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JAPON – NUCLEAIRE - Anne Lauvergeon : le syndrôme du nuage de Tchernobyl

mardi 15 mars 2011


Le Japon ne traverse « pas une catastrophe nucléaire » nous disait hier soir Anne Lauvergeon sur France 2 !!!!!! Poursuivons : « Bien sûr que je suis inquiète. On est en face d'une catastrophe naturelle très importante au Japon avec un tremblement de terre suivi d'un tsunami gigantesque ». « Je crois qu'on va éviter la catastrophe nucléaire. Nous sommes un petit peu entre les deux. »

Pas de catastrophe ?


Aujourd’hui même, le 15 mars 2011, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française classe l’accident au niveau 6 sur une échelle qui compte 7. Le niveau 7, c’est Tchernobyl.

D’où ma question : de qui Anne Lauvergeon se moque-t-elle ? Le nuage de Tchernobyl va-t-il encore s’arrêter aux frontières françaises ? Sommes-nous toujours en 1986 ?

Ce n’est pas la première fois qu’Anne Lauvergeon pratique l’euphémisme. Souvenons-nous de l’incident de Tricastin, classé niveau 1, avec, tout de même, une fuite de produits radioactifs dans les nappes phréatiques (le chiffre s’était élevé, je crois, à 75 kilogrammes d’uranium naturel tout de même). Il était survenu dans la nuit du 8 juillet 2008 à Socatri, sur la commune de Bollène dans le Vaucluse.

A cette occasion, Atomic Anne nous avait montré sa conception d’une communication transparente et responsable auprès de l’Etat et du grand public : tarder à informer et faire de la com’.

Areva avait attendu la matinée pour communiquer sur l’incident auprès des autorités compétentes (préfecture et ASN), puis n’avait émis un communiqué de presse que dans l’après-midi. L’ASN à l’époque avait extrêmement mal pris la méthode. Entre le débordement de produits radioactifs à 23h, l’information de l’ASN à 7h30 et la pleine mesure du rejet vers midi, on peut dire que les pouvoirs publics avaient été relativement mal informés. Dans la presse, plusieurs porte-paroles de l’ASN avaient d’ailleurs estimé avoir été prévenus trop tardivement, voire de façon trompeuse (Socatri aurait minoré l’incident dans un premier temps). « On estime que ça a été trop long, c'est clair ! » avait indiqué Philippe Ledenvic, délégué territorial de l'ASN à Lyon.

Et que dire du grand public ?

En cette période estivale, la préfecture avait envoyé dans l’après-midi des gendarmes sur le plan d'eau de Lapalud (Vaucluse) avec des mégaphones pour faire sortir les baigneurs en leur demandant d'abandonner leurs affaires sur place. Dans l’après-midi : soit plus d’une dizaine d’heures après la fuite… Anne Lauvergeon n’avait pas manqué par la suite de dire un peu partout dans la presse que cette réaction des autorités avait créé de la confusion… Atomic Anne, après avoir limogé le DG de la Socatri, avait fini par faire ces grands shows médiatiques qu’elle affectionne : elle était venue sur Lapalud pour boire un verre d’eau du plan d’eau !! Ses communicants lui avaient probablement soufflé que le symbole serait fort : la femme célébrée dans le magazine américain Forbes comme l’une des plus puissantes du monde s’abaissant à boire un vilain verre d’eau d’un étang chez les ploucs du Vaucluse, quelle image de simplicité et d’humilité ! A moins que cela ne traduise que du paternalisme et ce mépris d’une certaine élite qui croit pouvoir bluffer les citoyens avec des gestes de com’ un peu ridicules…

Ceux qui lisent technologies propres savent que nous ne sommes pas a priori hostile au nucléaire. D’abord parce qu’il est une alternative à des technologies plus sales, type hydrocarbures charbon ou gaz de schistes. Ensuite parce qu’il peut constituer une solution de transition tant que les technologies propres ne sont pas assez développées. Nous attendons toujours de l’Etat un investissement massif dans ces technologies, ainsi que l’implication continue des mastodontes français, les GDF Suez, Veolia, Total ou EDF… Enfin, parce que la France a besoin d’indépendance énergétique pour ne pas dépendre de dictatures, mais aussi qu’elle a développé un savoir-faire unique dans ce secteur.

Mais un tel pari ne peut tenir que s’il y a une contrepartie : que l’on arrête de prendre les citoyens pour des enfants, que l’on arrête cette communication vieille de plus de vingt ans, faite du mépris le plus élémentaire.

Quand donc le Président Nicolas Sarkozy nous débarrassera-t-il d’Anne Lauvergeon ? Avec ce genre de comportement répété, quelle confiance peut avoir un citoyen dans le nucléaire français ?


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L'aggravation de la situation au Japon pèse sur l'avenir de la filière nucléaire. Et remet du même coup en selle les valeurs liées aux énergies renouvelables.


Theolia - Evolution du cours de Bourse pastedGraphic_2.pdf


Alors que le Japon fait face à une très grave crise nucléaire, l'avenir de la filière semble être désormais en suspens. En Bourse, le secteur est affecté à l'image du certificat d'investissement Areva (-8%). Tout le secteur énergétique n'est toutefois pas perdant : les valeurs liées à l'énergie renouvelables se retrouvent désormais sur le devant de la scène.

A Paris, où rares sont les valeurs en hausse ce mardi, le producteur d'électricité éolienne Theolia s'envole de 12,5% à 1,35 euro. Il est suivi d'EDF Energies renouvelables (+4% à 34,76 euros).

A la Bourse de Madrid, l'espagnol Gamesa, un des leaders mondiaux de la fabrication d'éoliennes, continue de monter fortement, après avoir pris 5,05% la veille. Même chose à la Bourse d'Oslo, où l'action du fabricant norvégien d'équipements d'énergie solaire Renewable Energy Corporation (REC) progresse fortement, après s'être déjà adjugé plus de 10% la veille.

A Francfort, le fabricant de panneau solaire Solarworld s'envole pour sa part de plus de 20% après déjà un bond de plus de 23% la veille. Plus généralement, l'indice mondial S&P Global Clean Energy a progressé lundi de 4,5%.

Le pétrole, autre élément positif

La flambée des prix du baril est un contexte également propice à la résurrection boursière des énergies renouvelables. Le rebond est fragile mais palpable. Alors que les cours du pétrole se sont plus franchement réappréciés depuis début décembre (+35 % pour le Brent) , l'indice S&P Global Clean Energy a rebondi de 12,8 % sur la même période.

Et pour certains, cela pourrait même n'être qu'un début. Ainsi Fabrice Cousté, directeur général de CMC Markets soulignait dans sa dernière note que "plusieurs secteurs pourraient se démarquer en Bourse et bénéficier du contexte : le green business et les énergies renouvelables ".

Un avis partagé par Nicolas Rochon, président de R Green, spécialisé dans le conseil en investissement dans le domaine de l'environnement. " Le chapitre de la crise en partie tourné, la croissance soutenue des pays émergents facilite un retour au pétrole cher au-delà même du mouvement spéculatif lié aux révoltes du monde arabe. Les pays producteurs n'ont qu'une marge de 3 % pour répondre à une demande croissante. Comme en 2007 et 2008, cela va engendrer un fort regain d'intérêt pour les énergies renouvelables ", explique-t-il.

Restructuration de la filière

Un retour en grâce de circonstance, certes, mais motivé aussi par d'autres facteurs. " La filière est désormais structurée et les coûts de production ont baissé de 30 à 40 % depuis la crise. Par ailleurs, le secteur a été massacré en Bourse, ce qui se traduit par des opportunités d'investissement ", détaille Nicolas Rochon. Depuis ses plus-hauts, fin décembre 2007, jusqu'à ses plus-bas de mars 2009, l'indice S&P Global Clean Energy s'était effondré de 78 % !

Le secteur a payé un lourd tribut à la crise. Mais celle-ci a, en effet, été salutaire. Compris entre 5 et 8 cents (en dollar) le kilowatt-heure, les coûts de production dans un secteur comme l'éolien sont désormais comparables à ceux du charbon. Au-delà de la filière des énergies renouvelables, c'est aussi la thématique de l'efficacité énergétique qui remet sur le devant de la scène des valeurs plus traditionnelles. Depuis le début de l'année Saint-Gobain (+ 11,7 %), Alstom (+ 15,8 %) et dans une moindre mesure Schneider Electric (+ 6 %) en sont de bons exemples.


Source : La Tribune

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Les Etats-Unis gaspillent près de 200 GW d’énergie

lundi 18 octobre 2010

Plus que l’exploitation de nouvelles sources d’énergies renouvelables, certains pays gagneraient à investir dans la modernisation de leur réseau et dans l’efficacité énergétique. C’est le cas des Etats-Unis, au réseau vieillissant (et régulièrement en panne, comme en Californie), qui doit faire comme nous l’avions écrit la chasse aux « négawatts », ces quantités d’énergie perdues alors que déjà produites. Cleantechnica précise que les Américains perdent l’équivalent de 200 GW d’énergie.

On sait que de nombreuses industries lourdes (l’acier, le papier, les cimenteries) pourraient déjà constituer de vraies sources d’énergie « renouvelable » en exploitant la chaleur dégagée par les processus industriels qui s’y produisent, pour générer de l’électricité. Mais point besoin d’aller aussi loin selon le Département américain à l’Energie, dirigée par le prix Nobel de physique Steven Chu et sa « green team ». Les centrales à charbon américaines, par exemple, perdent 51% de leur énergie, puisqu’elles n’ont connu aucune amélioration depuis les années 1950. La centrale à charbon « moyenne » consomme ainsi toujours 3 unités de combustible pour la production d’une unité d’électricité.



Une étude du Département a estimé à 135 GW le potentiel inexploité de la cogénération d’électricité (récupérer par exemple la vapeur de ces centrales à charbon pour en faire une source d’énergie). A quoi il faut rajouter les 64 GW que l’on pourrait obtenir de la réutilisation des déchets industriels, selon le prestigieux Lawrence Berkeley National Laboratory.

Un exemple : l’usine d’ArcelorMittal située dans l’Etat de l’Indiana, qui tire 90% de son énergie du charbon. Une autre entreprise, Recycled Energy Development y utilise à la fois les déchets industriels et les fumées de l’usine pour faire tourner une turbine qui utilise donc une énergie jusqu’ici simplement oubliée. Cette technique permet à l’usine de générer près de 200MW. L’usine d’ArcelorMittal réduit ainsi ses émissions de 800 000 tonnes par an et fait économiser près de 100 millions de dollars de facture d’énergie au groupe. Et pour chaque usine transformée de la sorte, c’est une centrale à construire en moins.

En Finlande, ce sont ainsi près de 30% de l’électricité est produite par les usines et industries du bois et du papier.


TechnoPropres

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Le Canada, via le CNR, parie sur les algo biocarburants

lundi 19 juillet 2010


C'est en plein désastre pétrolier dans le Golfe du Mexique (le 4 juin dernier précisément) que le ministre d'État aux Sciences et à la Technologie, Garry Goodyear, a annoncé un projet de recherche majeur de production à l'échelle commerciale d'algo biocarburants en Nouvelle-Écosse. De passage à Halifax, le ministre Goodyear, dont on se souvient peut-être qu'il fut assez chahuté par la communauté scientifique pour avoir hésité à prendre position dans le débat sur les théories évolutionnistes, a fait cette annonce lors du lancement du projet de fabrication d'algo biocarburants, à l'Institut des biosciences marines du Conseil national de recherches du Canada (IBM-CNRC).


L'annonce a été relayée par le CNRC ICI. Le ministre a déclaré entre autre "Notre gouvernement investit davantage dans les sciences et la technologie parce que de tels investissements créent des emplois, rehaussent la qualité de vie des Canadiens et dynamisent l'économie. Ces nouveaux carburants seront une source d'air frais, d'énergie verte, d'eau pure et de bénéfices propres pour les habitants de la Nouvelle-Écosse et l'ensemble des Canadiens."




Le projet a reçu environ 5 millions de dollars canadiens (environ 4 millions d'euro) du Programme national sur les bioproduits et de l'IBM-CNRC. Les plans d'une usine-pilote pouvant produire 50 000 litres (tests) d'algo biocarburants ont déjà été imaginés pour une application à la station de recherche de Ketch Harbour, où les premiers travaux dans ce sens ont été effectués et où les chercheurs du CNRC cultivent des algues depuis plus d'une cinquantaine d'années. Pour accélérer la croissance des algues, on recourra notamment aux émissions de dioxyde de carbone issues de la combustion des combustibles fossiles. Carbon2Algae Solutions Inc, un des partenaires industriels du projet, a l'intention d'exploiter des photobioréacteurs qui capteront le dioxyde de carbone d'installations comme celles des sables bitumineux de l'Alberta ou des centrales au charbon afin de faire pousser des souches locales d'algues.



De façon à identifier la meilleure façon de cultiver les algues en vue de la production de biocarburant, le CNRC s'est allié à trois grandes institutions américaines : le Département de l'Énergie de États-Unis (US DOE), le National Renewable Energy Laboratory (NREL) du Colorado et Sandia National Laboratories au Nouveau-Mexique très impliquées dans le domaine des bio nanotechnologies et qui préparent aussi de grands projets dans le domaine des algo biocarburants. Le projet fera éventuellement appel aux experts en aérospatiale du CNRC pour faire progresser la commercialisation d'algo biocarburants développés sans doute à la fois pour le marché grand public et comme carburant pour les avions.



La spécificité du projet du CNRC par rapport aux projets analogues entrepris dans d'autres pays est l'identification d'espèces d'algues endémiques qui se prêteront à la production de biocarburants dans les lieux précis d'Amérique du Nord où elles poussent. Ces algues se sont déjà acclimatées à leur milieu, ce qui en facilitera leur culture tout en éliminant le risque, toujours possible, que des espèces exotiques soient accidentellement libérées dans l'environnement. Enfin, lorsque Stephen O'Leary, chercheur du CNRC attaché au projet, fait savoir qu'il faudra encore cinq à dix ans avant de produire commercialement des biocarburants à partir des algues, on réalise finalement, que le Canada en est approximativement au même point que les autres pays dans cette technologie, mais tient à se positionner dès le départ de la course.



Source : Energies de la mer

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L’ADEME sélectionne le projet d’EDF et d’Alstom de démonstrateur de recherche de captage de CO2 sur la centrale thermique du Havre

mardi 8 juin 2010

Le groupe EDF est engagé, en partenariat avec Alstom et avec la participation de Veolia Environnement, dans la réalisation d’un démonstrateur de recherche de captage de CO2 sur l’unité n°4 de la centrale de production d’électricité au charbon EDF du Havre (Haute- Normandie).

La technologie, proposée par Alstom et retenue par EDF, est celle du « captage postcombustion aux amines ». Elle sera testée sur le CO2 présent dans les fumées issues de la combustion du charbon de la centrale thermique du Havre. Les amines constituent la base du réactif utilisé pour extraire le CO2 des fumées. Des technologies « par lavage aux amines » sont couramment utilisées dans le secteur de la purification du gaz naturel. La technologie qui sera testée au Havre a été spécialement développée par The Dow Chemical Company, en partenariat avec Alstom, pour une nouvelle application dans le secteur de la production d’électricité.


Ce démonstrateur de recherche aura pour objectif de réduire la consommation d’énergie et d’amines de l’installation. Il permettra aussi de vérifier les performances de cette technologie en milieu industriel et d’analyser sa flexibilité en exploitation. Veolia Environnement interviendra sur le traitement des effluents du démonstrateur et sur la valorisation du CO2 recueilli, apportant ainsi son expertise environnementale. Ce projet se déroulera sur la période 2010-2013 en trois phases : étude, construction et exploitation. D’un montant de 22 millions d’euros, il a obtenu un financement de 25 % du Fonds Démonstrateur coordonné par l’ADEME.

Le démonstrateur de recherche du Havre constitue une étape indispensable pour le développement de solutions industrielles performantes pour le captage et le stockage du CO2.

Source : http://www.universalpressagency.com


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Les mythes des énergies renouvelables mis à plat

mardi 11 mai 2010


Les énergies renouvelables posent de nombreuses questions, et ses détracteurs utilisent un arsenal de fausses idées et de mythes pour entretenir l’idée d’une énergie inefficace et chère. Cleantechnica nous apprend qu’un rapport sorti récemment, Roadmap 2050 : a practical guide to a prosperous, low-carbon Europe, rentre dans le détail des coûts et des contraintes techniques de ces énergies pour préciser certains points. Le rapport a été rédigé par les meilleurs économistes actuels et des experts des énergies renouvelables, ainsi que par des personnes de McKinsey ou encore de l’Imperial College de Londres, au sein de l’European Climate Foundation (ECF).


« Quand nous avons commencé ce projet Roadmap 2050, tout le monde pensait que les fourchettes hautes des prévisions de développement des énergies renouvelables constituaient des scénarios trop instables, trop couteux, et qu’il faudrait, en plus, d’importantes découvertes technologiques pour amener le secteur de l’énergie européen au « zéro carbone », précise Matt Phillips, de l’ECF. « Roadmap 2050 prouve que ces affirmations sont erronées ».


ECF affirme ainsi que l’idée selon laquelle les énergies renouvelables sont plus chères que les énergies fossiles n’est plus vrai (nous avions apporté plusieurs contributions sur Technologies Propres allant en ce sens, comme sur cette étude qui montrait que les énergies renouvelables étaient moins chères que le charbon. ou encore comment la voiture électrique pourrait être moins chère que la voiture à combustion). L’investissement est certes plus grand, mais sur le long terme, les technologies pauvres en émission de Co2 sont moins chères (sans parler des gains pour les systèmes de sécurité sociale). On peut ajouter qu’une autre équipe de recherche avait calculé récemment le coût du MW propre ou sale selon les cas en termes de coût pour la Sécurité sociale.


La sécurité énergétique, un sujet peu abordé, est l’un des avantages des énergies renouvelables, qui peuvent ainsi réduire le nombre de tensions internationales qui mettent les prix des énergies fossiles sous pression. Plutôt que de communiquer sur le réchauffement climatique et l’environnement, préconise l’ECF, il serait plus intéressant de communiquer sur la sécurité des approvisionnements et le coût économique plus intéressant de ces énergies.

« Un engagement fort pour le développement d’un secteur énergétique à zéro émissions est une stratégie gagnante pour la compétitivité, l’emploi et la prospérité de l’Europe », ajoute Matt Phillips. « Un objectif de 80% d’énergies renouvelables d’ici 2050 est légitime et techniquement faisable ».

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New York inaugure la première station de recharge de batteries de voitures électriques alimenté par énergie solaire.

jeudi 4 mars 2010


Rouler à l’électrique, c’est bien. Sauf si l’électricité qui la recharge est issu de centrales à charbon. Comme souvent, les technologies propres fonctionnent en « symbiose », puisque l’on peut assurer la bonne alimentation des stations de recharge avec de l’énergie solaire (Cleantechnica). Dell avait déjà planté des « arbres solaires » à son siège, au Texas, pour permettre aux employés roulant à l’électrique de se recharger.



La station est couverte de panneaux solaires photovoltaïques, et est construite avec des containers de transport recyclés (une idée qui rappelle ce programme de logement pour étudiants dans des grands containers de port aménagés en logement). Le PDG de Beautiful Earth, qui est à l’origine de cette innovation, se régale : « je ne m’en lasse pas, de ces technologies du futur, quand je roule à 130km/h dans ma voiture de sport et que je n’utilise pas une goutte d’essence, et que toute cette énergie provient du soleil ».

La station a une capacité de recharge de 6 kW, et devrait pouvoir également alimenter une boutique. Une réserve de batteries garantit que la station peut assurer son service 24h/24.


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Le Maroc mise sur le stockage d'énergie sous forme d'eau pour produire son électricité

lundi 18 janvier 2010



A 200 kilomètres à l'est de Casablanca, au pied de l'Atlas, juste au-dessus de la bourgade d'Afourer, un dispositif hydraulique digne des Shadoks strie la montagne d'un filet clair. Deux réservoirs d'eau de 1,3 million de m3 sont reliés par un "pipeline". Entre les deux bassins, deux unités de production hydroélectrique forment le coeur du système. A certains moments, l'eau descend ; à d'autres, elle monte.

Baptisé station de turbinage et pompage (STEP), ce système permet au Maroc de lisser les variations de production de l'éolien et du solaire et de répondre rapidement aux éventuelles pointes de consommation.

Moins médiatisée que l'éolien et le solaire, l'énergie hydroélectrique se trouve pourtant une place de choix dans le développement des énergies renouvelables. Avec des dispositifs qui se démarquent des barrages classiques. Une STEP fonctionne autour d'un aller-retour. Lorsque le réseau a besoin d'électricité, l'eau est libérée du réservoir haut et dévale dans les tuyaux pour alimenter les turbines des unités de production électrique.


La STEP d'Afourer peut ainsi produire 460 mégawatts (MW), soit l'équivalent d'une centrale à charbon. L'eau déversée dans le bassin inférieur est repompée vers le lac supérieur lorsque le besoin d'électricité, et son prix, sont moindres. En général, la nuit. Au total, le rendement d'une STEP - entre l'énergie produite et celle qui est consommée - est de l'ordre de 70 % à 80 %.

La STEP d'Afourer, commandée au français Alstom, a été mise en place fin 2004. Abdellah Moati, le directeur de la production de l'Office national de l'électricité (ONE), souligne la gestion délicate de la demande en électricité de son pays et le nécessaire stockage d'énergie. "Les centrales thermiques classiques, au charbon, qui fournissent une très grande part de l'électricité du pays, fonctionnent de manière optimale lorsqu'elles sont à plein rendement, note-t-il. Le surplus de leur énergie peut être stocké et restitué par la STEP. Par ailleurs, en cas de pointe de la consommation, l'accroissement de la production d'électricité par des centrales à turbines à gaz représentant un coût élevé, il est plus rentable d'utiliser la STEP.."

L'équation économique de la STEP d'Afourer est améliorée par le fait que le pompage de l'eau vers le lac supérieur, pendant la nuit, se fait avec de l'électricité importée à coût très compétitif d'Espagne.

Mais l'objectif de l'ONE est aussi la composition avec la STEP d'un portefeuille d'énergies équilibré. Le Maroc affiche l'objectif de produire en 2020 près de 20 % de son électricité grâce aux énergies renouvelables, explique Saïd Mouline, directeur général du Centre développement des énergies renouvelables. Or "l'association de la STEP et des énergies renouvelables offre plus de stabilité dans l'alimentation du réseau", note Adbdellah Saphar, qui supervise pour l'ONE l'exploitation des énergies renouvelables dans le sud du Maroc.

Les STEP peuvent être déclenchées très rapidement, en quelques minutes. Et contrairement à l'hydroélectricité classique, où l'eau n'est pas récupérée, elles sont relativement protégées des risques de sécheresse, même si l'apparition de boues, due à l'assèchement des cours d'eau qui approvisionnent le bassin, peut parfois poser un problème.

"Il y a un regain d'intérêt pour toutes les formes de stockage d'énergie et la STEP répond bien à ce besoin de stockage massif", analyse Cédric Philibert, expert au sein du département des énergies renouvelables de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). L'eau offre un stockage d'énergie plus facile et plus long que les sels fondus ou l'hydrogène. Selon les estimations de l'AIE, près de 100 GW de STEP sont installées ou en cours de création dans le monde, et il existerait un potentiel pour multiplier par dix cette capacité.

La France figure parmi les pays déjà conquis : dans l'Isère par exemple, EDF a associé une STEP au barrage de Grand'Maison. De l'autre côté de l'Atlantique, Steven Chu, le secrétaire à l'énergie de l'administration Obama, aime lui aussi souligner le rôle essentiel que peuvent jouer les systèmes de pompage-turbinage pour le stockage de l'énergie.

Des projets à plus long terme envisagent la création de systèmes reliant des bassins de pompage terrestres, ou des atolls artificiels surélevés, et la mer. Au Maroc, convaincu des avantages de la STEP, l'ONE se prépare à en construire une deuxième près d'Agadir et une troisième au nord du pays.

Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/02/le-maroc-mise-sur-le-stockage-d-energie-sous-forme-d-eau-pour-produire-son-electricite_1286705_3244.html


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Capturer le Co2 sous terre pour en extraire de l’énergie géothermique

mardi 8 décembre 2009


Ce sont là deux techniques bien différentes et pourtant elles pourraient créer un « combo » des plus intéressants. En principe, quand on parle d’enfouir du Co2, c’est dans le cadre de son stockage (ou capture). L’idée de combiner ces émissions à la production d’énergie par la géothermie pourrait être réalisée rapidement (TreeHugger), grâce à une dizaine de projets qui bénéficient de subventions de l’administration américaine. L’idée, c’est que le Co2 que l’on « injecte » sous terre dans des régions chaudes peut ramener de la chaleur en surface, pour usage de chauffage ou de génération d’électricité.



Le supercritical Co2 se situe au « critical point » de ce schéma.

Car le problème avec l’eau, c’est qu’elle peut fissurer les rochers sous terre et causer, à terme, des micro secousses sismiques. En 2 000, des chercheurs du Los Alamos National Laboratory avaient suggéré de remplacer l’eau habituellement utilisé en géothermie par une forme de Co2 (le « supercritical Co2 ») , en fait du Co2 pressurisé, mi-gaz, mi-liquide, qui est beaucoup moins visqueux que l’eau et donc plus « fluide » dans la roche. De plus, un effet de siphon, du à la différence de densité entre le supercritical Co2 qui descend et les gaz chauds qui remontent à la surface, peut permettre de réduire les coûts de pompage de la géothermie à l’eau.

Dernier avantage, de taille, plutôt que d’utiliser de l’eau, une ressource précieuse et rare (on en avait parlé au 5e Forum de l’eau mondial à Istanbul, en mars), c’est ce fameux Co2 que l’on cherche à réduire de partout qui serait, littéralement, « envoyé par le fond ». Un projet de géothermie au Co2 permettrait ainsi de capturer l’équivalent de 70 ans d’émission de Co2 d’une centrale au charbon de 500 MW.

Ne manque plus que les tests grandeur nature pour tester la stabilité de cette idée !


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L'énergie renouvelable moins chère que le charbon

mardi 25 août 2009

On ne le cache pas, à TechnoPropres, on évite le charbon, quand on ne le critique pas ouvertement pour la pollution qu’il entraîne. Bien sûr, il y a les développements de la capture et du stockage du CO2, une technologie qui se développe un peu partout et qui pourrait permettre de reconsidérer la question, nous aurons l’occasion d’en reparler. Cependant, mis à part cette technologie, le charbon est l’un des facteurs de risques les plus importants pour le climat au XXIe siècle : il reste l’une des principales sources d’énergie Mais au-delà des arguments écologiques, il y a aussi un argument économique qui commence à être médiatisé contre le charbon, c’est le cas en Australie par exemple, où un récent rapport du CNRS local (le CSIRO), a évalué le coût d’un équipement en énergie renouvelable moins cher que le charbon. Quelques précisions via Treehugger.



Si l’on a longtemps considéré les énergies propres comme coûteuses, c’est bien évidemment parce qu’elles en sont à leurs débuts, quoique les derniers records en date (de taille d’éolienne, de taille de champ, etc.) montrent que l’on entre dans une phase industrielle de développement. Par ailleurs, le coût des matières premières fossiles (charbon, pétrole) n’a pas semblé justifier un changement radical de comportement. Mais même au niveau de prix actuel, le renouvelable commence à être tout à fait compétitif.

L’étude du CSIRO utilise une simulation pour parvenir à satisfaire la demande australienne d’énergie en 2020. Si l’on décide de construire des centrales à charbon, le coût sera de 30 milliards de dollars, contre 27 milliards si l’on passe par un système de plus petites sources d’énergies renouvelables dispersées sur le territoire (voir à ce sujet le concept des micro-sources d’énergie comme la micro-hydroélectricité).

L’élément clé du rapport du CSIRO est l’efficacité énergétique. En utilisant les systèmes de cogénération, de dispersion (limitant donc les frais & déperditions liés au transport de l’énergie d’une grosse centrale) et de smart grid (voir nos posts sur ce concept d’optimisation du réseau électrique par l’informatique), c’est donc un peu d’argent qui peut être économisé, mais surtout des millions de tonnes d’émissions de Co2.

+ le charbon, "une énergie pas très clean"
+ l'appel de l'AIE en faveur de la capture et du stockage du Co2
+ le savoir-faire allemand dans la capture du gaz carbonique

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Google poursuit sa percée dans les ENR

vendredi 24 juillet 2009

C’est sans vantardise et sans le crier sur tout les toits que Google, l’entreprise clé de l’Internet des années 2000, est en train de se faire un nom aux côtés des meilleurs éléments des ENR, l’acronyme pour Energies Nouvelles et Renouvelables (notamment dans la smart grid) Nous vous en avions parlé à plusieurs reprises, et cela se confirme, car Google est désormais en mesure de produire de l’énergie propre à un coût inférieur à celui du charbon (selon Bill Weihl, repris par AltDot).


Et ceci en passant par la maîtrise des datas centers, ces véritables centres nerveux du web que Google domine outrageusement. Bill Wheil est l’ingénieur chef de projet ENR chez Google, et il l’affirme « Nous avons acquis de l’expérience dans la conception et la réalisation de structures larges et spécialisées sur l’énergie en construisant nos datas center ». Car il leur faut être à la fois compétitif ET écologique, les datas centers étant traditionnellement énergivores (il faut refroidir en permanence des centaines de serveurs qui sont sollicités, ce que commence à faire IBM également). L’objectif de Google ? Atteindre son 1er gigawatt (1 GW peut alimenter tout San Francisco, à titre d’illustration) d’énergie propre ET compétitive d’ici quelques années. Une affaire à suivre, ici entre autres !

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Energies renouvelables : une Française directrice de l'IRENA

vendredi 17 juillet 2009

La Française Hélène Pelosse a été élue mardi 30 juin, directrice générale de l'Institut international pour les énergies renouvelables (Irena), lors d'une réunion de l'agence à Charm el-Cheikh, en Egypte, a annoncé l'agence officielle égyptienne Mena
Hélène Pelosse a remporté le poste de directeur général de l'Irena après une rude concurrence entre les quatre candidats de la France, de la Grèce, de l'Espagne et du Danemark, a rapporté la Mena.
Lundi, les Etats membres de l'Irena (International Renewable Energy Agency) avaient choisi l'émirat pétrolier d'Abou Dhabi comme siège de cette première organisation internationale consacrée aux énergies renouvelables.
Elle a pour mandat de favoriser une transition
mondiale rapide vers les énergies renouvelables au détriment des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon).
La candidature d'Abou Dhabi, qui partait avec un handicap car l'émirat est considéré comme ayant la plus grande empreinte carbone par habitant dans le monde selon le World Wildelife Fund, était soutenue par la France.
Hélène Pelosse, 39 ans, était jusqu'ici directrice-adjointe du cabinet du ministre français du développement durable, de l'énergie et du climat Jean-Louis Borloo, dont elle était également la conseillère diplomatique sur les négociations internationales en faveur du climat.
Auparavant, elle avait notamment été détachée par la France auprès de la chancelière allemande Angela Merkel lors de la présidence allemande de l'Union européenne. Les Etats-Unis se sont félicités de "l'excellent choix" d'Abou Dhabi. Bonn et Vienne étaient aussi candidates mais avaient retiré leur candidature à la dernière minute, laissant Abou Dhabi seul en lice, selon des participants.
La délégation émiratie s'était livrée à un lobbying intense pour remporter la mise. Pas moins de sept ministres émiratis se trouvaient à la réunion pour tenter de rallier les participants à leur cause, selon la Mena.
Les Emirats ont proposé de baser l'Irena à Masdar, une cité en construction près d'Abou Dhabi, prévue pour fonctionner avec un niveau zéro d'émission de gaz carbonique.
Cette cité fonctionnera exclusivement au moyen d'énergies renouvelables, dont l'énergie solaire, une ressource constante dans le désert de l'émirat. Elle doit être achevée en 2015 et compter 50.000 habitants.
L'Institut, dont la création vise à aider à la lutte contre le réchauffement climatique, aura pour but de conseiller les gouvernements sur toute la gamme des questions techniques et financières, et d'appuyer les technologies nouvelles dans les pays en voie de développement.

(AFP)

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Obama veut une "révolution" énergétique, ses ministres la défendent au Congrès

vendredi 8 mai 2009

WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a appelé mercredi à une "révolution" énergétique aux Etats-Unis, alors que des poids lourds de son administration défendaient au Congrès le bien-fondé d'une réduction contraignante des gaz à effet de serre.

Dans un discours dans l'Iowa (centre), M. Obama s'est livré à un ardent plaidoyer pour une nouvelle économie entraînée par l'énergie éolienne et les énergies propres, et a déclaré que les jours étaient révolus où les Etats-Unis traînaient les pieds dans la lutte contre le changement climatique.

"En cette Journée de la Terre, il est temps pour nous de poser de nouvelles fondations pour la croissance en entamant un nouvelle ère de l'exploration énergétique en Amérique", a-t-il dit. Le jour même, des ministres de son administration défendaient au Congrès un projet de loi sur le climat, combattu par des élus des Etats industriels et producteurs de charbon.

"Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser notre planète trop se réchauffer ni le moteur de notre économie trop se refroidir", a expliqué le ministre de l'Energie, Steven Chu devant la commission de l'Energie et du Commerce de la Chambre des représentants. Les Etats-Unis font selon lui face à deux grandes menaces: une réponse mondiale trop tardive aux risques dévastateurs du réchauffement climatique et le danger de ne pas savoir eux-mêmes devenir les chefs de file de ce combat.

M. Chu s'est dit "très préoccupé et attristé" par la perte de la domination américaine dans ces nouvelles technologies de l'énergie verte (solaire, éolienne...) au profit de l'Europe et de l'Asie. M. Chu, accompagné du ministre des Transports, Ray Lahood, et de Lisa Jackson, directrice de l'Agence américaine de protection de l'Environnement (EPA), étaient entendus par la Commission qui a entamé cette semaine une série d'auditions sur le projet de loi présenté en mars et baptisé "American Clean Energy and Security Act".

Pour l'administration Obama "la création progressive d'un marché de droits d'émissions de CO2, dit +cap and trade+, sera une mesure importante pour restaurer la position dominante des Etats-Unis dans les technologies d'énergies propres", a expliqué M. Chu.
Lisa Jackson a assuré que "ce projet de loi devrait créer des millions d'emplois dans les énergies propres en Amérique".

M. Chu a également affirmé que les Etats-Unis --plus grand émetteur mondial de CO2 par habitant-- commenceraient à mettre en place un système de réduction des émissions, même si les pays en développement ne prenaient pas le même engagement.
Plusieurs républicains membres de la commission ont exhorté Mme Jackson à expliquer comment un système de marché d'émissions pouvait créer des millions d'emplois alors que le groupement américain des industries manufacturières affirme au contraire que 3 à 4 millions d'emplois seraient perdus.

Ils ont aussi accusé l'administration Obama de fournir trop peu de détails chiffrés sur le coût pour les Américains d'un tel projet. Mike Pence, un des membres de la direction républicaine de la Chambre, a affirmé que ce surcoût serait de 3.128 dollars par an pour une famille moyenne, citant "une étude indépendante" du Massachusetts institute of technology (MIT).
Des élus démocrates se sont aussi dits inquiets de l'instauration d'un mécanisme de réduction des émissions de CO2 sans la Chine ni l'Inde.

"Ce projet de loi ne pourra pas combattre le réchauffement si les pays en développement ne sont pas inclus", a lancé le sénateur Evan Bayh.

Si ce texte devrait être adopté par la Chambre à large majorité démocrate, son sort reste incertain au Sénat.

(©AFP / 22 avril 2009 )

+ Obama : 5 millions d'emplois verts
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La Réunion mise sur les énergies durables

jeudi 16 avril 2009

Faire de La Réunion, une île 100 % énergies renouvelables. Tel est l’objectif de l’Agence Régionale de l’Energie Réunion. Pour palier l’utilisation du charbon et du pétrole, l’île devra miser sur ses atouts naturels et historiques qui permettraient d’atteindre de tels objectifs.

Le soleil, le potentiel énergétique de la Réunion
Depuis 2008, c’est sur l’île de La Réunion que se trouve la plus grande centrale photovoltaïque française, totalisant un Mégawatt de puissance. L’installation, de plus de 6 000 panneaux répartis sur une surface de 10 000 m2 et bénéficiant d’un ensoleillement annuel moyen de 1350 heures, produit 1350 MWh par an sur le réseau EDF.
De nombreuses installations innovantes voient le jour. A titre d’exemple, une deuxième centrale comportant 7.930 modules Photowatt sur environ 13.000 m2, située sur les toits de la SITAR à St Pierre a une puissance de 1,310 MW a été inaugurée fin 2008.
Début 2009, une nouvelle installation photovoltaïque d'une capacité de 2 MW a été livrée, sur les toits des bâtiments de la CILAM et de SODICO.
Sur le plan technique, la réalisation de ce champ solaire d'une surface de 14 815 m² soit 135 Wc par m² a été permise grâce à la pose de 9 940 modules photovoltaïques et la mise en place d'environ 80 km de câble pour un investissement total de 11 millions d'euros.
La puissance installée de ces 2 MW permettra à cette centrale de produire 2.571 MWh par an, soit la consommation annuelle de 1.130 foyers réunionnais et d'éviter le rejet de 2 150 tonnes de CO2 dans l'atmosphère, explique l’Agence Régionale.
Afin de garantir la stabilité du réseau électrique, les systèmes de stockage localisés doivent être incités par une valorisation tarifaire de l’énergie intermittente stockée.



Relancer la culture de la canne
Dans l’espoir de redonner de l’avenir à une filière sucrière en perte de vitesse, la Région souhaite mettre en avant l’énergie issue de la bagasse. Pour l’année 2006, la part de la production électrique à partir de la bagasse dans la production totale d’électricité a été évaluée à 11,6 %. L’évolution des cultures vers des variétés à vocation uniquement énergétique permettent d’espérer, à terme, la substitution de l’énergie actuellement produite de charbon, par l’énergie « bagasse », sans baisse de revenu pour les planteurs.

Exploiter les énergies de la mer
Houle, courant, énergies thermiques… la mer offre également un important potentiel en matière d’énergies alternatives. Encore au stade expérimental cette source d’énergie pourrait être un bien précieux pour atteindre l’objectif de la région. Pour développer ces énergies alternatives nouvelles, un important soutien de l’Etat ainsi que de l’Europe sera nécessaire afin d’implanter à la Réunion des sites pilotes exemplaires au niveau mondial.

Ressources géothermiques
Un acquis que la région souhaite continuer à exploiter : la ressource géothermique. Sur le site même de la Plaine des sables, le coût du projet de construction d’une station géothermique se situerait aux alentours de 11 millions d’euros. Alors que le site doit être classé Patrimoine de l’Unesco, l’avenir de cette centrale est encore compromis.

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Le charbon, une énergie pas très "clean"

jeudi 2 avril 2009

Le charbon est une énergie fossile, comme le pétrole, c’est-à-dire qu’il s’est formé il y a plusieurs millions d’années. On nomme cette période le Carbonifère, et on la situe il y a 360 à 290 millions d’années. Il résulte de l’accumulation en masse de végétaux qui ont été enfouis sous les eaux, ce qui leur a évité le pourrissement. Au fil du temps, ces couches ont été recouvertes d’autres couches sédimentaires, à leur tour recouverte de charbon, ce qui explique l’alternance de couche de charbon avec d’autres matières. Il s’agit d’un processus très long ; ce sont les charbons les plus anciens qui ont la plus haute teneur en carbone.



Historiquement, le charbon est lié à la Révolution Industrielle ; c’est lui qui a permis, au XIXème siècle, le développement de la machine à vapeur, des chemins de fer, des usines. Aujourd’hui, il est utilisé pour la production d’électricité ou de coke (matière nécessaire à la sidérurgie qui, mélangée à du minerai de fer, donne la fonte), selon ses caractéristiques.

Après son extraction, le charbon est lavé et trié, puis soit brûlé soit transformé en coke. La transformation en coke consiste à retirer les matières volatiles pour créer un charbon très concentré, en le portant à une température de 1000 degrés. Ces matières sont ensuite récupérées. Ainsi, pour 1 millions de tonnes de charbon brûlé, on récupère 50 000 tonnes de goudrons, 15 000 tonnes de benzol et 500 millions de m3 de gaz.

Le charbon peut également permettre la fabrication d’un carburant de synthèse, selon la méthode de Fischer-Tropsch mise au point dans les années 20. Cependant, ce processus coûte très cher et consomme beaucoup d’énergie. Il s’agit d’une source d’énergie primaire, car on ne peut pas l’utiliser directement : il doit être transformé pour être adapté aux besoins de consommation.

Le charbon peut être exploité à ciel ouvert ; une mine à ciel ouvert est moins coûteuse et moins dangereuse qu’une mine souterraine, mais a des conséquences très néfastes sur l’environnement. Les mines souterraines s’organisent comme des réseaux de puits verticaux reliés par des galeries. Dans le monde, la majorité des mines sont souterraines, du fait que les réserves de charbon sont souvent trop profondément enfouies.

Les réserves de charbon dans le monde sont mieux réparties que celles de pétrole. Les Etats-Unis, la Russie et la Chine sont les plus gros détenteurs de réserves (respectivement 267, 173 et 126 milliards de tonnes).

Le charbon représente environ le tiers de la consommation d’énergie primaire dans le monde, derrière le pétrole mais devant le gaz. La Chine est le plus gros consommateur avec 2333 millions de tonnes par an (et une progression de 108% en quinze ans). L’Inde connaît également une très forte hausse de sa consommation. Les Etats-Unis sont le deuxième consommateur mondial avec 1125 millions de tonnes par an. Les autres pays se situent très loin derrière. Les plus gros consommateurs sont également les plus gros producteurs.

On distingue deux types de pays consommateurs : ceux qui réduisent leur consommation de manière volontaire, pour des soucis écologiques (Europe) ou involontaire (crise économique, comme les pays de l’ex-Union Soviétique), et ceux qui n’ont pas signé le protocole de Kyoto et privilégient leur croissance économique (Etats-Unis, pays émergents d’Asie).

A l’avenir, les pays signataires du protocole de Kyoto ne devraient pas augmenter leur consommation. En revanche, les pays non signataires y voient une source d’énergie plus fiable que le pétrole. La part de la consommation de charbon dans les énergies primaires pourrait donc s’accroître.

En France, le gouvernement a mis en place une stratégie d’arrêt de l’extraction charbonnière, du fait de la non-compétitivité des mines françaises. La France importe donc une grande partie de sa consommation, principalement en provenance d’Australie et d’Afrique du Sud.

La production de charbon mondiale représente 4 264 millions de tonnes par an ; elle presque doublé depuis 1973. La consommation mondiale de charbon représente aujourd’hui 2776 millions de tonnes, contre 1498 en 1973. Aujourd’hui, les deux secteurs d’activités qui utilisent le plus le charbon sont la sidérurgie et la production d’énergie thermique.

Le prix du charbon connaît une forte hausse depuis 2003 ; en février 2008, la tonne en provenance d’Afrique du Sud dépassait les 114 dollars, un record historique. En moyenne, le cours a augmenté de 37% sur l’année 2007. Cette hausse s’explique essentiellement par la forte demande et les problèmes logistiques (manque de moyens de transport…) Son prix a été moins affecté par la crise financière que celui du pétrole.

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« 5 millions d’emplois verts aux Etats-Unis », doit-on y croire ?

vendredi 9 janvier 2009

Barack Obama en avait fait un axe de son programme : les Etats-Unis et le gouvernement fédéral allait se mettre pour de bon au « green business ». A l’opposé du candidat républicain qui préconisait de forer à tout-va dans le Grand Nord pour y puiser les dernières gouttes de pétrole, le démocrate nouvellement élu a promis de faire la maximum pour changer la politique énergétique des Etats-Unis. Un changement dans lequel il souhaite investir 150 milliards de dollars.
Les principales mesures annoncées sont les suivantes :
« Le futur président s’est engagé à porter la part des énergies renouvelables à 10% du total des ressources d’ici la fin de son premier mandat, en 2012, et veut « économiser en 10 ans autant de pétrole qu’on en importe aujourd’hui du Moyen Orient et du Vénézuela. »
De plus :
« Il préfère encourager le développement de l’éolien, du solaire et du géothermique, en particulier grâce à l’extension pour cinq ans du « Production tax credit », un crédit d’impôt indexé sur l’inflation pendant les 10 premières années de fonctionnement d’un parc d’éoliennes. »
Enfin :
« Le Sénateur de l’Illinois s’est engagé à réduire la part du charbon dans l’électricité, dont 10% de la production devra provenir d’énergies renouvelables d’ici 2012 et 25% d’ici 2025. »
Ceci dit, vu la crise économique, cela ne sera peut-être pas la priorité des démocrates. De manière d’ailleurs assez étonnante, les élus démocrates ont ces derniers temps voulu soutenir coûte que coûte l’industrie automobile américaine, plus connue pour la production de pick-up énergivores que pour sa capacité à innover dans l’électrique, par exemple. A l’inverse, les républicains, très liés à l’industrie pétrolière, se sont prononcés contre le sauvetage des « Big Three », les trois principaux constructeurs automobiles de Detroit.
Alors que croire au final ? La crise et ses effets dévastateurs sur les emplois traditionnels va-t-elle contraindre Obama a délaisser pour un temps le green business ? Je suis assez sceptique, pour tout vous dire. Je vois mal comment les Etats-Unis lâcheraient une industrie qui a été la colonne vertébrale de son économie pendant si longtemps !

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Bilan de la semaine des énergies renouvelables

mercredi 17 décembre 2008

Suite à la Semaine des Energies Renouvelables organisée par l’Ademe du 17 au 22 novembre 2008 au CNIT de Paris-La Défense, l’agence « fait le point ».

L’Ademe soutient clairement l’éolien, considérée comme « une énergie propre » ne générant ni déchet, ni GES, ni polluants. L’Ademe recommande la mise en place d’un observatoire des coûts et émissions et CO2 évitées et préconise un ajustement régulier du tarif de rachat de la production d’électricité éolienne. Certains internautes considèrent le soutient de l’Ademe au « lobby pro éolien » comme un « scandale ».
L’Ademe encourage un positionnement de la France dans le secteur photovoltaïque, considéré comme « technologie du futur » et « l’une des plus prometteuses ». Les efforts de recherche seraient décisifs pour rendre la filière mâture après 2020. Même si pour l’Ademe, « le solaire photovoltaïque est encore une technologie trop coûteuse en France. »
L’Ademe soutient le développement de la filière solaire thermique et promeut « des références utilisables par tous », démarche qui devrait progresser vers « une certification reconnue à l’échelle européenne ». L’agence compte soutenir le développement de la chaleur solaire dans le collectif avec la gestion du fond chaleur qui lui a été confiée.
Pour l’Ademe, le bois énergie est l’une des filières les plus prometteuses en matière de production de chaleur. Parmi ses avantages, le bois est « une ressource énergétique qui se renouvelle environ un million de fois plus vite que les énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole. »
L’Ademe considère que les pompes à chaleur peuvent constituer un outil de maîtrise de la demande d'électricité, à condition de répondre aux exigences de qualité c'est-à-dire de limiter leur consommation en électricité.
L’Ademe soutient la Géothermie comme source d’énergie prometteuse. En matière de production de chaleur par géothermie, les recommandations de l’ADEME sont de trois ordres : « inventorier, informer, certifier. »

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Appel au stockage du CO2

vendredi 14 novembre 2008

L’Agence internationale de l'énergie (AIE) a lancé le 20 octobre à Paris un appel urgent pour le développement rapide des technologies de captage et de stockage du CO2.
Kamel Bennaceur, expert sur les questions énergétiques auprès de l'AIE, rappelle que «les capacités de stockage dans le monde sont suffisantes pour des centaines d'années d'émissions de CO2», mais que se passer du captage et du stockage du CO2 signifierait que «les coûts des réductions d'émission nécessaires pour atteindre les objectifs du GIEC augmenteraient de 70%.»
Rappelons que selon le Giec, l’augmentation des émissions de CO2 « entraînerait une hausse de la température mondiale de 4 à 7 °C. » Pour Nobuo Tanaka, directeur exécutif de l'AIE, « les émissions de CO2 vont augmenter de 130% d'ici 2050 si de nouvelles politiques de l'énergie ne sont pas mises en place ». D’après lui, « le captage et le stockage du CO2 (CSC) est donc essentiel à la réalisation d'une profonde réduction des émissions. »
Certains, pourtant, se montrent dubitatifs à l'égard de ces technologies de stockage des toxiques qui soignent les symptômes sans traiter la cause du mal. Ainsi Morgane Créach, du Réseau Action Climat, évoque-t-elle «une technologie qui n'est pas prioritaire et une solution de court terme qui ne fait que lisser les externalités des centrales à charbon.»
Selon Karine Gavant, de Greenpeace France, «les technologies CSC ne seront pas disponibles avant 2020. Dans l'urgence et afin d'inverser la courbe du réchauffement climatique, il faut en priorité investir dans les technologies disponibles, à savoir les économies d'énergies et les renouvelables.»
Se pose par ailleurs les difficultés inhérentes à tout stockage de déchets toxiques : Jean-Bernard Saulnier, chargé du programme Energie du CNRS, s'inquiète du « problème de la tenue à long terme des réserves, à savoir leurs garanties d'étanchéité.»

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La Banque mondiale appuie-t-elle vraiment les énergies renouvelables ?

vendredi 7 novembre 2008

Les Amis de la Terre dénoncent, dans un rapport intitulé « Dirty is the new clean », une augmentation des prêts de la Banque mondiale pour les énergies fossiles : « ces données accablantes décrédibilisent lourdement les récentes ambitions de la Banque en matière climatique », fustige l’association.
Selon le rapport, les prêts du Groupe Banque mondiale pour les énergies fossiles auraient augmenté de 94 % entre 2007 et 2008, tandis que « ceux attribués aux énergies renouvelables auraient augmenté de 13% seulement ».
Anne-Sophie Simpere, chargée de campagne aux Amis de la Terre s’étonne : « comment cette institution peut-elle prétendre agir contre les changements climatiques alors qu'elle finance toujours massivement les projets les plus polluants au monde : oléoducs, gazoducs, ou méga centrales à charbon comme la centrale Tata, en Inde, qui sera l'un des 50 plus gros émetteurs de CO2 du monde ? »
Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes pour les Amis de la Terre, conclut : « Si elle veut être crédible en matière climatique, la Banque mondiale doit arrêter de financer les énergies fossiles, comme le demandent l'Organisation Internationale du Travail (OIT) et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) dans leur nouveau rapport ».

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Arguments en faveur de l'éolien

mercredi 15 octobre 2008


En réponse à l’« exercice anti-éolien » publié le 21 juillet 2008 par l’Institut Montaigne, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) publie un dossier soulignant les éléments suivants à l’actif de cette énergie :

* il n’est pas possible d’évaluer le surcoût du développement de l’éolien offshore à partir des seuls tarifs d’achat actuels ;
* le surcoût de la non prise en compte de la dégressivité est de 360 millions d’euros par an ;
* si le coût « réseau » est réalisé pour l’éolien, il doit l’être également pour le nucléaire, le gaz ou le charbon ;
* « oublier » la réévaluation des matières premières conduit à une charge supplémentaire et non justifiée ;
* l’auteur oublie de prendre en compte le coût des émissions de carbone évitées par la production éolienne ;
* le calcul des bénéfices de l’éolien doit être établit au regard des économies réalisées par la non construction d’autres centrales thermiques et nucléaires.

Le SER conclut que « l’éolien terrestre représente pour la collectivité un gain net de l’ordre de 1,2 milliard d’euros par an à partir de 2020. Dans ces conditions, l’énergie éolienne ne représentera pas un surcoût, mais un bénéfice pour chaque foyer évalué à 48€ par an. »

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