optimiser le réseau qui gère l’électricité, qui a connu, surtout en Californie, des défaillances majeures (ce qui avait permis aux Californiens de redécouvrir la présence des étoiles, cela dit !).

La smart grid est en fait un système qui optimise l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité, en rendant intelligent le système que l’on barde de capteurs à tous les niveaux. Cela permet d’éviter les pics et les baisses brutales d’utilisations du réseau, et même aux foyers producteurs d’énergie (par une installation solaire, s’ils sont en surplus), de vendre automatiquement cet excédent au « réseau » (donc aux entreprises qui auront investi dedans… comme Google), qui pourra alors transmettre aux entreprises énergétiques l’ordre de baisser la production.

Une illustration de l’intelligence collective qui, si elle aboutit, devrait permettre d’éviter les pics de consommation , et donc les pics d’utilisation des centrales, ce qui pollue.

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Quand Google et Microsoft discutent de l’énergie…

mercredi 26 mai 2010

Vous avez pu le lire ici ou là sur notre blog, les géants de l’informatique ont une affinité toute naturelle avec l’énergie : les deux secteurs reposent sur la maîtrise des réseaux. C’est Google qui, le premier, avait percé dans le secteur en annonçant des investissements dans les énergies renouvelables, puis en précisant que la smart grid l’intéressait. Microsoft, de son côté, avait suivi le mouvement en proposant avec Hohm un programme de contrôle de sa consommation à domicile, une technologie de la smart grid (que l’on a retrouvé autrement avec le compteur intelligent d’ERDF installé à Lyon). IBM, enfin, s’était lancé dans le smart water (gestion informatisée en temps réel du réseau d’eau) et dans la smart grid.



Le salon Green:Net a été l’occasion pour Google et Microsoft de discuter autour de la même table de leurs visées dans le secteur de l’énergie (Treehugger). De son côté, le créateur du moteur de recherche le plus populaire du web s’est dit intéressé par la gestion de l’énergie et cherche des moyens d’en faire un « business ». Microsoft préfère se concentrer sur le domicile et la gestion par les utilisateurs des données de leur consommation (ce que Hohm tente de faire). Pour la firme du logiciel Windows, le gain résiderait dans la possibilité de vendre un service qui ferait à terme économiser au particulier : en connaissant mieux, en temps réel sa consommation et ses postes, il est possible de faire plus attention aux « fuites » (interrupteurs qui restent allumés, appareils en veille, etc). Microsoft a également signé un partenariat avec Ford pour équiper les voitures électriques d’appareils de mesures.

Du côté de Google, on propose des interfaces calées sur ses propres outils de mesures d’audience web, comme Google Analytics :




Google fait des alliances avec des énergéticiens pour offrir aux ménages l’accès aux données de leur consommation, mais le but de profitabilité affiché est moindre que celui de Microsoft. L’idée est bien de tester et d’innover au maximum plutôt que de produire en série un premier compteur intelligent.

Si ces thématiques vous intéressent, vous pouvez avoir un aperçu de ce qui se fait en termes de design et d'ergonomie avec l'exposition So Watt ? proposée par EDF, on y retrouve des innovations vraiment bien trouvées (interrupteurs qui vous "disent" depuis combien de temps ils sont allumés, carrelage de salle de bains qui se colorise avec la chaleur - et le temps de la douche, etc).

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Smart Grid : des opportunités pour les start-ups “Clean-Tech”

jeudi 3 février 2011

La consommation électrique a augmenté de près de 2% en France en 2010. Nos besoins en énergie augmentent chaque année, de nombreux gaspillages sont présents et le coût de l’énergie ne va pas s’arrêter de croître dans les années à venir. Sans parler des conséquences environnementales… A côté de cela les énergies renouvelables proposées par de nombreux fournisseurs sont en forte croissance complexifiant de plus en plus la répartition et l’acheminement de ces énergies sur les réseaux électriques.

Face à l’ensemble de ces problématiques, les Smart Grids ont pour but d’offrir une gestion optimale de l’offre et la demande en énergie sur un territoire afin de réaliser des économies et réduire les coûts. Basés sur des infrastructures informatisées, ils se composent à la fois des réseaux de distribution d’électricité intelligent et des compteurs communicants.



L’amélioration de l’efficacité énergétique passe donc par une connaissance des usages et besoins en temps réel afin d’ajuster la production. Il est donc primordiale de traiter un nombre important de données et facteurs pour pouvoir monitorer et agir sur ces réseaux (coupure ou délestage par exemple).

Le nouveau domaine des Smart Grids offre donc de nombreuses opportunités pour les start-ups françaises d’innover dans les “clean-techs”. Quelques exemples de champs d’application :

* gestion des énergies renouvelables
* conception de logiciel et de solution d’analyse
* structuration, stockage de données
* réseaux de communication
* sécurisation des informations et réseaux (données très sensibles)
* accompagnement des utilisateurs : interface, monitoring, réduction de consommation
* objets communicants et connectés

Le périmètre est donc très vaste et à forte croissance.

De nombreuses start-up en France sont présentes sur ce secteur : Neelogy (pour la mesure du courant), Watteco (pour l’analyse de consommation), Grid Pocket (services liés à l’énergie), Actility (pour le Machine to Machine). Le compteur intelligent français Linky est actuellement en test pour un déploiement prévu dans les années à venir.

Aux USA, comme vous pouvez le lire sur TechCrunch.com, de nombreux investissements sont faits dans les entreprises touchant au Smart Grid. L’état américain a subventionné en 2009 une centaine d’entreprise pour près de 4 milliards de dollar !

Les Smart Grids expliqués aux enfants par IBM Innovation :

Pour le moment, nous sommes en phase de projet “semi-industriel”. De nombreux états, gros consommateur d’énergie, comme la Chine, investissent énormément dans ce domaine. En France, le sujet a bien évidemment été lancé depuis quelques temps, notamment avec la convention signé entre l’état et l’ADEME dotée d’une enveloppe de 250 millions d’euros, répartie sur cinq ans, pour financer la recherche et le développement de démonstrateurs dans le domaine des Smart Grids.

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Forum de l’eau : quand la smart grid fait des émules

vendredi 20 mars 2009

Dans notre premier post sur cet événement, nous vous rappelions l’enjeu majeur que représente la gestion de l’eau au XXIe siècle, ce « pétrole bleu », qui revêt un intérêt commercial et également économique : nous vous disions notamment qu’un dollar investi dans les technologies liées à l’eau garantissait un retour sur investissement de 3 à 34 dollars.

Si certains cas sont du domaine de l’urgence, comme l’ont montré les cas de New York et Israël (des risques liées à la montée des eaux), d’autres innovations sont en revanche du domaine du temps long puisqu’il s’agit pas moins que du réseau physique de l’eau : extraction, traitement, distribution, assainissement. C’est l’annonce d’IBM au forum de l’eau qui nous permet de vous en parler en connaissance de cause.

IBM a en effet annoncé ce lundi a Istanbul vouloir appliquer son savoir des technologies de l’informatique en créant une suite de services conçus pour gérer et contrôler la consommation de l’eau (un programme appelé SWIM)… ce qui rappelle l’aventure actuelle de Google qui fait de même sur la « smart grid » américaine. La ressemblance est à ce point frappante qu’IBM appelle son service « smart water », cet aspect « transversal » de l’innovation est tout à fait passionnant, et permet de penser que d’autres géants des réseaux (Microsoft ? Apple ?) pourraient avoir envie d’effectuer ce transfert de compétences sur des infrastructures énergétiques.


dans les eaux irlandaises, IBM utilise SmartBay pour collecter des données sur l’eau… transmises en temps réel aux scientifiques, pêcheurs, associations environnementales, etc.

Le programme d’IBM passe d’abord par une modernisation des réseaux informatiques liés à l’eau, puis, installer sur l’ensemble du réseau des détecteurs et des capteurs, à l’instar de ce qui se passe avec la smart grid (les start-ups qui implémentent ces détecteurs sont d’ailleurs parmis les pluis suivies de la Silicon Valley). « Il y a beaucoup de tension sur les systèmes d'eau autour du monde. Quand on a une provision limitée, on doit la gérer », explique Sharon Nunes, vice-président de « Big Green Innovations » du groupe de technologie d’IBM. Quand on sait qu’Obama avait fait des technologies propres le fer de lance de sa relance économique, et qu’il a embauché pour ce faire une « Green Team » impressionnante, on ne doute pas du succès d’une telle entreprise. Les technologies de l’information pour la gestion de l’eau pourrait peser déjà 20 milliards de dollars d’ici 5 ans.


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+ : nos précédents posts sur le 5e forum mondial de l'eau

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Chicago mise sur l’énergie solaire combinée à la smart grid

mardi 6 avril 2010

C’est l’un des projets cleantech à surveiller en 2010, la distribution de l’énergie solaire. On entend par là qu’il serait plus rentable et productif de répartir les capteurs de cette énergie (panneaux) de manière atomisée, au plus près des lieux de consommation, plutôt que de les concentrer dans des grands champs comme on a pu en voir dans des déserts ou en Espagne avec le concept des tours solaires (Cleantechnica).

ComEd, un distributeur d’électricité de Chicago, va implémenter des panneaux sur une centaine de foyers (dont la moitié seront également équipés de capteurs intelligents pour appliquer les préceptes de la smart grid), avec la possibilité pour les propriétaires de revendre au réseau l’énergie non utilisée. L’idée, avec cette répartition, est bien de faire de chaque foyer un mini-centre de production électrique, comme une petite centrale, en propre. Mais le projet ne s’arrête pas là.


Les foyers sélectionnés feront partie d’un programme pilote qui incluera de la formation pour les résidents, afin qu’ils optimisent leur production et consommation d’électricité, et éviter ainsi les pics (le matin et le soir, en gros) de consommation qui sont difficile à gérer côté producteur (risque de surcharge, pollution accrue, utilisation peu efficiente des centrales le reste de la journée).

Le plan de relance américain a finance ce projet à hauteur de 5 millions de dollars, auxquels ComEd a ajouté 3 millions. Cette smart grid devrait à terme concerner près de 131 000 foyers, dont 8 000 avec des capacités avancées de gestion de leur « parc » d’électricité, pour habituer une population de consommateur à des pratiques meilleures, pour soulager un réseau de distribution vieillissant.

Les bénéficiaires disposeront donc de fonctionnalités avancées, comme des outils de surveillance de leur consommation reliés à Internet en temps réel et accessible à domicile depuis des interfaces tactiles, et 400 employés de ComEd pourront presque tout modifier, du chauffage à la climatisation en passant par la gestion de leur production électrique. Autre incitation à redresser nos comportements : des tarifs segmentés en 6 compartiments, les plus chers à l’heure des pics.


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Les compteurs intelligents sauveront-ils la planète ?

mardi 17 août 2010


Sous ce titre un peu audacieux, il est en fait question de la capacité des technologies de la smart grid, ou gestion intelligente des réseaux, à aider à lutter contre le réchauffement climatique. La smart grid, c’est un ensemble de technologies qui combinent la connaissance des réseaux informatiques à celle des réseaux de distribution d’énergie. Concrètement, il s’agit de barder le réseau électrique, par exemple, de capteurs qui, reliés entre eux par Internet, permettent au distributeur comme au consommateur de savoir l’état des flux existants, des fuites, des surconsommations inutiles, afin d’optimiser la charge sur le réseau.


Google s’est lancé assez tôt dans cette bataille en proposant un tableau de bord qui, pour ceux qui s’intéressent aux web, ressemble à Google Analytics. Microsoft lui a emboité le pas avec Hohm, qui intégrera à terme la gestion de la voiture électrique. Enfin, ERDF a récemment installé certains de ces compteurs intelligents à Lyon. Mais sera-ce suffisant à changer nos comportements ? Cleantechies nous livre des pistes innovantes.


Une étude de l’American Council for an Energy Efficient Economy nuance cette affirmation, précisant qu’il est d’emblée difficile de faire la part entre le battage médiatique autour de ces outils nouveaux et leur utilité concrète, au quotidien. Et pourtant, la même étude confirme que les américains sont « energy blind », c’est à dire qu’ils ne voient pas, comme beaucoup, leur consommation d’énergie. A part une facture mensuelle, aucun indicateur ne leur dit si la veille, leur consommation a fait un pic, ni pourquoi, ni comment ça aurait pu être évité.


Si les compteurs intelligents permettent de mesurer ces choses (ils n’équipent pour l’instant que 4,7% des foyers américains, mais devraient atteindre les 40% dans les 5 à 7 ans), l’ACEE estime que ça n’est pas suffisant pour que les consommateurs agissent, et qu’il leur faut un autre levier d’action. Si l’efficacité des compteurs a commencé à être mesurée (une méta-étude de 57 études américaines, européennes et japonaises trouve une réduction de 4 à 12% de la consommation d’électricité dans les foyers équipés), tout dépend en fait de ce qu’affiche les tableaux de bords du compteurs. C’est ici que la psychologie entre en jeu : comment convaincre par des chiffres ou des courbes que le consommateur « dérape » ? Voici quelques enseignements étonnants de ces études :

  • Nous sommes moins réactifs à des programmes visant à réduire notre consommation selon les moments de la journée (heures pleines/ heures creuses) que tenter de réduire cette consommation en permanence.
  • Une crise énergétique serait le meilleur moyen de nous convaincre d’adopter ces compteurs, plutôt que les discours sur le développement durable. Les Californiens font régulièrement l’expérience des « power cuts » et comprennent que leur (sur)consommation individuelle sature le réseau qui est contraint de lâcher.
  • Les compteurs intelligents seraient concurrencés par les téléphones, notamment les smartphones. Plutôt que d’aller devoir ouvrir son compteur pour voir sa consommation, une application sur iPhone que l’on peut suivre partout inciterait à de meilleures économies d’énergie.

Ainsi, l’ACEE conclut que la smart grid ne doit pas être le mariage de deux champs : les technologies de l’information et l’énergie, mais de trois, en rajoutant les sciences du comportement pour rendre réellement efficaces ces mesures, et les convertir en actions au quotidien.


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L'irrigation écolo et solaire avec Aquarius

lundi 11 mai 2009

C’est l’initiative de deux jeunes Turcs et on comprend pourquoi le forum de l’eau avait eu cette année lieu à Istanbul (NeoMansLand). La Turquie, pays éminemment menacé par le manque d’eau, doit trouver un moyen d’en consommer moins, et comme partout ailleurs dans le monde, c’est dans l’agriculture que les gains les plus importants peuvent être réalisés.

L’idée d’Aydin Oztoprak, c’est de combiner en fait plusieurs concepts propres : un capteur qui permet de mesurer en temps réel l’humidité du sol à irriguer (nous faisant penser un peu à la smart grid, en un sens), dont l’énergie est alimentée par un petit panneau solaire. Le tout pour mieux irriguer une parcelle en fonction des besoins réels des cultures (qui peuvent fortement varier d’un jour à l’autre, selon qu’il fasse très chaud et sec ou doux et légèrement humide).
Le système Aquarius est d’une étonnante simplicité (c’est aussi l’un des traits des technologies propres : des idées simples mais très bien mises en œuvre) comme en témoignent ces quelques prises.



A noter : ce jeune inventeur turc est à la recherche de partenaires pour investir dans sa technologie. Quand on se rappelle qu’un dollar investi dans les technologies de l’eau peut rapporter de 3 à 34 dollars… il faut foncer !

+ Nos infos sur le forum de l'eau
+ L'eau, cet or bleu (1/34)
+ Après la smart grid, place à la "smart water"

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Le plan national américain pour le développement de la smart grid arrive bientôt !

mardi 24 mars 2009

Voilà qui devrait donner un sérieux coup de pouce médiatique à cette technologie propre que personne ne semble connaître, et qui pourtant serait à l’origine d’économie d’énergie considérables. La « smart grid », du nom américain de ce système qui greffe sur le réseau électrique existant des technologies de l’information (capteurs, transmetteurs), est momentanément sous les feux de la rampe aux Etats-Unis car elle bénéficie d’un soutien présidentiel officiel (AltDot).




C’est le chef de la majorité démocrate au Sénat américain, Harry Reid, qui sera chargé de proposer rapidement (dans le mois), un plan de développement et surtout de financement au niveau fédéral (c’est à dire « national » pour les Etats-Unis). Le gouvernement fédéral serait ainsi responsable de la mise en place des lignes de communications à adjoindre au réseau physique existant. En cela nous avions probablement vu juste en vous parlant de Google qui investissait dans cette technologie… car Google est très proche du nouveau président, et cette question des synergies entre NTIC et énergies est évidemment stratégique. Et récemment, c'est IBM qui a "copié" cette idée sur le thème de l'eau.

En fait, il s’agit presque d’un sujet de politique intérieure : il y a pas moins de 253 régulateurs régionaux aux Etats-Unis, du fait de la marge de manœuvre accordée aux 50 Etats notamment en matière de politique énergétique. Avec un projet fédéral, c’est un peu la consécration pour cette technologie, qui n’aura plus à louvoyer entre les intérêts parfois très différents des Etats. Certains contradicteurs avancent d’ailleurs la solution d’un découpage du territoire US en 3 zones : Est, Ouest et Texas. Nous vous tiendrons informés des détails de ce projet de loi.

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Refroidir 'naturellement' les data centers

dimanche 3 mai 2009

Les data centers, on en parle finalement assez peu, mais c’est le cœur silencieux de l’industrie informatique, et par extension d’Internet, c’est dire si c’est important ! Ce sont de gigantesques salles remplies de serveurs informatiques qui assurent le stockage des données (les « datas ») et leur transmission au réseau. Et vu le trafic mondial de l’Internet, ces data centers sont au centre de nombreuses questions vertes, car l’on sait que l’informatique, somme toute, a fait assez peu d’effort pour lutter contre l’e-waste et les dépenses d’énergie liées à la mise en réseau des ordinateurs du monde (EcoGeek).

L’un des principaux problèmes de ces datas centers, c’est la chaleur : les serveurs, qui tournent en permanence, dégagent une chaleur incroyable. Si vous avez l’occasion de voir la salle des serveurs de votre entreprise, vous allez comprendre : même une petite entreprise avec un ou deux serveurs possède une « salle serveur » qui est fermée à double tour… et climatisée ! Donc : d’un côté la dépense d’énergie qui fait « chauffer », de l’autre, la dépense pour faire « refroidir ».
Il y a peut-être une solution assez logique à tout cela : un système de ventilation extérieur, un cousin pas si lointain que ça des systèmes de ventilation passifs. C’est en tout cas le pari de The Green Grid, dont le nom reprend également le concept du réseau électrique (voir nos papiers sur la smart grid et la smart water). Cette entreprise offre en fait des informations sur la possibilité (ou non) de bénéficier d’une aération naturelle selon le lieu où est implanté le data center :



On voit bien que si vous avez décidé de mettre votre data center au Nouveau Mexique, vous aurez du mal à aérer. Par contre, dans le Vermont ou le Dakota du Nord… S’implanter dans un lieu « aéré » permet non seulement d’aider l’environnement (la climatisation étant très polluante), mais d’économiser son capital : un data center d’1 MW gagnerait 60 000 dollars par an à émigrer de la Californie du Sud à un lieu mieux aéré et plus frais.

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L'eau vaut-elle de l'or ?

lundi 23 mars 2009

Investissons dans l’eau, deuxième argument. Nous vous rappelions au début de la semaine l’intérêt à investir dans les technologies de l’eau. C’est dans le cadre de l’ouverture du 5e forum mondial de l’eau à Istanbul que nous vous rappelions en effet que pour tout dollar investi, on pouvait en attendre entre 3 et 34 de retour pour la société dans son ensemble.

Eh bien ce sont Les Echos qui confirment ce levier extraordinaire et peu connu (l’opinion assimilant à tort l’eau à la gratuité, hors elle est souvent plus coûteuse que l’électricité) pour l’investisseur privé, en parlant d’un rapport de 1 à 8.

A côté donc de ce multiplicateur, figure aussi un autre avantage pour l’investisseur en temps de crise : un risque tout à fait réduit. Déjà parce que nous sommes sur le terrain des infrastructures où les modes et les coups de sangs financiers ne sont pas de la partie. Ensuite parce que la situation de l’eau dans le monde, la démographie (90% de la « nouvelle » population vivra dans des pays où l’accès à l’eau est aléatoire), font que les Etats, collectivités et autres institutions auront un besoin vital, littéralement, de compétences et d’instruments capables d’assurer à un maximum de personnes l’accès à la première source de vie : l’eau. En réalité, il existe bien un risque d’exécution pour les entreprises sur chaque projet. Investir dans des pays instables sur du très long terme, on l’imagine, expose à de multiples difficultés : changement de gouvernement, guerre civile, décision politique unilatérale, etc. Mais les entreprises équilibrent leur portefeuille de risque en diversifiant les pays.



L’article des Echos parle même d’un autre facteur économique intéressant, celui de « double-dividende ». En gros, en investissant dans l’eau, non seulement vous récupérez votre mise x8, mais en plus vous contribuez à l’amélioration de l’environnement, ce qui, outre un aspect moral gratifiant, est facteur de croissance… donc d’autres investissements. En effet, par-delà l’enjeu pécuniaire, il faut cependant noter, comme on l’a vu lors du forum mondial de l’eau, qu’environ 1 milliard de personnes dans le monde n'ont déjà pas accès à l'eau potable et 2,5 milliards ne bénéficient pas d’un système sanitaire décent. Surtout, environ 80% des maladies des pays en développement sont liées à l'eau, donc à un insuffisant investissement dans son traitement et dans l’assainissement : il s’agit là de maladies massivement mortelles dans les pays en développement et que l’on sait pourtant aisément soigner aisément, comme la diarrhées ou le choléra.

On connaît la position de ce blog : c’est par l’investissement massif dans des technologies nouvelles que l’on peut espérer fonder des modèles de développement durables. Développement : qui permettraient de sortir de la grande misère la partie de la population mondiale qui y vit encore (soit l’essentiel de cette population). Durable : un développement qui ne pèse pas sur les générations futures.

Vous pouvez relire nos articles sur le forum de l’eau sur notre blog :
- Annonce de l’ouverture
- New-York engloutie, Israël à sec
- IBM : de la « smart grid » à la « smart water »

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Comment "faire" de l'eau ?

mardi 11 août 2009


Un excellent résumé des techniques actuelles qui permettent de « faire » de l’eau, par désalinisation ou traitement, par le site Treehugger. On sait que l’eau représente un enjeu majeur (pour ne pas dire l’enjeu tout court) du XXIè siècle, avec d’un côté une planète qui arrive à saturation de sa capacité à nous héberger, une population qui va atteindre 9 milliards d’habitants en 2050… et de l’autre des ressources en eaux bafouées (mer d’Aral, mais également marées noires, rejets toxiques des industries du papier, pollution des nappes phréatiques par l’agriculture, etc) et qui créent des premières tensions géopolitiques (cas d’Israël/Territoires palestiniens ou de l’Asie Centrale).

Mais quand on croit en la technologie, surtout quand elle est propre, on ne perd pas espoir, car plusieurs alternatives sont possibles :

  • Désalinisation ou dessalement : il s’agit de convertir l’eau de mer en eau douce. La Californie a approuvé un financement de 320 millions de dollars pour un complexe de dessalement.
  • Recyclage des eaux : il s’agit de l’assainissement de l’eau, qui permet de la réutiliser. Trois grandes techniques sont principalement utilisées dans le recyclage de l'eau : la microfiltration, l'osmose inverse et le traitement par ultraviolets. Les deux premières consistent à faire passer l'eau sous pression à travers des membranes qui retiennent les fines particules indésirables.
  • De l’humidité à l’eau : même principe qu’un déshumidificateur, mais dans le bac de récupération, cette fois, c’est de l’eau potable. Il faut des environnements humides (à 70% au moins) et du bon matériel, mais après, c’est magique : vous pouvez produire de l’eau à partir d’un air qui ne semble pas en contenir à première vue.
Vous pouvez toujours au sujet de l'eau consulter notre couverture du Forum mondial de l'Eau qui s'est tenu à Istanbul en mars 2009

- Annonce de l’ouverture
- New-York engloutie, Israël à sec
- IBM : de la « smart grid » à la « smart water »
- l'eau vaut-elle de l'or ?

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Lyon s'équipe en compteurs électriques intelligents

mercredi 28 avril 2010


Vous connaissez notre penchant pour la smart grid, ou les « réseaux intelligents », cette hybridation entre les sciences de l’énergie et les sciences informatiques (des réseaux, notamment), qui a pour objectif d’optimiser la production, la distribution et la consommation d’énergie (électricité, eau…) en bardant les réseaux de capteurs reliés entre eux en temps réel. Côté consommateur, on trouve donc logiquement des « compteurs intelligents » (ou smart meters en VO), capables de nous aider à mieux gérer notre consommation d’électricité.


Cette technologie permet de faire transiter les données de relève et de pilotage entre le compteur et le concentrateur du réseau basse tension via les câbles d'alimentation électrique. Ce réseau de télécommunication voit le jour sans aucun investissement d'infrastructure réseau. Le remplacement des 35 millions de compteurs français d'ERDF, pour lequel Atos Origin assure la phase pilote et la construction du système d'information final, constitue le plus gros contrat informatique de comptage intelligent actuellement en cours dans le monde.





Le système Linky est donc un automate de contrôle des consommations énergétiques des particuliers, connecté avec les systèmes d'information d'ERDF. C'est un système dit « esclave » qui reçoit des ordres qu'il exécute, et qui transmet, en retour, des comptes-rendus et des mesures validés. Ce système repose sur cinq éléments principaux :

  • le compteur communicant baptisé Linky.
  • le concentrateur qui joue un rôle d'intermédiaire entre le système d'information central et les compteurs. Il interroge les compteurs, traite et stocke les informations qu'il reçoit avant de les transmettre groupées au système d'information central.
  • le système d'information central qui reçoit les demandes de la part des systèmes d'information internes d'ERDF, et les traite via un système automatisé.
  • le réseau de communication local (LAN) qui permet la communication entre les compteurs communicants et les concentrateurs. Il utilise le réseau électrique basse tension pour échanger des données et des ordres entre compteurs et concentrateurs.
  • le réseau de communication étendu (WAN) qui permet la communication entre les concentrateurs et le système d'information central. Ce réseau s'appuie sur le réseau télécom, via les technologies associées.


Les avantages de ce compteur nouvelle génération peuvent être catégorisés par le type d’acteur concerné.

  • Le distributeur y gagne en coût de gestion en traitant à distance des opérations qui jusqu’à maintenant nécessitaient la présence d’un agent. LA meilleure connaissance des flux énergétiques est aussi une information qui permettra d’affiner les offres commerciales.
  • Le producteur (qui peut être différent du distributeur) gagne en optimisation de la production par une meilleure connaissance en temps réel de la consommation. L’objectif est d’éviter les pics qui sollicitent les réseaux parfois au point de les « planter » (comme ce fût le cas avec les pannes à répétition en Californie il y a quelques années).
  • Le consommateur disposera enfin d’une facture réelle (et non plus du système des prévisions et échéanciers qui sont si peu pratiques) et surtout d’un panneau de visualisation des consommations en cours, pour mieux traquer les gaspillages et ainsi économiser sur le coût de l’énergie.

Sources : Bourse Reflex, Green Univers, Le Moniteur


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Vidéo : L’innovation technologique dans l’eau en Israël.

mardi 2 mars 2010


Voici une vidéo intéressante dans notre série qui touche aux technologies propres de l’eau. Nous avions couvert le 5e Forum mondial de l’eau à Istanbul en mars 2009 (des risques d’engloutissement de grandes métropoles comme New York au financement de l’économie de l’eau propre), et évoqué certaines d’entre elles comme le nettoyage de l’eau par les UV, et même par la ferraille en Chine.

Cette vidéo nous montre comment fonctionne ce secteur en Israël. L’innovation dans les cleantechs y est productive, avec des technologies d’épuration des eaux ou encore le concept d’échange de batterie pour les véhicules électriques avec Better Place (qui devrait gérer l’expoitation des batteries des voitures Renault).



On y apprend notamment que le concept de smart water fait de plus en plus d’émule. Le salon Water Tec, qui a eu lieu à Tel-Aviv il y a peu, mettait en lumière le lien entre industrie informatique et gestion de l’eau. A l’instar de la smart grid pour l’électricité (la « grille » est gérée comme un réseau d’informations issus de capteurs qui transmettent en temps réel leurs mesures), les géants des réseaux informatiques (IBM, notamment) se sont lancés dans l’optimisation du réseau d’eau par l’informatique.

25% de l’eau potable dans le monde est perdue à cause de fuites. Les entreprises des télécoms, des réseaux et de l’informatique ont d’évidentes affinités avec la gestion d’un réseau d’eau qui peut rappeler la structure physique du web.

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La Silicon Valley en pointe sur les technologies propres

jeudi 3 juin 2010


Nous vous parlons régulièrement des investissements, directs ou indirects, des géants de l’informatique et de l’internet dans le secteur des technologies propres : Google dans la smart grid et l’éolien plus récemment, Microsoft dans la constitution d’écrans de suivis de consommation d’électricité pour les ménages et les voitures électriques, IBM dans la gestion optimisée des réseaux d’eau (smart water)… La liste est longue et pose la question de savoir pourquoi un tel mouvement de fond existe-t-il (Yale 360).

Plus récemment et pour compléter cette liste, c’est le créateur de logiciels Adobe (inventeur du format .pdf, entre autres ou du lecteur Flash !) qui a déclaré son intention d’investir dans les piles à combustibles (à base de biogaz extrait des déchets organiques de l’agriculture) afin d’alimenter ses datas centers, ces centres nerveux de l’Internet dont nous avions exploré les différentes possibilités d’optimisation par les cleantech.

Dans la Silicon Valley, la plupart des centres de recherche et des bureaux sont certifiés LEED, un label qui prouve leur durabilité et faible consommation énergétique. Tous disposent d’installations plus ou moins grandes d’énergies renouvelables, dont une partie sont des prototypes créés par des entreprises de la Valley. Un exemple, celui des serveurs Bloom, qui fonctionnent sur une pile à combustible révolutionnaire. Le jour où l’entreprise, Bloom Energy, a dévoilé son innovation, des serveurs de ce type étaient déjà en fonctionnement chez Google, eBay et Federal Express dans la région de San Francisco.

Ainsi, l’intérêt de Google dans les technologies propres est avant tout expérimental. Ils avaient déjà été les premiers à sortir du bois en annonçant à l’époque, en 2007, qu’ils disposaient de la plus grande installation solaire d’entreprise à leur siège de Mountain View (1,6 MW). Quelques temps plus tard, les panneaux n’étaient plus entretenus : le géant du moteur de recherche avait réalisé assez de mesures et de tests pour passer à l’étape suivante, celle des voitures hybrides, avec l’achat d’une flotte de Prius, une fois encore à titre de « laboratoire roulant » pour mieux connaître l’énergie. Résultat : la création de Google Energy, dont le but affirmé est d’optimiser la gestion énergétique des datas centers (qui représentent près de 1% de la consommation mondiale d’électricité).




Les prévisions des analystes de Google Energy
pour la consommation d’énergie des Etats-Unis à l’horizon 2030



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Google poursuit sa percée dans les ENR

vendredi 24 juillet 2009

C’est sans vantardise et sans le crier sur tout les toits que Google, l’entreprise clé de l’Internet des années 2000, est en train de se faire un nom aux côtés des meilleurs éléments des ENR, l’acronyme pour Energies Nouvelles et Renouvelables (notamment dans la smart grid) Nous vous en avions parlé à plusieurs reprises, et cela se confirme, car Google est désormais en mesure de produire de l’énergie propre à un coût inférieur à celui du charbon (selon Bill Weihl, repris par AltDot).


Et ceci en passant par la maîtrise des datas centers, ces véritables centres nerveux du web que Google domine outrageusement. Bill Wheil est l’ingénieur chef de projet ENR chez Google, et il l’affirme « Nous avons acquis de l’expérience dans la conception et la réalisation de structures larges et spécialisées sur l’énergie en construisant nos datas center ». Car il leur faut être à la fois compétitif ET écologique, les datas centers étant traditionnellement énergivores (il faut refroidir en permanence des centaines de serveurs qui sont sollicités, ce que commence à faire IBM également). L’objectif de Google ? Atteindre son 1er gigawatt (1 GW peut alimenter tout San Francisco, à titre d’illustration) d’énergie propre ET compétitive d’ici quelques années. Une affaire à suivre, ici entre autres !

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Les restaurateurs peuvent gagner plus en améliorant leur efficacité énergétique

jeudi 30 septembre 2010

Les technologies propres peuvent s’appliquer à peu près à tous les secteurs. Nous nous préoccupons régulièrement des transports, pour leur part de responsabilité dans le changement climatique, mais d’autres améliorations peuvent concerner le grand public, comme les technologies de la smart grid. Nous avons vu il y a peu quels étaient les meilleurs moyens d’économiser l’énergie en entreprise. Cette fois ci, voici quelques bons conseils à destination des restaurateurs et des professions hôtelières (Cleantechies).



La crise de la restauration traditionnelle (moins de clients tentés de plus en plus par la restauration rapide et dont le budget alloué à cette dépense n’est plus aussi conséquent) pourrait être compensée par la mise au vert des installations de préparation et de service. Les pistes déjà mises en pratique concerne le « consommer local » et la livraison des plats en véhicules hybrides ou électriques (certains ne proposent même les livraisons qu’en vélo). Voici d’autres conseils de Richard Young, du Food Service Technology Center de Californie. Si ceux-ci peuvent paraître élémentaires, l’expert précise que durant ces audits, 90% des restaurateurs ne les respectaient pas tous, et perdaient en conséquence inutilement de l’argent.

  • Luminaires
Si la partie « service » du restaurant peut répondre à des considérations esthétiques de mise en place de la lumière, il est temps de changer les ampoules du « labo », et d’y mettre soit des CFL, soit mieux, mais un peu plus cher, des LED qui d’une part seront moins gourmandes en énergie, et en fonctionnement bien plus longtemps. Vous pouvez avoir un aperçu des gains réalisés par type d’ampoule dans le tableau ci-contre

  • Froid
Les installations de production de froid doivent êtres inspectées régulièrement. Vérifiez l’étanchéité des joints, réglez les appareils à la bonne température, programmez les dégivrages en période creuse (tarif de nuit, par exemple), isolez au mieux les endroits où vous allez et venez pour perdre le moins de froid possible.

  • Aération & Climatisation
Vous devrez probablement faire appel à un professionnel mais vous y gagnerez, puisqu’il s’agit de régler ici aussi au mieux les hottes et les systèmes d’évacuation des odeurs. Vous pouvez déjà inspecter de vous même l’état des systèmes d’aération (retirez les poussières, nettoyez les filtres)

  • Eau
Equipez vous de robinets à débits ajustables pour éviter les pertes d’eau lors du lavage par exemple, et de « lances » de nettoyages moins puissantes pour la aussi économiser l’eau. Investir dans des laves vaisselles étiquetés moins énergivores vous fera également gagner de l’argent à terme.

Voici quelques liens (en anglais) qui pourront vous aider à commencer votre propre audit, pour un restaurant qui réalise des économies d’énergie !




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