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Les technologies propres en Chine : un bilan

mardi 16 février 2010


Nous vous parlons régulièrement des efforts entrepris par la Chine pour se mettre aux énergies renouvelables et aux cleantechs en général. C’est notamment dans l’éolien que ses progrès ont été les plus remarquables (en devenant un leader mondial de ce secteur, en innovant sur des gratte-ciel à alvéoles éoliennes tout à fait remarquables ou encore du gigantesque projet du barrage des Trois-Gorges), mais ce grand pays fait des efforts dans d’autres technologies (Cleantechnica). Ceci peut-être pour répondre à cette phrase d’Obama qui affirmait que « le pays qui sera leader dans les technologies propres sera la locomotive économique du monde ».

Une statistique pour montrer le terrain sur lequel nous nous trouvons : le magazine Forbes a récemment classé les plus grands investissements dans les cleantechs, et 5 des 10 premiers se situent en Chine. Et comme souvent lorsque l’on parle de ce pays, c’est la taille qui fait la différence.



Dans l’éolien, si le plus grand champ au monde se trouve actuellement au Texas (782MW), la Chine est en train de construire un véritable corridor éolien qui devrait atteindre les 5 000MW cette année et 20 000 MW à terme. Soit 25 fois le record actuel, qui fait passer le champ de Roscoe au Texas pour un jouet.

Toujours dans la comparaison des records, la Chine a annoncé qu’elle était sur le point de construire un projet de champ solaire thermique de 2 000MW, soit 5 fois la taille du record actuel détenu par la Californie. Le photovoltaïque est aussi à l’honneur avec un projet de la même taille (2 000MW), loin, très loin devant le plus grand champ actuel qui se situe en Espagne et dont la capacité est d’un « petit » 60MW.

Qu’est ce qui explique ce gigantisme ? Voici quelques pistes proposées par Jonathan Fahey du magazine Forbes :

« Si les économies d’échelles permettent d’amoindrir le coût du MW supplémentaire, il ne faut pas oublier que les risques augmentent aussi. Donc pour le développeur, « bigger is better », mais pas forcément pour les financeurs et assureurs, ce qui limite, aux Etats-Unis, la taille de ces projets. Autre motif : le plan de relance, qui n’est pas infini, du coup, ce sont les petits projets, plus facile à mettre en œuvre et à « vendre », qui sont sélectionnés, au détriment d’un ou deux « giga-projets » qui consommeraient la totalité de ces crédits. Enfin, le cadre juridique est plus strict aux Etats-Unis. Pour la géothermie, la barre des 50MW entraine une procédure très différente – et plus complexe ».

Au final, la Chine bat les Etats-Unis à plate couture en ce qui concerne les dépenses prévues ces prochaines années dans les cleantechs, avec près de 440 milliards de dollars côté chinois contre 69 côté américain. Un rapport de 7 à 1. Enfin, tout n’est pas si noir puisque pour l’instant, la Chine s’appuie sur des technologies principalement américaines. Et l’on ne sait pas si la gestion de parcs si grands peut être viable.

Lien image : http://cleantechnica.com/2010/02/02/wow-china-is-serious-about-clean-energy/


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La Chine 4eme puissance éolienne mondiale

lundi 22 juin 2009

BEIJING, 24 mai (Xinhua) -- Avec une puissance installée de 12 millions de kilowatts, la Chine est devenue le quatrième pays du monde en puissance éolienne installée, (Enerzine) a indiqué Lu Yanchang, vice-président de l'Association chinoise pour la science et la technologie, lors du 5e Forum sur la stratégie énergétique chinoise, samedi à Beijing . "En matière de puissance éolienne installée, la Chine est en quatrième position derrière les Etats-Unis, la France et l'Espagne," a déclaré M. Lu.

L'énergie éolienne est devenue pour la Chine l'un des principaux moteurs du développement de nouvelles énergies, a-t-il précisé, ajoutant que le pays avait construit plus de 200 centrales éoliennes jusqu'en 2008, générant 12,8 kwh d'électricité. Le pays a prévu de construire davantage de projets éoliens d'ici 2010 dans les zones côtières ainsi que dans les vastes régions de l'ouest du pays, a indiqué M. Lu.

La Mongolie intérieure et le Hebei (nord) ont été les premières régions de la partie continentale à exploiter l'énergie éolienne. La Mongolie intérieure, qui s'étend sur 1,18 million de km2, possède des ressources éoliennes de 100 millions de kilowatts, avec d'énormes éoliennes blanches pour capturer les vents forts qui balayent cette zone. La région souhaite augmenter sa puissance éolienne installée à plus de 10 millions de kilowatts d'ici 2010, soit près de la moitié de la puissance installée du plus grand projet hydraulique de la Chine, le barrage des Trois Gorges, a déclaré de son côté Ya Saning, directeur de la commission économique de la région.

Pour sa part, la province du Hebei construira également davantage de centrales éoliennes avec une puissance installée de plus de 10 millions de kilowatts d'ici 2020, a fait savoir Zhao Weidong, un responsable de la Commission provinciale pour le développement et la réforme.

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Barrage des Trois-Gorges : l'éolien arrive

jeudi 13 août 2009

On vous en a parlé il y a peu : la Chine est devenue la 4e puissance éolienne mondiale, et elle ne compte pas s’arrêter en chemin. Mieux : elle nous montre avec un nouveau projet sa capacité à apprendre de ses erreurs. Le site du barrage des Trois Gorges, souvent cité comme le parfait exemple d’un désastre écologique, sera également celui de la construction d’un champ de 40 GW (oui, 40 GW) de puissance éolienne. De quoi rattraper l’image d’une Chine peu soucieuse de l’environnement (nous vous renvoyons également à ce gratte-ciel éolien très impressionnant, et déjà construit).

La construction de ce champ vient de commencer, mais la Chine, prompte à accélérer l’effort de ses bâtisseurs, pense pouvoir produire 5 GW dès 2010, et 12 GW en 2015, autant dire demain. Pour la suite, 20 GW en 2020, et à long terme, les fameux 40 GW. Coût total de ce projet pharaonique : près de 18 milliards de dollars, ce qui paraît étonnamment peu cher. Encore une fois, le « made in China » prouve sa compétitivité… mais attendons de voir si la qualité des turbines et des pales sera au rendez-vous.

Le projet est tout de même impressionnant (même si seulement en phase initiale, et que les coûts risquent de croître). Autre exemple de la puissance de la Chine dans le domaine éolien : le pays sera officiellement le plus grand fournisseur d’équipement éolien d’ici la fin de l’année… (TreeHugger)

Ci-contre, le graphique de la puissance éolienne en Chine… exponentielle !

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La Chine et la lutte contre le réchauffement climatique

vendredi 20 août 2010

En 2009, la Chine, deuxième puissance économique mondiale aurait dépassé les Etats-Unis pour devenir le premier émetteur de gaz à effet de serre, avec un cinquième des émissions mondiales. Allier développement économique et protection de l'environnement est aujourd'hui un enjeu auquel la Chine doit faire face. Depuis quelques années, la communauté internationale et la France se mobilisent pour soutenir l'action du gouvernement chinois en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

A la suite d'un accord bilatéral signé entre la France et la Chine, la coopération technologique entre collectivités territoriales, centres de recherches, ONG et entreprises s'est renforcée. L'Agence Française de Développement (AFD) et le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) accompagnent les autorités chinoises dans la mise en place de programmes d'efficacité énergétique et le développement d'énergies renouvelables.





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Créer des "Ecopolis" est intéressant, mais commençons par nos villes !

vendredi 18 janvier 2008

Ecopolis

Le rapport Attali (déjà fameux avant même d’être sorti !) devrait proposer la création de 10 villes écologiques (« ecopolis ») d’environ 50 000 habitants. Nous verrons le destin de ce rapport, qui va très probablement susciter un tollé lors de sa sortie…

Toujours est-il que cette mesure pourrait bien être appliquée : le Président l’avait évoquée dans un discours du 11 décembre 2007 à Vandoeuvre-Lès-Nancy : « Je pense que le moment est venu pour la France de construire des villes d’un genre nouveau. Des villes qui soient des laboratoires de la modernité urbaine. (…) Et nous allons construire ces villes. »

On verra comment ce projet est mis en place.

Plusieurs pays sont déjà en train d’avancer sur cette voie :
- Abu Dhabi va investir 10 milliards d’euros pour créer Masdar (« la source » en Arabe), une ville qui devrait compter 50 000 habitants en 2015. Une ville sans émissions de carbone et sans voitures, car tout sera prévu pour qu’un habitant soit à moins de 200 mètres des commerces. Une ville ou les déchets sont recyclés. Une ville ou l’eau de mer est dessalée et recyclée pour les plantations. L’énergie solaire est utilisée. Bref, le Sultan Al Jaber veut en faire la « Silicon valley des énergies renouvelables »
- Dongtan, en Chine, a un objectif de 50 000 habitants (décidément) en 2010 et 500 000 en 5050.Gordon Brown était récemment en Chine parce que la Grande-Bretagne est partenaire de la Chine pour la construction de cette ville, par l’intermédiaire de la société britannique Arup. Ici aussi, production de sa propre énergie, recyclage des déchets, voitures électriques, protection de la zone humide de l’île (oiseaux migrateurs), optimisation de la consommation d’eau… 10 villes seront crées en Chine sur ce modèle.
- L’écoquartier de Bedzed au Royaume-Uni est aussi souvent cité.

Bref, l’Afrique du Sud, l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Portugal et d’autres pays mènent déjà des projets similaires. Et cela fait longtemps que le WWF défend pour ce projet avec son programme « One Planet Living » de réduction de l’empreinte écologique.

Bon, on voit que l’idée n’est pas neuve, et que la France n’est pas particulièrement en avance dans ce domaine, alors même que nous disposons d’une expérience dans la création de villes (certes très discutée : les villes nouvelles), d’organismes d’aménagement du territoire performants, d’entreprises en pointe technologiquement sur tous ces sujets… Ceci dit, la création de villes ne doit pas détourner de l’amélioration des villes telles qu’elles sont aujourd’hui, est un défi en soi : les adapter aux contraintes écologiques, améliorer la circulation, l’habitat, le cycle des déchets, la gestion de l’eau, la consommation d’énergie…

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Bilan des émissions de CO2 sur 2007

samedi 11 octobre 2008


Vendredi 26 septembre, le Global Carbon Project (GCP) a publié les données mondiales d'émissions de dioxyde de carbone (CO2) pour l'année 2007. Il apparaît avant tout que l'intense activité diplomatique déployée ces dernières années sur le front climatique n'a eu aucun impact.

Comme le rapporte Le Monde, les cimenteries et la combustion des ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz) ont émis 8,5 milliards de tonnes (Gt) de carbone ; les activités de déforestation ont été, pour leur part, responsables de l'émission d'environ 1,5 Gt de carbone. "Ce niveau d'émissions se situe un peu au-dessus des scénarios de développement les plus pessimistes que le GIEC [Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat] a utilisés pour prévoir le changement climatique à la fin du siècle", précise Philippe Ciais (Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement), membre du GCP.

La vitesse à laquelle progressent les émissions est plus préoccupante encore que leur valeur absolue de 2007. "Depuis 2000, les émissions ont crû en moyenne de 3,5% par an, soit quatre fois plus vite qu'entre 1990 et 2000, où cette augmentation annuelle n'avait été que de 0,9% environ", explique Corinne Le Quéré (université d'East Anglia et British Antarctic Survey), membre du GCP. A titre de comparaison, le pire scénario du GIEC prévoit seulement une augmentation de 2,7% par an.

"Cela s'explique par le fait que les pays industrialisés n'ont globalement pas diminué leurs émissions depuis les années 1990 tandis que le développement économique des pays en voie de développement, en particulier la Chine et l'Inde, a été beaucoup plus rapide que prévu", ajoute Corinne Le Quéré.

Pourquoi une telle hausse ? "D'abord, il faut avouer qu'il n'y a pas eu d'avancée technologique déterminante, au cours des quinze dernières années, à même de les ralentir significativement", remarque MmeLe Quéré, soulignant par là implicitement que le développement des technologies propres n'a eu qu'un effet marginal. L'essentiel (65%) de cette augmentation récente des émissions est imputable à la croissance de l'activité économique, mais 17% proviennent de la baisse en "efficacité-carbone" de l'économie mondiale. "Ce qui veut dire, de manière très paradoxale, qu'il faut aujourd'hui émettre plus de carbone pour produire un dollar qu'il ne le fallait en 2000", décrypte M.Ciais.

Cette chute d'efficacité-carbone, que les chercheurs voient apparaître entre 2000 et 2005, est attribuée au grand nombre de centrales à charbon de conception ancienne construites, pendant cette période, dans les provinces de l'intérieur de la Chine. Les 18% restant sont à imputer à la baisse d'efficacité des puits naturels de carbone : la biosphère terrestre (plantes, animaux sauvages et domestiques, etc.) et l'océan (dissolution directe du CO2 dans l'eau ou absorption par le phytoplancton).

Ces puits "digèrent" chaque année environ 55% du carbone émis par l'homme. Mais, soumis à des températures globalement supérieures, les océans tendent à en absorber une proportion légèrement décroissante. "La bonne nouvelle est qu'en dépit de cette chute d'efficacité, cette régulation naturelle fonctionne toujours et demeure, malgré tout, assez stable", tempère M. Ciais.La majorité des données rendues publiques par le GCP sont issues de la compilation des statistiques nationales de production et de consommation énergétique, généralement réputées fiables à 10% près, voire à 20% près dans le cas de la Chine. En revanche, la mesure du taux de CO2 atmosphérique et de son évolution ne souffre pas, elle, de telles incertitudes. La concentration du principal gaz à effet de serre, qui s'élevait à environ 270parties par million (ppm) au cours de l'ère préindustrielle, atteint aujourd'hui 385ppm. Un chiffre qui ne cesse de croître, les pays en développement dépassant désormais les émissions des pays industrialisés. Plus que jamais, l'urgence d'investissements massifs au service d'une politique industrielle basée sur des technologies propres doit être à l'agenda des politiques. Pourtant, nul n’est vraiment sûr des conséquences que ces émissions de CO2 auront à moyen terme : ainsi, Betapolitique.fr diffuse un rapport fort intéressant selon lequel la Terre, sous l’effet des émissions de CO2, ne tend pas au réchauffement mais à l’inverse.


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Le charbon, une énergie pas très "clean"

jeudi 2 avril 2009

Le charbon est une énergie fossile, comme le pétrole, c’est-à-dire qu’il s’est formé il y a plusieurs millions d’années. On nomme cette période le Carbonifère, et on la situe il y a 360 à 290 millions d’années. Il résulte de l’accumulation en masse de végétaux qui ont été enfouis sous les eaux, ce qui leur a évité le pourrissement. Au fil du temps, ces couches ont été recouvertes d’autres couches sédimentaires, à leur tour recouverte de charbon, ce qui explique l’alternance de couche de charbon avec d’autres matières. Il s’agit d’un processus très long ; ce sont les charbons les plus anciens qui ont la plus haute teneur en carbone.



Historiquement, le charbon est lié à la Révolution Industrielle ; c’est lui qui a permis, au XIXème siècle, le développement de la machine à vapeur, des chemins de fer, des usines. Aujourd’hui, il est utilisé pour la production d’électricité ou de coke (matière nécessaire à la sidérurgie qui, mélangée à du minerai de fer, donne la fonte), selon ses caractéristiques.

Après son extraction, le charbon est lavé et trié, puis soit brûlé soit transformé en coke. La transformation en coke consiste à retirer les matières volatiles pour créer un charbon très concentré, en le portant à une température de 1000 degrés. Ces matières sont ensuite récupérées. Ainsi, pour 1 millions de tonnes de charbon brûlé, on récupère 50 000 tonnes de goudrons, 15 000 tonnes de benzol et 500 millions de m3 de gaz.

Le charbon peut également permettre la fabrication d’un carburant de synthèse, selon la méthode de Fischer-Tropsch mise au point dans les années 20. Cependant, ce processus coûte très cher et consomme beaucoup d’énergie. Il s’agit d’une source d’énergie primaire, car on ne peut pas l’utiliser directement : il doit être transformé pour être adapté aux besoins de consommation.

Le charbon peut être exploité à ciel ouvert ; une mine à ciel ouvert est moins coûteuse et moins dangereuse qu’une mine souterraine, mais a des conséquences très néfastes sur l’environnement. Les mines souterraines s’organisent comme des réseaux de puits verticaux reliés par des galeries. Dans le monde, la majorité des mines sont souterraines, du fait que les réserves de charbon sont souvent trop profondément enfouies.

Les réserves de charbon dans le monde sont mieux réparties que celles de pétrole. Les Etats-Unis, la Russie et la Chine sont les plus gros détenteurs de réserves (respectivement 267, 173 et 126 milliards de tonnes).

Le charbon représente environ le tiers de la consommation d’énergie primaire dans le monde, derrière le pétrole mais devant le gaz. La Chine est le plus gros consommateur avec 2333 millions de tonnes par an (et une progression de 108% en quinze ans). L’Inde connaît également une très forte hausse de sa consommation. Les Etats-Unis sont le deuxième consommateur mondial avec 1125 millions de tonnes par an. Les autres pays se situent très loin derrière. Les plus gros consommateurs sont également les plus gros producteurs.

On distingue deux types de pays consommateurs : ceux qui réduisent leur consommation de manière volontaire, pour des soucis écologiques (Europe) ou involontaire (crise économique, comme les pays de l’ex-Union Soviétique), et ceux qui n’ont pas signé le protocole de Kyoto et privilégient leur croissance économique (Etats-Unis, pays émergents d’Asie).

A l’avenir, les pays signataires du protocole de Kyoto ne devraient pas augmenter leur consommation. En revanche, les pays non signataires y voient une source d’énergie plus fiable que le pétrole. La part de la consommation de charbon dans les énergies primaires pourrait donc s’accroître.

En France, le gouvernement a mis en place une stratégie d’arrêt de l’extraction charbonnière, du fait de la non-compétitivité des mines françaises. La France importe donc une grande partie de sa consommation, principalement en provenance d’Australie et d’Afrique du Sud.

La production de charbon mondiale représente 4 264 millions de tonnes par an ; elle presque doublé depuis 1973. La consommation mondiale de charbon représente aujourd’hui 2776 millions de tonnes, contre 1498 en 1973. Aujourd’hui, les deux secteurs d’activités qui utilisent le plus le charbon sont la sidérurgie et la production d’énergie thermique.

Le prix du charbon connaît une forte hausse depuis 2003 ; en février 2008, la tonne en provenance d’Afrique du Sud dépassait les 114 dollars, un record historique. En moyenne, le cours a augmenté de 37% sur l’année 2007. Cette hausse s’explique essentiellement par la forte demande et les problèmes logistiques (manque de moyens de transport…) Son prix a été moins affecté par la crise financière que celui du pétrole.

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Les Etats-Unis et l’Europe en pointe pour Copenhague

jeudi 24 septembre 2009


C’est en décembre qu’aura lieu la prochaine conférence mondiale sur le climat, et celle-ci devrait, en principe, avoir autant d’influence que celle de Kyoto, en 1990. L’enjeu de cette conférence, c’est que les Etats du monde parviennent à un consensus sur la réduction des gas à effet de serre. Car personne n’a envie de faire trop d’efforts si le voisin ou le concurrent joue le rôle du « passager clandestin ». Nous en sommes donc à une phase d’enchères, où chacun se jauge, et les premiers chiffres annoncés sont enthousiasmants (Cleantechnica).

L’Australie, par exemple, est prête à s’engager à une réduction de ses GES de 25% si tout le monde est d’accord, mais seulement de 5% si aucun accord global n’est trouvé. Seule l’Union Européenne a pourtant l’instant décidé de s’engager « seule » sur ses émissions, avec une réduction de 20% de ses GES (niveau de 1990) d’ici 2020, voire 30% si un accord est atteint.

Les Etats-Unis, de leur côté, avancent aussi leurs pions. Leur « American Clean Energy and Security Act », qui doit être ratifiée par le Sénat leur impose une réduction des GES de 17% (par rapport au niveau de 2005) d’ici 2020, et de 83% d’ici 2050. Mais sans la contribution des pays en voie de développement, l’effort des PID serait vain, d’où les pressions de la communauté internationale sur la Chine ou l’Inde.

Le Chine, par exemple, est loin d’être inactive : elle vise elle aussi les 20% d’énergie renouvelables en 2020 (comme l’Europe), et investit près de 200 milliards d’euros dans les Cleantechs. Une bonne illustration en est le projet éolien géant sur le site du barrage des Trois-Gorges, ou la construction de gratte-ciel verts plutôt impressionnants.

Les autres nouveautés de Copenhague devraient consister en l’instauration de seuils non plus par pays (ce qui créé des tensions), mais par secteur (comme des seuils maximaux de déforestation). Nous suivrons de près les grands mouvements liés à ce sommet important pour la planète et pour le secteur des technologies propres.

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Les projets cleantech les plus importants au monde

mercredi 10 mars 2010

Nous avons souvent, sur ce blog, évoqué les records du secteur des technologies propres : bolides éolien (192 km/h), solaire (150km/h) et hydrogène (393km/h), plus grande éolienne (126m) plus vaste champ solaire… De quoi marquer les esprits et souligner l’importance de ce secteur… mais aussi suivre le rythme rapide auquel ces maxima sont régulièrement dépassés. Forbes nous propose un point d’étape intéressant en recensant, pour le moment (février 2010) quelques grandes statistiques du monde des technologies propres.


Sur les 10 projets les plus importants, 5 ont été réalisés ces deux dernières années, le rythme de l’innovation est donc en train de s’accélérer. Autre chiffre intéressant et qui nuance la percée des énergies nouvelles : la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique est de près de 10% aux Etats-Unis (3% si l’on exclut l’hydroélectricité), et 20% au niveau mondial (dont seulement 3 points de sources « nouvelles » non hydroélectriques comme le solaire ou l’éolien).



Côté exploitation, la « gratuité » des sources d’énergie renouvelable (le vent, le soleil, la pluie) sont compensées par la faible productivité des générateurs d’électricité. Si une centrale nucléaire peut ainsi produire 95% de sa production maximale théorique, ce chiffre tombe à 20-40% pour l’éolien et 10-20% pour le solaire, la ressource n’étant pas stable (vents variables voire nuls, soleil masqué). Des solutions sont à l’étude pour contrer cette faible productivité (des innovations dans le design des éoliennes par exemple, ou la capacité toujours recherchée de stocker la production d’énergie issue de sources renouvelables).

Les plus grandes installations actuelles sont les suivantes :

· Plus grand champ éolien au Texas (Roscoe Wind Farm), avec 782MW (200 000 foyers alimentés) depuis 2009

· Plus grand champ éolien offshore au Danemark (Horns Rev 2 Farm) avec 209MW installés depuis 2009

· Plus grand champ solaire thermique en Californie (Désert Mojave) avec 354MW installés depuis 1990

· Plus grand champ solaire photovoltaïque en Espagne (Olmedilla) avec 60MW installés depuis 2008

· Plus grande installation hydroélectrique en Chine (Trois-Gorges) avec 18 000MW installés depuis 2008. C’est tout simplement le plus grand générateur d’électricité au monde.

· Plus grand champ géothermique en Californie (The Geysers) avec 1000 MW installés depuis 1921

· Plus grande unité de traitement de la biomasse en Finlande (Ostrobothnia), avec 240 MW installés depuis 2001

· Plus grande unité d’énergie des marées en France (Rance) avec 240MW installés depuis 1966 !

· Plus grande unité de génération d’énergie marine par vagues au Portugal (Agucadoura) avec 2MW installés depuis 2008

· Plus grande unité de traitement des déchets en énergie aux Pays-Bas (Rozenburg) avec 108MW installés depuis 1972


A la clé, ce sont évidemment des emplois (on pense aux 5 millions d’emplois verts promis par Obama). Ce sont aussi des gains nets en termes de santé (à 40$ la tonne de Co2 évitée, c’est la Sécu que l’on aide).

A noter également, le poids croissant de la Chine dont nous vous offrons un aperçu plus qu’impressionnant (tous les records sont battus à plate couture !), avec 5 des plus grands projets sur 10 en cours se situant dans l'Empire du Milieu.


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1 gigawatt d’énergie solaire. C’est en Chine, évidemment.

lundi 2 mars 2009

Si la photo ci-jointe nous vient du plus grand champ solaire américain (Nellis Air Force Base), via AltDotEnergy, celles qui nous parviendront de Chine seront encore plus impressionnantes. Vendredi 2 janvier, ce sont deux entreprises chinoises qui ont annoncé leur projet qui sera, une fois terminé, le plus grand champ d’exploitation de l’énergie solaire au monde, et devinez quoi, ce projet est soutenu par le gouvernement Chinois… le soutien des Etats à la production solaire en fait donc bien une ressource majeure.




L’objectif affiché, de 1 GigaWatt, n’est pas pour aujourd’hui. Pour 2009, les 2 compagnies (China Technology Development Group et Qinghai New Energy Group) vont investir 150 millions de dollars pour 30 MW. A ce jour, le projet le plus imposant ne parlait « que » de 550 MW, sur un contrat entre OptiSolar et PG&E, aux Etats-Unis.

L’énergie solaire confirme ainsi sa bonne santé, et l’on attend avec impatience les détails de la stratégie énergétique d’Obama, mais à priori, là encore, un soutien fort au solaire est attendu.

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Greenpeace s’intéresse aux efforts de Pékin pour améliorer l’environnement

mardi 16 septembre 2008

Pékin a fait des progrès significatifs dans l'amélioration de l'environnement par le biais de ses préparations pour les JO 2008, mais plus de mesures permanentes sont encore nécessaires pour assurer des améliorations à long terme, a annoncé fin juillet un responsable de Greenpeace.
"Nous sommes contents de voir que Beijing a amélioré ses infrastructures lors de ses préparatifs pour les JO", a indiqué le responsable en Chine de Greenpeace, Lo Sze Ping, lors d'une conférence de presse.
Greenpeace a fait savoir dans un rapport que Beijing avait pris des mesures pour améliorer l'environnement, telles que l'édification de cinq nouvelles lignes de métro, la modernisation des systèmes de chauffage domestique, l'amélioration du traitement de l'eau et la réduction de sa dépendance sur les combustibles fossiles et l'élévation de ses normes d'émission pour les nouveaux véhicules au niveau d'EURO IV, une des normes les plus strictes au monde.
"Tout cela a montré qu'il était possible d'obtenir des améliorations radicales avec suffisamment de détermination", a indiqué M. Lo Sze Ping.
Mais l’organisation a également indiqué que Beijing avait manqué l'opportunité des JO pour appliquer plus d'initiatives ambitieuses à travers la métropole.
Les mesures temporaires telles que la restriction sur la circulation des automobiles ou la fermeture d'usines n'aideront pas à améliorer la qualité d'air sur le long terme, a indiqué M. Lo Sze Ping, avertissant que les réglements laxistes sur la propriété automobile à Beijing continueraient de poser de grands défi pour l'environnement à l'issue des Jeux.
Parallèlement, les technologies propres utilisées dans les stades olympiques ne se sont pas étendues dans d'autres régions, selon le rapport.

Mais Beijing continuera à faire face aux défis environnementaux après les Jeux olympiques de Beijing et adoptera des mesures plus strictes pour lutter contre la pollution, a déclaré samedi un officiel chargé de la protection de l'environnement.
Du Shaozhong, directeur adjoint du Bureau municipal de la Protection de l'Environnement de Beijing, a déclaré lors d'une conférence de presse que les mesures temporaires visant à lutter contre la pollution devraient devenir permanentes après les JO.
La pollution était la principale inquiétude avant les JO. Afin d'améliorer la qualité de l'air, la capitale chinoise a mis en place plusieurs mesures temporaires. Elle a retiré des routes ses 3,3 millions de véhicules selon leurs plaques d'immatriculation, fermé des usines polluantes dans la ville et dans les provinces voisines, suspendu la plupart des projets de construction urbaine, et interdit les véhicules qui ne répondent pas aux normes en matière d'émissions.
Cependant, "notre bonheur et notre soulagement sont limités", a-t-il dit, ajoutant: "Bien que les JO se terminent bientôt, les problèmes environnementaux sont loin d'être résolus".
Les autorités municipales demanderont aux entreprises hautement polluantes de résoudre leurs problèmes de pollution avant de reprendre leurs opérations après les JO, selon Du.
"Si elles ne peuvent pas résoudre leurs problèmes de pollution, elles devront arrêter ou limiter leur production", a-t-il ajouté.

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La Corée du Sud investira 35 milliards de dollars dans les cleantech

jeudi 25 novembre 2010

La compétitivité des Etats du XXIe siècle reposera t-elle sur les technologies propres ? C’est ce que l’on serait tenté de se demander, au vu des articles qui passent et qui semblent de plus en plus dessiner les contours d’une nouvelle course aux armements, mais propres cette fois-ci. On se souvient des formidables réalisations dans l’éolien ou le solaire en Chine par exemple, de la compétition que se livrent Américains et Chinois, de la spécialisation relative de certains Etats par rapport à d’autres (le Royaume-Uni dans les énergies marines, par exemple). Nous avions déjà parlé des investissements coréens dans les cleantech, cette fois-ci ils sont précisés, et ce sont 35 milliards de dollars qui financeront l’innovation verte d’ici 2015 (Cleantechies). Pour mémoire, la Corée est déjà le 4e pays qui a déposé le plus de brevets dans les technologies propres l'année passée.




L’objectif du gouvernement coréen est de réduire sa dépendance aux énergies fossiles, et de construire un futur ‘en vert’ pour ses habitants, le tout grâce à un cocktail d’initiatives privées et publiques. Le projet « Une Corée verte » avait été lancé officiellement à l’automne 2008, et avait à l’époque identifié 9 domaines clés pour le pays : énergie solaire et éolienne, LED, pile à combustible, etc. Chacun voit aujourd’hui précisés les axes de développement.

Dans l’énergie solaire, par exemple, le pays souhaite accroitre la capacité totale à 400 MW pour 2012, grâce à de grandes installations, mais aussi à l’installation de panneaux à domicile, et en milieu urbain (comme New York avait pu le proposer), avec 100 000 foyers reliés et l’ensemble des édifices publics. Les industriels locaux, deHyundai à Samsung, sont sur le coup.






Dans l’éolien, le but est d’atteindre les 1000 MW en 2012, avec, en prime, la construction de hub de fabrication, capables de livrer des composants variés aux marchés locaux comme à l’étranger, avec un objectif d’être le fournisseur de 10% des projets éoliens dans le monde à l’horizon 2020.

Du côté des transports, la Corée, qui comprend plusieurs constructeurs, comme Hyundai, ont opté non pas pour le tout-électrique, mais pour des voitures flexibles quant à leur mix de carburant, c’est à dire acceptant des niveaux variés de biocarburants. De quoi capter le marché des hybrides. Objectif : être l’un des 4 pays clés de la mobilité durable.

Le tout devrait générer un nombre d’emplois croissant (voir à ce sujet les perspectives d'emplois verts aux Etats-Unis), avec des estimations qui vont de 100 000 emplois verts en 2012 à plus de 950 000 en 2030. Voici un plan ambitieux, mais détaillé.


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Le solaire a la cote

mercredi 28 mai 2008

Du 27 au 29 juin, au bord du lac du Bourget, en Savoie, se déroulera la Manifestation internationale consacrée à l'énergie solaire : Solar Event. « Ce rendez-vous annuel incontournable est destiné aux professionnels du bâtiment et des énergies renouvelables comme au grand public. » Solar Event, c’est aussi deux temps forts :
le colloque international de l'EPIA (European Photovoltaic Industry Association) « sera accueilli par le Solar Event les 26 et 27 juin avec son assemblée générale annuelle. La fédération réunit plus de 95 % de l'industrie européenne du secteur ainsi que la plupart des majors d'Asie et d'Amérique » ;
Enerplan, l'association professionnelle de l'énergie solaire, « a fait le choix du Solar Event pour tenir son conseil d'administration et son assemblée générale. Elle ambitionne de réunir à cette occasion l'ensemble des associations nationales du photovoltaïque. »
Selon Innovation le journal, l’évènement sera l’occasion pour les professionnels du solaire « de réclamer aux pouvoirs publics la levée des obstacles réglementaires au déploiement de cette énergie en France ». D’après Eric Laborde, membre du conseil d’administration de l’Association européenne de l’industrie photovoltaïque, cette filière pourrait générer des dizaines de milliers d’emplois dans les années à venir.
D’ailleurs, une étude du cabinet Xerfi, « le parc de capteurs photovoltaïques devrait être multiplié par 11,4 entre 2007 et 2012, passant ainsi de près de 90 MW en 2007 à un peu plus de 1.000 MW en 2012. » Toutefois, Philippe Gattet, directeur d’études chez Xerfi, « tempère ses résultats en notant que cette puissance reste minime par rapport au parc éolien par exemple (près de 2.700 MW en 2007) ou par rapport aux capacités de production électrique standards comme les barrages hydroélectriques, les centrales au gaz ou nucléaires. » L’étude appuie sur le fait que :
la réglementation thermique qui devrait voir le jour d’ici 2010 impose aux architectes, constructeurs et urbanistes de réaliser des bâtiments plus autonomes en énergie ;
les incitations financières pour l’acquisition d’équipements «verts» sont nombreuses. On peut citer le crédit d’impôt de 50% sur l’achat du matériel ou encore la TVA à 5,5% sur les travaux d’installation dans les habitations construites il y a plus de 2 ans.
Le Worldwatch et l’institut Prometheus de Cambridge ont réalisé une étude confirmant le boom que connait le secteur mondial du solaire photovoltaïque. Cette étude montre que la production a augmenté de 51% en 2007. L’équivalent de la demande annuelle électrique de 3 millions de foyers, soit 9740MW depuis 1996, on été installés. L’Allemagne reste le leader mondial avec plus de la moitié des installations photovoltaïque mondiales. Le second pays en nombre d’installation est l’Espagne, ce qui représente 3% de la production mondiale. Les E-U voient une baisse de leur production photovoltaïque. Alors que la Chine a sextuplé sa production de cellules photovoltaïque en 2 ans.

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Energies renouvelables : la Russie s’y met enfin !

jeudi 16 septembre 2010




Tous les pays n’ont pas la même approche face aux technologies propres, notamment aux nouvelles sources d’énergie. Dans nos colonnes, nous évoquons souvent le cas des Etats-Unis, souvent pionniers, de la Chine, nouvellement intéressée mais dont la progression foudroyante laisse sur place les américains, des différents pays européens et de leurs atouts respectifs. La Russie, jusqu’ici, faisait figure de grande absente. Le géant eurasien a vécu longtemps sur les subsides des exportations d’hydrocarbures et de gaz naturel (notamment en direction de l’Europe), mais ceci pourrait changer (Cleantechnica).

L’actualité a peut-être joué un rôle dans la décision du gouvernement russe de construire sa plus grande ferme éolienne ainsi qu’une première centrale solaire.



La ferme éolienne sera localisée près de la ville de Yeisk, sur les côtes de la mer d’Azov, et devrait produire initialement 50 MW d’énergie à l’année, puis 100 MW à terme, grâce à un financement mixte du public et du privé de l’ordre de 200 millions de dollars, sous la houlette de Rostoveploelektroproekt.

Concernant la centrale solaire, celle-ci serait installée près de la station balnéaire de Kislodovsk, dans le Caucase Nord, et nécessitera un investissement d’un peu moins de 100 millions de dollars, dès 2011, pour une capacité de 13 MW.




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Smart grid européen : marché de 6,8 Mds d'euros d'ici 2016

vendredi 19 août 2011

Le marché européen du réseau électrique dit "intelligent" ou plutôt "communicant" devrait connaître selon GTM Research, une importante croissance au cours des cinq années à venir, les distributeurs d'électricité du vieux continent devant se conformer à des obligations strictes en matière d'efficacité, tout en intégrant au passage de plus en plus d'énergies renouvelables au réseau.

Le plus récent rapport du cabinet de conseil prévoit que l'ensemble du marché européen de la technologie du smart grid atteindra les 3,1 milliards d'euros en 2012, un montant amené à croître de 120 %, pour atteindre 6,8 milliards d'euros en 2016.



Le rapport de GTM Research, qui a pour titre The Smart Grid in Europe 2012 : Technologies, Market Forecasts and Utility Profiles donne un aperçu stratégique de la technologie, de l'économie et de la dynamique concurrentielle qui sous-tendent la croissance de cette région du monde. Il propose également une comparaison de l'évolution du marché européen avec celle des États-Unis, de la Chine et du Japon, et met en lumière les modèles d'intégration ou de mise à l'essai des sociétés de distribution d'électricité les plus actives en Europe, notamment EDF, ENEL, E.ON, GDF Suez, RWE, Iberdrola, Endesa, Centrica, Vattenfall, EDP, Dong Energy et Fortum.

« Un confluent de politiques progressistes, d'avancées technologiques et de besoins en électricité propulse le développement du smart grid en ce moment en Europe, » affirme Geert-Jan van der Zanden, auteur du rapport. « Nous prévoyons un déploiement intégré d'ici cinq ans dans cette région, qui conduira au développement des segments de marché du smart grid que sont le comptage évolué, l'automatisation de la distribution, l'intégration des énergies renouvelables, les véhicules électriques et les systèmes informatiques propres au domaine de l'électricité. »

Le rapport examine les marchés nationaux et les distributeurs d'électricité qui se retrouveront au cœur même de ce déploiement intégré.

« La plupart des marchés nationaux d'Europe en sont à poursuivre leurs objectifs en la matière, » ajoute M. van der Zanden. « Il leur reste encore à offrir leurs services au consommateur. La prochaine étape consiste à démontrer la valeur d'une gestion énergétique locale ou de la demande de réponse des appareils clients. L'engagement du consommateur est la variable clé du succès commercial du smart grid en Europe. »



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« Fer le propre, ça ne coûte pas grand chose ! »

mardi 6 janvier 2009

En voilà une très bonne idée ! Pour un peu, ce serait presque la pierre philosophale des cleantech, ou comment faire du propre à partir du sale. C’est un article de The Economist qui nous raconte comment une équipe de recherche sino-américaine a réussi à utiliser la ferraille, celle qui finit dans les décharges ou dans la nature et dont on ne sait jamais quoi faire, pour dépolluer l’eau usée émanant des industries les plus lourdes (pharmacie, pétrochimie, textile).
C’est un enjeu majeur pour nos sociétés qui consomment de l’eau en quantité, à titre d’exemple, il faut environ un litre d’eau pour produire une calorie d’aliment, et chaque américain consomme en moyenne 600 litres d’eau par jour.
La technique imaginée par Wei-Xian Zhang, de l’Université Lehigh en Pennsylvanie, et Luming Ma de la Tongji University à Shanghai, est simple à comprendre en plus d’être « propre ». On utilisait déjà de la poudre de fer pour retraiter les eaux industrielles. Mais personne n’avait songé à utiliser de la ferraille en quantité pour procéder à la dépollution de ces eaux. Au lieu de faire circuler l’eau usée dans une série de réservoirs contenant des agents chimiques dépolluants, l’idée est de faire passer les eaux usées à travers la ferraille. Les agents chimiques des eaux usées sont alors attirés par le fer, échangent des électrons qui rendent ces mêmes agents dégradables (le fer s’oxyde à ce moment-là), donc nettoyables plus facilement.
L’avantage de cette technique réside évidemment dans son coût : la ferraille ne coûte presque rien, et on la trouve en quantité dans les pays en développement. En Chine par exemple, le kilo de ferraille coûte 0,2 dollars, contre plus de 100 dollars pour un kilo de nano-particules de fer. Le calcul est vite fait ! La ferraille peut être utilisée 2 ans avant de perdre ses qualités, mais peut également être amélioré par un traitement au chlorure de cuivre, qui rend le prix du fer à peine plus cher de 0,05 dollars par kilo.
Les résultats sont épatants, avec un taux de dégradation du nitrogène de 13 à 85%, de 44% à 64% pour le phosphore et de 52% à 80% pour les colorants et teintures. Une première unité de retraitement expérimentale traite déjà 60 000 mètres cubes d’eau à Shanghaï, une ville où les industries polluantes sont légion. Plusieurs municipalités chinoises ont donc invité les Dr. Wang et Ma à venir concevoir d’autres unités de ce type.
Une très belle idée, particulièrement pour les pays en développement, peut-être pourrait-on également y songer en Europe ?

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Pénurie d’eau, conservation et dessalement de l’eau de mer (1/2)

mardi 11 mars 2008


La journée mondiale de l'eau a été l'occasion de rappeler le grave problème d'eau que nous vivons et que nous allons vivre.

De plus en plus d’articles sont consacrés à la pénurie d’eau à venir, pour de multiples raisons : réchauffement climatique, urbanisation croissante, développement de l’agriculture intensive, pollution des nappes phréatiques, développement des biocarburants, etc.


L’impact du réchauffement climatique devrait être important, bien sûr, que l’être humain en soit la cause ou non. Je suis tombé l’autre jour sur une carte qui, si je l’ai bien compris, montre que le réchauffement climatique va avoir un impact sur le débit d’eau dans les différents pays. On remarque sur la carte que l’eau va devenir un enjeu croissant en Europe et dans certains autres pays.


Mais le réchauffement climatique, en élevant le niveau des mers (le Giec prévoit la montée du niveau des mers de 14 à 44 cm en 2100), pourrait aussi diminuer l’eau douce : la mer pourrait venir saler l’eau douce, la rendant inconsommable.

Nous assistons à une augmentation des annonces inquiétantes.

En novembre 2007, le ministre des Ressources en eau chinois, a annoncé que la Chine était en proie à une pénurie d'eau s'élevant à près de 40 milliards de m3 par an. Selon lui, cette pénurie était principalement due au réchauffement climatique. Selon l’American Water Works Association, une association spécialisée dans ce problème, les Etats-Unis pourraient entrer en crise si rien n’est fait. La Californie est en difficulté.

Il ya quelques jours encore, dans le cadre du Conseil informel « Environnement » de Lisbonne, consacré à la pénurie d'eau et les sécheresses, un rapport de la Commission européenne indique que la consommation d'eau dans l'Union européenne pourrait être réduite d'environ 40 %.

En France, selon un sondage pour ethicity, le problème de la pénurie d’eau est le deuxième thème de préoccupation des français, derrière le réchauffement climatique.

Parmi les solutions évoquées, il y a la récupération d’eau de pluie, la conservation de l’eau, le dessalement. A suivre…


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Le Japon mise sur les technologies propres pour doper ses exportations

samedi 13 septembre 2008

Fujio Mitarai est devenu le meilleur allié japonais d'Al Gore. Le président du Keidanren, syndicat patronal des entreprises japonaises, accole désormais l'objectif écologique aux visées industrielles de l'Archipel. A la veille du sommet du G8 de Toyako, dans l'île préservée d'Hokkaido, ce proche du premier ministre Yasuo Fukuda s'est même fendu d'une tribune dans Time intitulée «Comment refroidir la planète». Avec ce sous-titre: «Le Japon a la technologie et la volonté de diminuer ses émissions polluantes. Le monde doit en prendre note.»

Révolution? «Non, réalisme et opportunisme», reconnaît Masami Hasegawa, le monsieur environnement du Keidanren. Car l'équation est simple. Redevenue atone ou presque, avec 1% de croissance envisagée pour 2008 - contre 2,1% en 2007 -, l'économie nipponne, dont le marché intérieur est saturé et structurellement déprimé, doit doper ses exportations. Or l'une de ses forces, en ces temps de lutte contre le réchauffement climatique, est son avance en matière de technologies plus respectueuses de l'environnement.

Un grand virage, réduire le gaz carbonique

Les voitures hybrides japonaises sont parmi les plus performantes, grâce aux efforts conjoints des deux géants Toyota et Honda. La sidérurgie a elle aussi pris le grand virage vert: le conglomérat Nippon Steel, premier producteur d'acier japonais, a développé une technologie pionnière de nettoyage du charbon. Et des études, citées par Fujio Mitarai dans Time, montrent que si la production d'acier mondiale respectait les standards japonais, la réduction consécutive d'émissions de CO2 équivaudrait à la pollution atmosphérique annuelle générée par l'Archipel.

Le reste est affaire de statistiques. L'Asie orientale et l'Inde, poumons de la mondialisation, comptent parmi les régions les plus polluées du globe. D'où la vision d'un Japon essaimeur de technologies «vertes» à travers la région. Quitte à amorcer la pompe par des crédits publics.

Depuis 1999, les autorités de Tokyo ont accordé près de 7 milliards de dollars de prêts à la Chine pour financer des projets industriels «propres». Plusieurs déchetteries de métropoles chinoises sont gérées par des entreprises japonaises de recyclage. Le développement de la capacité nucléaire chinoise - qui sera multipliée par six d'ici à 2020 - voit aussi le Japon y prendre une large part. Le groupe Toshiba a signé pour quatre réacteurs de dernière génération sur le continent. A trois milliards de dollars l'unité.

Aider l'Asie

«Nous pouvons aider l'Asie à opter pour une économie faible en carbone», affirme Ichiro Kamoshita, le ministre nippon de l'Environnement. Soit un objectif politique majeur pour la deuxième puissance économique du monde, dont les relations avec l'Asie-Pacifique restent minées par le poids du passé.

Pays hôte du Protocole de Kyoto dont le remplacement, après son expiration en 2012, a fait l'objet d'âpres débats au dernier G8, le pays du Soleil-Levant mise aussi sur l'effet vitrine. Actuellement, le Japon est en tête des pays industrialisés pour ses efforts de réduction d'émissions, même s'il reste en retard sur les objectifs de Kyoto. Pour les respecter, l'archipel devra émettre en 2012 6% de carbone en moins qu'en 1990. Or il en émet aujourd'hui 7% de plus.

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Mobilité et voiture électrique en Chine à l'occasion du salon de Shangaï

mercredi 3 août 2011

L'Observatoire du Véhicule d'Entreprise a profité du salon de Shangaï pour aller voir comment les chinois traitaient les questions de mobilité et où ils en étaient du véhicule électrique. Ce reportage fait tomber bien des idées reçues qui sévissent encore dans nos pays. Travail, Innovation, Copie, Enthousiasme sont les quatre pattes du dragon chinois. Nous sommes bien loin du pousse-pousse de Tintin et le Lotus Bleu ...



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Des éoliennes qui « voient » le vent venir

jeudi 4 février 2010

L’innovation dans le secteur de l’éolien bat toujours son plein ! Après les différentes possibilités de miniaturisation (de l’éolienne à domicile jusqu’à l’éolienne USB !), les records de taille (avec la plus grande éolienne du monde ou le projet géant des Trois-Gorges en Chine) et les recherches techniques (avec la « collerette » pour amplifier les vents reçus ou le premier modèle d’éolienne flottante), c’est désormais une sorte d’œil que vont arborer les turbines (Cleantechnica).

La technologie LIDAR, développée par Riso DTU (au Danemark) permet aux nouvelles turbines de « voir » le vent avant qu’il n’arrive, et de se mettre en branle conséquemment. Un anémomètre (qui mesure la vitesse ou la pression du vent) qui fonctionne grâce à un laser est fixé dans le rotor, ce qui permet à l’éolienne d’identifier les rafales de vent et leur direction.


Résultat : la production d’énergie est optimisée et les turbines fonctionnent plus longtemps. Selon Lars Fuglsang, directeur scientifique de LM Glasfiber, « la système LIDAR peut être utilisé pour optimiser la réaction des pâles à l’irrégularité des vents. Il est donc possible de fabriquer des pâles plus grandes, ce qui accroît le rendement par éolienne et donc la compétitivité de l’éolien ».


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